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samedi 17 janvier 2026

Les gens..., Agnès Martin-Lugand

Les gens heureux lisent et boivent du café, Agnès Martin-Lugand

Pour commencer, je doit avouer et me rendre à l’évidence qu’il me faut absolument cesser de lire les avis lecteurs avant de me pencher et d’entamer une lecture. Certains avis, les négatifs, sont fortement injustes. Pas nécessairement envers l’auteur, et dans le cas présent sur les dénigrements prononcés envers l'histoire qui pour certains ne tient pas la route ! Vous l'aurez compris, je ne suis pas d'accord. Plus un ouvrage est dénigré, plus j'ai envie de le lire ! Esprit de contradiction ? Peut-être !

Elle s’appelle Diane... ils s'appelaient Colin et Clara

Quant au détour de la vie tout bascule, on peut être tenté de tout quitter pour chercher à se retrouver, ou du moins pour retrouver des repères. Sauf qu’il n’est pas aisé de retrouver ceux qui ce sont effacés, quoi que l’on fasse, il ne sont plus là.

Face à l’hécatombe, chacun réagit à sa manière, les uns sont anéantis sans plus aucune force, d’autres seront plutôt dans la bataille pour vaincre le « mal » qui les ont transpercés, d’autres encore pleureront toutes les larmes de leur corps jusqu’à ce que l’œil asséché n’en a plus à verser. 

Ici, Diane après avoir végété et s’être cloisonnée dans la noirceur que lui procure le drame s’écarte de tout : « La pénombre était ma meilleure amie ». Pour surmonter ce qui met à plat sa vie autant que sa personne, elle décide de s’exiler loin, très loin, quoi de mieux qu’une île. Pour ce faire, elle opte pour petit patelin en Irlande. Son meilleur ami, Félix, ne croit pas un instant qu’elle en est capable et est persuadé que ce n’est pas la bonne méthode pour revivre, surtout lorsqu’on a tout perdu : « je ne te donne pas deux jours. Tu vas revenir toute penaude et tu me supplieras de t’emmener au soleil ». Il n’en sera rien !

Comme elle est incapable de choisir où aller, où trouver un point de chute, elle décide de s’en remettre au hasard, les yeux fermés elle pointe la carte devant elle : « Le hasard avait choisi le plus petit village possible, l’écriture était à peine lisible sur la carte. « Mulranny ».

Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous épargne une recherche. Mulranny est une ville du comté de Mayo en Irlande. La plage de Mulranny se compose d'une étendue de sable de bonne taille soutenue par des galets et des rochers (source Nature Photographie).

Ce que j’en pense...

Dans les premières pages, j’ai eu un peu de mal à me lover dans l’histoire. Le drame traversé par Diane était trop prenant pour moi. Après plusieurs années en possession de l’ouvrage, il m’a fallu attendre ma troisième tentative pour enfin parvenir à le lire dans son entier. À partir de là, je l’ai lu d’une traite sans aucun arrêt ou coupure longue.

Je le dis souvent, les lectures trouvent écho ou non suivant notre état d’esprit. Quand un livre ne passe pas, ce n’est pas nécessairement qu’il n’est pas bon, souvent c’est dû à notre état d’esprit qui n’est pas en adéquation avec le sujet/l’histoire pour moult raisons. La preuve, j’étais réticente avec celui-ci, et finalement je suis ravie de l’avoir lu, mais surtout de l’avoir apprécié.

L’histoire, les personnages, l’environnement, tout est attachant. Les émotions sont au rendez-vous aussi bien la tristesse que la tendresse, l’amitié et l’amour, les colères et les sentiments, la complicité et parfois l’hostilité. Mon seul bémol (qui n’en est pas vraiment un) est que j’espérais une autre fin quelque peu différente. Mais, n’est-ce pas ce qu’il y a dans le suivant une continuité avec « La vie est facile, ne t'inquiète pas » d’après ce que j’ai compris. Et ça tombe bien, j’ai aussi ce titre dans ma PAL.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas révéler le contenu. L’écriture est bien maîtrisée, le déroulé ne fait pas pleurer dans les chaumières, même s’il s’y trouve de forts passages d’émotions intenses.

Mais, sans hésiter, si votre mental est en phase, lisez-le ! Et pour ceux qui n'ont pas la chance de lire l'ouvrage, il existe en version audio.


Quelques phrases relevées au cours de ma lecture :

- Je voulais dormir, le sommeil me ferait oublier.

- L'odeur sucrée me tira quelques larmes d'un réconfort morbide.

- La pénombre était ma meilleure amie.

- Certaines choses ne changaient pas, comme ma technique pour faire mes valises.

- Tout le monde comprend ce que tu endure. Mais, ce n'est pas une raison pour t'éteindre. Ça fait un an qu'ils sont partis, il est temps de vivre.

- Je faisais tout pour réintégrer le monde des vivants et ne plus sombrer dans des délires paranoïaques.


Marie BARRILLON

 

Informations sur le livre :

Titre : Les gens lisent et boivent du café

Auteur : Agnès Martin-Lugrand

Éditions : Michel Lafon (ISBN 978-2749919980)

Format poche : ISBN 9782266300872

Format Kindle : ISBN 9782749919997

Format Audio : ISBN B0C69NP624

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