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mercredi 20 mai 2009

Le camion électrique

« La journée passa mais pas la douleur. Elle se trouva une place et s’installa, profondément, s’occupant de tout. Pas la peine de lui montrer le chemin, elle était ici comme chez elle. D’ailleurs, elle y était, chez elle. N’est-ce pas la Raison qui lui avait donné les clés de la maison ? »
Extrait du livre

LA PANNE…


Quelle idée saugrenue pourrait-on dire au premier abord. Inventer un camion dont les batteries se rechargent à l’énergie solaire par le biais de capteurs ou au pire par l’énergie électrique. Un camion certes écologique, faisant grand bien à la planète. Mais encore faut-il ne pas tomber en panne de batterie sur le bord d’une route déserte au pied d’une côte, où personne ne passe jamais hormis les habitants d’un village venant de l’autre versant.

Une route où la première prise de courant bienfaitrice n’est pas à la porte à côté et que vingt-quatre heures de soleil ne permettent de faire avancer le camion que d’un mètre en tout et pour tout. Un seul petit mètre par jour…une éternité à ce train là !

Mais Julien ne désespère pas, trouvant ses aises dans l’attente parce qu’on « ne définit pas l’attente lorsqu’elle est prometteuse. »
Le village n’est pourtant pas loin. Un petit kilomètre, donc tout proche s’il n’y avait pas eu cette côte.

Alice prend son mal en patience, elle en a bien besoin. Elle se rend au village. Elle est sûre d’y arriver rapidement à pied. Et puis, ça occupe et permet de rapporter de quoi s’alimenter. Elle trouve le village à son goût, remarquant même, qu’il est grand, et qu’il y a tout ce qu’il faut. Rien n’y manque, pas même l’herboristerie. Elle visite l’église allant jusqu’à allumer un cierge pour son Julien qui attend de l’autre côté de la côte. Après tout, elle a tout son temps. Un mètre par jour ! Une petite joie ce village pour Alice, dans cette situation incongrue.

PEUT-ETRE Y AURAIT-IL UNE SOLUTION PAR TEMPS DE PLUIE…


Pendant qu’Alice se rendait de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps au village, pomponnée et parfumée, Julien cherchait toujours sa solution au problème insoluble auquel il était confronté. Lorsque les nuages s’amoncelèrent laissant s’échapper leur trop plein d’eau sur le paysage, Julien observait, dépité ce spectacle qui coupait court à tous ses espoirs de pouvoir recharger les batteries pour avancer le camion de son mètre quotidien.

La pluie tombait, tombait et chaque goutte décourageait Julien. Un escargot courageux avançait tranquillement sur le capot. Julien extrapola tout un stratagème impossible à réaliser, à la vu de cette petite créature bien valeureuse.

Et lorsque la fois en son invention l’abandonnait, toutes les idées lui passaient par la tête mais aucune pour son camion. Puis, l’inondaient les questions existentielles sur la vie en général et la sienne en particulier, « quelle réussite ? Arriver au terme d’un projet, était-ce forcément le réussir ? Ne fallait-il pas savoir abandonner, parfois ? »

ET S’IL N’Y AVAIT  PAS DE SOLUTIONS POSSIBLES !


Et si cet échec leur permettait d’accéder à un équilibre de vie. Depuis le début de cette panne, Julien et Alice vivaient à petite vitesse, prenant leur temps, certes par obligation mais ils le prenaient et vivaient d’une tout autre manière.

N’était-ce pas mieux d’apprendre à se poser pour vivre plus sereinement ? Pendant qu’Alice était toute la journée au village pour travailler, Julien découvrait les habitants du village qui venaient le voir. Il faisait ainsi toutes sortes de rencontres. Les unes agréables, les autres surprenantes, puis les amicales ou encore les curieuses.

Mais, pendu à son rêve Julien ne voyait pas plus loin que cela, se sentant même presque comblé. Jusqu’au jour où…
De questions en remise en questions Julien se réveille.
Et si la vie était ailleurs ?

Une belle histoire que l’on pourrait bien prendre pour une leçon par certains côtés. Julien et son rêve, Alice et son besoin de vivre, Camille et son air presque immature. Et dans tout cela beaucoup de tendresse, d’humour aussi, de réflexion parce que parfois il faut savoir se poser les bonnes questions et ici on s’en aperçoit avec évidence. On passe de bons moments à sourire mais aussi à sentir le cœur battre au rythme des personnages. Un vrai plaisir que de se laisser emporter à bord du camion.


L’auteur nous fait rire et sourire.
Il nous offre aussi beaucoup d’émotions et de réflexions.
Les chapitres sont court ce qui évite la lassitude.

Marie BARRILLON

 
Informations sur le livre :

Titre : Le camion électrique
Auteur : Alain Galindo
Editions : Editions Volpilière
ISBN 13 : 9782917898062
Prix : 14,00 euros

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