Chroniques, entretiens, articles... de Marie BARRILLON (Auteur). Ici, je n'ai pas pour but de juger les styles d'écriture des uns et des autres, je partage mon ressenti sur les livres lus que je chronique, ce qui m'a plu, parfois déplu. Ce sont donc des avis personnels de lectrice.
Merci pour vos visites et vos commentaires.
"Retour aux racines"
semble s’inscrire dans la lignée de mes ouvrages précédents, avec une signature
émotionnelle et introspective, centrée sur les relations humaines et la
résilience face aux blessures du passé.
L’histoire promet une exploration sensible des
dynamiques familiales, un thème universel qui résonne profondément. Le cadre,
avec une vieille propriété familiale en Provence, apporte une dimension presque
intemporelle et chaleureuse qui contraste avec les tensions et les silences des
personnages. Ce décor rural, loin de l’agitation des villes, semble idéal pour
ancrer une réflexion sur les racines, au sens littéral comme figuré.
Le personnage
d’Alexandrine, en quête d'un refuge après une séparation douloureuse, est
immédiatement attachant. Son retour dans la maison de son enfance, auprès de sa
grand-mère, malade et âgée, pose les bases d’une histoire riche en émotions, où
le passé et le présent se confrontent.
Les frères
fâchés, forcés de se retrouver par les circonstances complète l'ensemble tout
en ajoutant une tension dramatique intéressante. La question de la
réconciliation, face à des rancunes et des blessures profondes, promet des
moments de confrontations intenses, mais aussi des opportunités de rédemption et
de pardon, des thèmes qui me sont chers.
Le synopsis
offre la promesse d’une "lente guérison" à travers une narration
patiente, qui prend le temps de laisser les personnages évoluer, affronter
leurs vérités et reconstruire leurs liens.
La grand-mère
offre une figure matriarcale affaiblie, ajoutant une urgence émotionnelle qui
par son affaiblissement est le catalyseur qui oblige les personnages à dépasser
leurs conflits avant qu’il ne soit trop tard.
Les thèmes de la compassion, du pardon et de l'amour inconditionnel sont puissants et universels, avec ma plume souvent sensible, qui cherche à transmettre une profondeur émotionnelle (comme dans "Hors des apparences"), pour leur donner une intensité vibrante.
"Retour aux racines" a tout pour être un ouvrage touchant et universel, qui
parlera à ceux qui ont connu des fractures familiales ou cherché à se
reconnecter à leurs racines. Le mélange de tendresse, de résilience et de
confrontations émotionnelles, dans un cadre provençal évocateur, promet une
lecture captivante.
Faites-en
votre lecture du moment qui pourrait bien combler certains vides, apaiser
quelques peines, redonner des couleurs à votre quotidien.
« Hors des apparences » évoque divers thèmes
de la quête spirituelle à l’introspection en passant par des questionnements et
la réflexion sur soi.
Clémence est, sans vraiment le savoir, en quête de vérité
intérieure tout en cherchant à comprendre le sens profond de l’existence,
notamment quant à sa propre vie. Dans un monde où la déconnexion pose problème,
elle ouvre sa conscience à son moi profond. À force d’accorder trop d’importance
pour les autres, on s’en oublie soi-même.
Ce roman met en exergue
certaines vérités, parfois oubliées ou laissées de côté, entravant les perceptions
et la subjectivité de l’être. Cette histoire est polarisée sur une
communication verbale entre soi et sa conscience qui se veut profondément
introspective, révélatrice et regorge de dialogues intérieurs.
Comme souvent, ce roman est écrit avec émotions,
explorant le bien ou non de la solitude et ses raisons pas toujours légitimes, l’importance
de la résilience dans notre reconstruction personnelle après des bouleversements
mal appréhendés, les relations humaines nécessaires, et même indispensables
plutôt que l’isolement.
Tous les défis de la vie peuvent être surmontés, rien n’est
figé.
Quand tout reste en ruine, c’est parce qu’on ne cherche pas comment faire
pour (se) reconstruire. On ne reconstruit pas sur des cendres, mais tout peut
être à rebâtir pour peu qu’on sache où regarder.
Si cet ouvrage peut aider quelqu’un à se reconnecter
et à retrouver le sens de la vie, alors j’aurai réussi mon objectif !
Quand deux âmes
blessées se retrouvent face à face, ici Laurinne et Gabriel, au lieu de rester
dans le superficiel des relations et du monde qui les entoure, un lien
invisible au premier abord les pousse à s’entraider. Il pourrait les mener à
une guérison pour l’un comme pour l’autre.
Les thèmes
évoqués :
Chaque rencontre dans l’existence
émane d’une connexion, et parfois elle est si sincère qu’elle peut être un
moteur pour faire face aux épreuves et autres aléas de la vie.
J’ai opté pour une écriture sensible et introspective qui permet de mettre en lumière les émotions les plus importantes et les pensées intérieures les plus profondes de mes personnages. Tout en fluidité pour que les lecteurs puissent s'immerger pleinement dans l'univers émotionnel de l’histoire.
Résilience,
reconstruction, profondeur des liens humains, guérison émotionnelle qui mettent
en avant l’aptitude des personnages à se relever suite à des épreuves difficiles
grâce à la bonne personne rencontrée.
De cette rencontre peut en découler des
liens forts, mais surtout authentiques qui conduisent à une réelle
compréhension mutuelle où parfois même les mots ne sont pas nécessaires pour
guérir les maux « Comme si un petit ange
s’était placé au-dessus de leur âme pour orchestrer cette rencontre inattendue,
puis les guidait l'un vers l'autre à travers les sinuosités de la vie. »
Réapprendre à vivre est un roman poignant qui offre une réflexion profonde sur la capacité humaine à guérir et à se reconstruire grâce à des connexions sincères.
Il séduira les lecteurs en quête d'histoires émouvantes et inspirantes sur la résilience et l'amour. Ce roman s’adresse à tous ceux qui ont un jour été brisés, et qui croient encore malgré tout à la magie des rencontres sincères.
"Bien souvent,
elle se demandait si un seul homme au monde pouvait correspondre à l’idée
qu’elle se faisait de l’homme idéal. Son idée était bien particulière, complexe
et pleine d’exigence. De ce fait, elle était rarement partagée. A cette
question chaque femme témoigne de sa propre perception. De ces propres désirs
aussi. Invoquant d’innombrables indications et avis plus ou moins logiques,
légitimes, mais aussi parfois farfelus.
Elise, elle, avait ses
propres convictions sur ce sujet où tant d’avis divergent, tant de points de
vue diffèrent, sans pour autant croire que ses convictions soient les
meilleures. Ce sont les siennes c’est tout. Tout est très net dans son esprit.
Les qualités ne doivent pas être exagérées et les défauts, s’ils ne sont pas trop
prononcés, sont des à côtés pas forcément primordiaux. Personne n’étant
parfait.
Pour elle, l’homme
idéal c’est celui qui, lorsqu’on le quitte le matin nous envahit d’une envie
folle et tenace d’être déjà le soir pour le retrouver enfin. C’est celui que
nous pourrions appeler trente fois par jour sans jamais nous lasser, juste pour
entendre le son de sa voix qui nous étonne chaque fois par sa teneur, sa
douceur, son enthousiasme, tout en nous comblant de bonheur et qu’il nous
affirme qu’il n’attendait que cet appel pour ensoleiller son ciel, ou bien
qu’il allait lui-même appeler parce qu’il ressent un manque quant à la femme
qu’il aime et que son cœur transpire d’amour impossible à partager avec
n’importe qui d’autre qu’elle.
C’est celui qui chaque
fois qu’il nous prend la main, c’est comme un éternel recommencement. Une
première fois à chaque fois. Comme la première rencontre qui se reproduit
constamment dès qu’on le voit. Le premier baiser qui renaît comme une
redécouverte constante. La première chaleur qui envahit encore et encore. Un
frisson qui nous parcourt, similaire au tout premier, toujours unique et qui
nous surprend à chacun de ses retours. Une multitude de surprises qui
s’instaure sans qu’on ait besoin d’y réfléchir vraiment. Sans qu’on ait besoin
de chercher. C’est là.
C’est présent à chaque instant. Cet homme, c’est celui
qui sans nous faire l’amour, nous transporte au nirvana à bout de bras et de
tendresse, d’amour et de délicatesse. Il est la porte qui s’ouvre sur une
nouvelle naissance sans heurt. Il est le coup de vent inattendu qui balaie
toutes les vieilles déceptions, les incertitudes, les colères. Il est la
beauté, même dans la laideur. La joie, même dans la peine. Le brin de gaieté au
détour des tristesses. Il colle un sourire indélébile sur notre visage dès le
premier regard. Il prend nos larmes dans ses mains et les étale sur son cœur
pour qu’elles sèchent à l’abris des regards indiscrets. Il murmure à notre
oreille les mots de réconfort que lui seul est capable d’apprivoiser au moment
opportun et les prononcer pour nous apaiser. Lui seul est en mesure d’inventer,
de doser pour nous restituer notre bien-être.
Cet homme, c’est aussi
celui qui peint notre univers de toutes les couleurs gaies et chatoyantes dans
un savant mélange que seul l’amour peut apporter. Il en abolit le noir parce
qu’il rime trop souvent avec désespoir et qu’il ne veut nous voir qu’heureuse.
Belle dans le bonheur qu’il donne sans compter. Qu’il réinvente à chaque
occasion. Sans même le savoir lui-même.
Il est celui qui même
après vingt ans de galère à marées hautes et de repos à marées basses nous
avoue encore du fond du cœur qu’il nous aime à en mourir, parce que sans celle
qu’il aime il ne peut pas y avoir de continuité dans la vie, pas d’avenir. Pas
de devenir. Pas de saveur nouvelle.
Il est là à essuyer
notre nez lorsque, après l’éclatement d’une peine indicible nous avons trop
pleurée seule et que le total de nos douleurs devient trop pesant. Il est celui
qui nous donne son avis quand on en a besoin avec un plaisir évident et qui se
tait en observant dans le respect du silence nos actions lorsque nous les
souhaitons solitaires sans pour autant être loin de lui. Non au contraire, être
tout près. Là, presque collée à sa peau en permanence. Etre scellée à lui
invisiblement. Cœur contre cœur. Peau contre peau. Main dans la main. L’amour
au pluriel. Les sentiments… Les sentiments plus forts que tout.
Il est jaloux, juste un
peu mais pas trop pour ne pas tout empoisonner. Ne surtout pas empoisonner cet
amour qu’il partage avec cette femme en le conjuguant à tous les temps si
facilement parce qu’il ne peut pas en être autrement. Parce qu’avec lui tout est
devenu si facile. Presque transparent. D’une beauté sans maquillage. D’une
réalité visible. Puis, il est celui aussi qui se met devant nous pour
réceptionner tous les coups bas de la vie. Toutes les déceptions soudaines.
Tous les travers dangereux. Tous les fossés qui surgissent de manières
inopinées. Il est constamment sur ses gardes pour nous protéger, nous épargner
autant que possible de sa force parfois incertaine. Ce n’est pas grave, le
geste est là. Il n’est pas non plus superman, n’exagérons pas. Mais il est tout
de même notre héros dans notre histoire bordée d’éternité scintillante. Notre
héros dans cette réussite tellement désirée.
Face à l’inconnu, il se
veut rassurant, il fait tout ce qui est en son pouvoir pour nous en persuader.
Que la confiance perdure entre nous est son cheval de bataille. Il prend toute
la vie à bras le corps pour notre bonheur commun. Il se soigne et nous soigne
de tous les maux, petits ou grands. Il nous caresse en permanence même si ce
n’est qu’avec les yeux. Parce que oui, ses yeux voyagent sur notre visage, il
en connaît les moindres reflets. Les plus petits traits. Toutes les courbes.
Toutes les facettes. Tous les changements tour à tour gais ou tristes. Notre
regard est sa lumière. Nos mains, il les tient tendrement ne serait-ce que par
l’esprit. Par le cœur. Par la pensée. Par l’amour.
Pour lui, tout ce qui
est sa femme est source de voyage enchanteur. Un apaisement constant pour le
cœur. Un bonheur permanent. Une passion continuelle. Il est à l’affût de ses
voyages, qu’il espère éternels. Il fait en sorte qu’ils le soient. Notre
présence simplement suffit à le rendre heureux. Notre absence contribue à le
rendre toujours plus amoureux. Il nous aime et sa sincérité est évidente. Ses
sentiments sont pleins de pureté, sans noirceur, sans questions qui dérangent
ou qui n’auraient pas lieu d’être, sans reproche mal placé.
Finalement, après
l’énumération des points concernant l’homme idéal, Elise en arrivait à supposer
qu’il n’existait pas ou bien il devait être trop éloigné et inaccessible.
Autant chercher une aiguille dans une motte de foin. Et encore ce serait bien
plus facile de parvenir à la trouver, elle. Plus évident."
Extraits des chapitres XIII et XIV de mon prochain roman... "Elles : le chemin des révélations"
Jayny était secouée par tout ce qu’elle venait d’apprendre. Et surtout écœurée de ce que certains êtres étaient capables de faire pour l’argent, par amour ou simplement par méchanceté. Elle ne regrettait pas de ne pas connaître son père biologique. Par contre, elle regrettait que sa mère soit partie après toutes ces années de souffrance. Elle se trouvait affreusement bête et indigne. Elle aurait dû lutter au lieu de fuir lorsqu’elle pouvait encore le faire.
Elle réalisait combien la douleur de sa mère avait dû être lourde depuis son départ. Elle s’en voulait, mais elle ne savait pas tout cela. Elle admettait que parfois elle était extrêmement butée, trop butée, là en était la plus grande preuve. La vie est peuplée d’épreuves dont il faut tirer les leçons à bon escient afin de ne pas reproduire ces mêmes erreurs. Certes, l’erreur est humaine, mais lorsqu’on la reproduit sans en avoir tiré les leçons, elle n’est autre que de la bêtise !
[...]
- J’ai voulu aller à l’appartement de mes parents…, lâcha Jayny à travers ses sanglots.
- Et ? interrogea Jessy constatant que son amie s’arrêtait là.
- Et je n’ai pas vu l’appartement parce que j’ai rencontré la meilleure amie de ma mère, Gaby. J’ai passé un long moment avec elle. J’ai souhaité qu’elle me parle d’eux. J’avais besoin de comprendre pour reconstituer certains éléments de mon passé. Comprendre pourquoi ils m’avaient tout laissé alors que les ponts étaient coupés entre nous depuis quelques années déjà. Comprendre pourquoi l’entente avait été impossible entre nous. Savoir qui ils étaient dans le regard de quelqu’un d’autre. Eclaircir les zones d’ombres de mes années avec eux. Mettre des mots sur nos difficultés. Des mots pour finalement parvenir à accepter les maux qui m’incisent toujours.
Gaby m’a alors tout raconté. C’est la pire histoire qu’il m’est été donné d’entendre, et je me trouve au centre. Quelque part, j’en suis même responsable… involontairement… mais, responsable quand même !
- Comment ça responsable ? Je ne peux pas le croire ! Raconte-moi… enfin… si seulement tu le souhaites. Mes oreilles sont "à toi", elles sauront faire preuve de secret et de discrétion au nom de notre amitié.
- Je sais, Jessy, mais c’est… terrible !
- J’imagine, oui, pour que cela te mette dans cet état sans dessus dessous !
Jayny commença à raconter toute l’histoire que lui avait rapportée Gaby. Régulièrement elle s’arrêtait, pleurait, puis reprenait son récit. Jessy restait attentive, mais silencieuse de peur que son amie n’aille pas au bout de l’histoire. Aller au bout était, à son avis, une nécessité indispensable.
Elle était consciente que son amie avait besoin de se vider de ce trop-plein dévastateur. Parler n'efface rien, néanmoins cela apaise parfois les brûlures immédiates. Un peu comme un baume que l'on appliquerait sur une plaie. Quand Jayny eut achevé son récit, Jessy respecta quelques instants le silence qui prenait place. À vrai dire, elle ne savait pas vraiment que dire. Elle avait conscience de l'immense peine que ressentait son amie, mais ne trouvait pas les mots. Y en avait-il au moins ?
Jayny gardait le regard planté au sol. Elle avait honte de ce père. Elle releva la tête et tout en fixant son regard dans celui de Jessy, lui dit :
- Je ne suis pas comme lui, je te le jure !
- Jayny, bien sûr que tu n'es pas comme lui. Tu n'as pas à te justifier.
- Oui, mais quand même ! Il était horrible !
- C'est vrai... Je ne te dirai pas le contraire.
- Je ne veux pas devenir comme ça ! lâcha la jeune femme.
- Tu ne le deviendras pas ! affirma Jessy.
- Ah oui ! Et qu'est-ce qui te fait dire ça ? Comment peux-tu en être sûre ? Et si c'était héréditaire, hein !
- Quand bien même ce serait héréditaire, tu ne risques rien puisqu'il n'était finalement pas ton père biologique.
- C'est vrai. Je ne suis même plus capable de penser intelligemment ni rationnellement. Remarque, l'autre ne vaut pas mieux ! conclut-elle laissant une nouvelle fois ses larmes inonder son visage.
Dans un élan de tendresse, Jessy la prit dans ses bras pour la réconforter. La douleur de son amie lui déchirait les entrailles. Elle supportait difficilement de voir les gens pleurer, et lorsqu'il s'agissait de personnes qu'elle affectionnait particulièrement, c'était pire encore.
En cet instant où elle se savait d'une grande vulnérabilité, Jayny se laissait porter par la force de Jessy.
- À ma mère. Envie de ta tendresse pour m’épanouir dans un sourire enfantin. Celui qui fait penser à l’éternité du bonheur dans l’innocence sacrée qu’est l’enfance.
- À mon père. Envie de rêver en douceur aux creux de ses bras, partager sa chaleur tendrement. Sa chaleur, celle du temps d’avant. Et que mes baisers silencieux atteignent son cœur pour toucher sa sensibilité.
- Aimer est une évidence, pas toujours une réalité.
- Au jeu de l’amour, il faut être fort pour aimer.
- Avant de juger les erreurs des autres, passons les nôtres en revue c’est bien plus constructif.
- C’est déjà un pas pour l’humanité que de sourire, même blessé, à ceux encore plus abîmés par leur misère à porter.
- C’est tellement facile de profiter de la faiblesse d’une femme, surtout lorsqu’elle est dans le besoin ou l’anéantissement.
- Ce n’est pas parce que le monde dérive que l’on doit se détourner de notre bonne éducation.
- Celui qui ne ressent rien, n’a rien à offrir.
- Certains ne savent pas se taire comme si le silence construisait leur peur.
- Certains respectent tout, y compris la vie et ses laideurs, tandis que d’autres ne respectent rien, pas même l’amour et ses beautés.
- Ceux qui ne condamnent pas le mal sont les complices de ses conséquences.
- Chacun fait comme il peut, plus que comme il veut.
- Chaque pensée pour l’être aimé est un mot d’amour qui cherche son cœur.
- Il faut regarder ce que l’on a mis dans le cartable de nos vies avant de reporter sur les autres la responsabilité de notre mal-être.
"Elle se pencha en avant afin de prendre appui de ses mains sur le fauteuil qui lui paraissait tellement minuscule à cet instant précis. Au moment de se laisser glisser vers lui, son corps se mit à glisser trop vite et à l'opposé.
Camille ne put rien faire. Elle se retrouva étalée de tout son long sur le sol froid. Ce sol, elle le connaissait par cœur, à présent. Elle en connaissait presque les moindres détails et tous les défauts. Le carrelage mal aligné. Les jointures mal scellées. Les éclats et les fissures. Le froid surtout. Le froid qui lui pénétrait les os en profondeur.
La sonnette d'appel d'urgence se trouvait trop loin d'elle. Elle la regardait avec des larmes plein les yeux. Elle maudissait ce corps inerte. Elle maudissait ce jour où elle était sortie de chez elle deux mois auparavant."
Bonjour à tous, Je suis heureuse de vous annoncer la sortie de "Emotions Silencieuses", mon second recueil de poésies, préfacé par Clément Chatain. Recueil en partie rédigé à La closerie des Lilas.
Je vous souhaite (je l'espère) une très belle lecture.
Extrait de la quatrième de couverture :
"Les textes regroupés ici sont le résultat, parfois, d’un simple regard porté au loin. Ou bien des émotions ressenties au vu de situations précises. Ou encore de certaines douleurs intérieures. Lorsque l’esprit est à l’écoute du cœur, il y a forcément des mots qui viennent se lier pour dévoiler ce qui est pensé intérieurement" (Extrait de la 4ème de couverture).