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lundi 21 décembre 2009

Les liaisons presque dangereuses

« La grasse matinée fut plutôt maigre. Il est neuf heures et quelques minutes lorsque le téléphone m’extrait d’un rêve dans lequel je tente de semer mes assaillants en courant à cloche-pied. Dans mes rêves, je cours toujours à cloche-pied, il y a toujours une jambe sur deux qui refuse d’obéir à mon système nerveux central. Si mon destin est de finir hémiplégique, au moins je ne serai pas surpris par les sensations éprouvées. »
Extrait du livre

SOUVENIRS, SOUVENIRS…


Des le premier chapitre l’ambiance est présentée. Celle de l’humour y trouve sa place pour notre plus grand plaisir. Luc se lève et nous emmène avec lui dans son quotidien : « Ce matin, je suis le roi des félins. Pas le sprinter qui s’élance dans la savane ; plutôt celui qui baille au risque de se luxer la mandibule. »

Dès la seconde page, on a bien envie de rire : « Malgré la brume matinale qui règne dans ma salle de bain, je ne puis m’empêcher de sursauter en découvrant le salopard qui me dévisage […] au bout de trente seconde… je réalise que ce boucanier n’est autre que mon reflet dans le miroir. »

Puis comme tous les jours, Luc s’installe devant son ordinateur et commence à inspecter ses messages. L’un d’entre eux l’invite sur un site de retrouvailles d’anciens camarades de classe. Il découvre que Barbara y est inscrite. Il se sent alors submergé par une foule de souvenirs lointains…des souvenirs vieux de trente ans.

Luc se décide à envoyer un message à Barbara : « Message parti. J’ai déjà honte de la platitude de mon texte. Trop tard. J’avais la possibilité de concocter une prose de pleins et de déliés, et je me suis comporté comme un vieux copain moyen. »

Dans nos années de classe, il y a toujours deux ou trois camarades qui nous ont plus marqués que les autres, que ce soit en bons comme en mauvais souvenirs. C’est le cas de Barbara. Ce moment de recherche pousse Luc à un petit retour en arrière dans sa mémoire. Tout y passe. Son premier jour de sixième, sa première vision de Barbara. Une jolie vision, « et pour couronner le tout, une démarche ondulante du type «  suivez-moi jeune homme. » Il jura de vérifier si l’endroit valait l’envers. »

DE REVERIES EN REALITE…


Luc continue sa remontée du temps vers ses jeunes années vécues, enfouit quelque part dans un recoin de sa mémoire. Trente à vivre sans y repenser. Il revient à la réalité, et continue son bout de petit chemin habituel, entre ses obligations professionnelles, sa femme qu’il nomme « l’amie » et ses enfants qu’il appelle « les mectons ».

Il déniche sur le Net le numéro de téléphone de Barbara qui ne lui a toujours pas répondu à son mail. Il lui laisse un message sur son répondeur, fulminant, une fois encore, sur la platitude de celui-ci : « Une fois le biniou raccroché, je me mets mentalement trois cent mille coups de pied aux fesses. Je suis le champion du monde des messages creux, et désormais, je suis sûr qu’elle ne rappellera jamais. » Mais visiblement, Barbara ne tient pas compte de cet état de fait car elle rappelle rapidement.

Luc est constamment dérangé par le téléphone où tous les démarcheurs semblent s’être donné le mot pour réaliser leurs enquêtes. Même à sa porte lorsque les témoins de Jéhovah se présentent la mine sérieuse, Luc ne se dépars pas de son humour : « - Mais à qui ai-je l’honneur ? […} - Nous sommes les témoins de Jéhovah. – Ah, il s’est marié ? Je n’étais pas au courant. »

Tout cela ne l’empêche pas de continuer les séances de photos ainsi que son travail de nuit au centre psychiatrique. Mais voilà qu’un appel, plus dérangeant que les autres, vient perturber son train-train quotidien. Lorsqu’il entend qu’on l’appelle « Monsieur Propre » dans le combiné, il perd subitement le sourire. Un surnom qu’il n’avait pas entendu depuis seize ans. La voix fixe un rendez-vous précis à une cabine téléphonique tout aussi précise pour lui fournir les informations nécessaires. Luc doit rempiler, mais rempiler dans quoi ? Mystère !

Malgré son mécontentement, il en sourit d’avance : « Je peste parce qu’ils me font rempiler, mais il suffit qu’ils me glissent un beau jouet entre les mains pour que je me mette à jubiler. » Il rentre chez lui pour retrouver sa tribu, répondre au mail de Barbara qui est sûrement présent dans sa boite mail, et trouver quelques endroits pour s’entraîner. Car, on ne rempile pas sans un minimum d’entraînement, et là en l’occurrence celui-ci doit être important, même avec les meilleurs et les plus beaux jouets. Le mystère perdure. Le suspense nous agace mais agréablement.

ET LE CONTRAT !


Quant à Barbara, il lui propose de se retrouver sur MSN dont il donne comme définition : « Sado-Maso sur le Net. » Il fallait y penser. Car le fait est que lorsqu’on commence à se connecter sur ce type de messagerie instantanées, on en oublie souvent et rapidement le temps et les heures s’envolent sans même que nous nous en rendions compte.

Les connections s’additionnent, les souvenirs reviennent à grande vitesse pour l’un comme pour l’autre. Le vague à l’âme prend parfois sa place : « Mon cœur stoppe les machines, puis part en pétarades diverses […] Ma cervelle tourbillonne, fait quelques sauts périlleux, et je sens la fumée qui sort de mes oreilles. » Luc est submergé entre sa vie et ses souvenirs, ses années de collège qui défilent au cœur de son esprit. Les retrouvailles avec Barbara en sont complètement responsables.

Mais obligations oblige, Luc part s’entraîner. Reprendre le costume de « Monsieur Propre » après tant d’année, ça ne s’invente pas et ce n’est pas une mince affaire, ce n’est pas comme faire du vélo. « Monsieur Propre » sous-entend nettoyage, mais lequel ? La concentration doit être de mise si Luc veut réussir son engagement. Puis, il s’en retourne à son quotidien avec femme et enfants et… Barbara, qui décidément prend soudain beaucoup de place après trente ans d’absence.

Le téléphone retentit une nouvelle fois pour « Monsieur Propre. » Le suspense persiste. Quel nettoyage Luc doit-il faire ? Avant cela, Luc part en voyage au Maroc, son pays natal. A son retour, il devra remplir son contrat !

Un roman où au long des pages se partagent mille sentiments. Toutes sortes d’émotions le traversent, de l’amour, de l’amitié, beaucoup d’humour…
Ce roman nous fait passer un très bon moment.

Beaucoup d’humour rend la lecture très agréable.
Quelques fautes de typographie mais qui ne dénaturent pas l’ouvrage.

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : Les liaisons presque dangereuses
Auteur : Luc Doyelle
Editions : Les nouveaux auteurs
ISBN 13 : 9782917144145
Prix : 22,00 euros

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