Ils n’ont rien vu, Andrea Mara
J'ai noté ce titre grâce à « au.fil.des.livres »
sur Instagram (je la cite avec son accord).
Je n'ai pas été particulièrement emballée par la couverture
qui offre peu d’intérêt, mais bien plus attirée par le titre et la quatrième de
couverture. Ce qui compte à mon avis, ce n’est pas l’extérieur (parfois
trompeur), mais bien ce qui se cache à l’intérieur (comme pour les êtres qui
nous entourent).
Qui est Andrea Mara ?
Auteure irlandaise, récompensée par le prix du roman policier
irlandais de l’année 2001 et du prix du Gujan Thriller Festival de 2024. Il est
dit que ses romans sont traduits en plusieurs langues et sont des best-sellers.
Elle tient également un blog, sous le nom de « OfficeMum.ie » dédié à
la parentalité et au bien-être. On peut la suivre sur Instagram sous le nom
@andreamaraauthor.
Concernant l’ouvrage
« Ils n’ont rien vu »...
La disparition d’une des fillettes de Sive ? Ça
commence bien ! Il est fin de tirer
sur la corde sensible du lecteur. Rien que par ce début, on n’a pas envie de
lâcher cette lecture ! Pourquoi, me direz-vous ? Simplement parce que
dès que cela touche à des enfants, notre trouillomètre active notre radar de la
sensibilité qui se met en marche illico presto. On veut savoir où est passée Faye,
six ans, disparue dans un wagon de métro parmi la foule.
Cette histoire n’est ni absurde ni invraisemblable, elle
fait plutôt transpirer dans l’attente de démêler tout le nœud jusqu’à la
dernière page. On ne peut que noter la subtilité de l’auteur et l’aisance
qu’elle a à tenir le lecteur en haleine entre fausses pistes, mensonges,
soupçons. Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui ne l’est pas ?
Dans « Ils n’ont rien vu », on peut voir de la
haine, des amis ou faux amis, de la jalousie, des mensonges, pour se clore sur
une fin à laquelle on ne s’attend pas, mais qui a tout son effet.
Toutefois, quelques
bémols...
Les retours arrière alternés avec le présent sont incessants
rendant la lecture de l'ouvrage terriblement longue inutilement, et sont
presque pénibles, ce qui risque de ne pas encourager certains à poursuivre.
À mon sens, cela casse le rythme dans une histoire qui tire
en longueur. On notera également quelques redondances comme concernant les
dires de Sive : « Elle n'avait jamais eu de personnel sous sa responsabilité ».
Nombre de lecteurs lambda pourraient abandonner en cours de route et/ou sauter
des chapitres pour en arriver au nœud du problème afin de savoir qui et
pourquoi la petite Faye a-t-elle été enlevée.
Mais, comme je suis têtue, j'ai pris « mon mal en
patience » pour arriver au bout parce que je n'abandonne pas une lecture,
ne serait-ce que par respect pour l'auteur, et comme je le suis moi-même, je
sais le travail que cela représente.
Il y a aussi beaucoup d'interrogations du style « et
si..., et si..., et si... », suivi de questionnements sans nécessairement
de réponses. Ça tire en longueur entre verres, pintes, pancakes, déjeuners,
dîners, x cafés ingurgités, les tétées du petit dernier et autres scènes assez
quotidiennes... et j'en passe.
Les scènes semblent longues alors que (par exemple) entre
les chapitres indiquant l'heure, le 43 (il est 15h37) et le 44 (il est 15h49),
il ne s'est écoulé que 8 minutes. Je n’ai pas été jusqu’à tous les vérifier, mais
là précisément, ça m’a sauté aux yeux. Puis, au chapitre 46 sur la suite de la
disparition de l'enfant, il est indiqué 16h52, il s'étend sur une longue
conversation jusqu'au chapitre 47 qui indique 17h. Je ne peux que constater
qu'il y a une forte incohérence dans le déroulé de l'histoire quant au temps
écoulé qui ne se correspond pas. C'est dommage, car l'ensemble est bien écrit.
J'ai également relevé des défauts tels que des mots
manquants, je ne saurais dire si c'est dû à une défaillance de la seule
traduction, mais je partage quelques-unes des phrases relevées telles qu'elles
sont présentes dans le livre :
- "Je ne sais pas s'ils sont très intéressants, mais c'est le type
de nouvelles qui pousse les gens à se dire que c'est qu'il ne se passe rien de
plus sérieux dans le monde."
- "Jude avait à
environ cinq ans de moins qu'elle..."
- "Il réussit à
ôter son sweet à et à le nouer autour de sa taille."
"Je pense que vos
collègues du barreau seraient curieux connaître la manière..."
- "Ce sont tous les
deux narcissiques égocentriques."
Sur ce dernier point, je dirai que c'est une déformation professionnelle
comme on dit. Le genre de choses qui me sautent aux yeux puisque cela fait
partie de mon activité quotidienne.
En conclusion :
Bien que je ne sois pas particulièrement adepte de thrillers,
de policiers ou autres thèmes du même genre, sauf peut-être les ouvrages de Patricia
Mac Donald, j’ai apprécié cette lecture qu’avait recommandée la lectrice chroniqueuse/bloggeuse sur Instagram citée plus avant.
Quelques phrases
relevées au cours de ma lecture :
-
Mentir pour de petites choses sous-entend qu'on est susceptible de mentir pour
des choses plus graves.
- ce
n’est pas parce que quelqu’un d’autre souffre plus que toi, que tu ne souffres
pas pour autant.
- Il
y a toujours quelqu’un de plus malheureux que nous.
- je
pensais connaître tout un tas de choses à ne pas faire en tant que parent.
- Il
y a deux façons de procéder : le pousser à mentir ou lui donner l'occasion de
dire la vérité.
Marie
BARRILLON
Informations sur le livre :
Titre : Ils n’ont rien vu
Auteur : Andrea Mara
Éditions : Mera Éditions (ISBN : 9782487149137)
Éditions : Points (ISBN : 9791041425365)
Format Kindle : xxx
Livre audio : Audible Studios
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