Nouveau roman : "Hors des apparences" à découvrir => ici !

vendredi 10 août 2012

Ne cherche pas à savoir

Ne cherche pas à savoir de Erik WIETZEL, XO Editions en partenariat avec My Major Company

"Est-ce que dans la famille nous étions tous condamnés à une mort violente ? A se demander si je n’avais pas accepté de m’installer à Naples en toute connaissance de cause : mon inconscient m’aurait poussé à habiter dans l’une des villes les plus dangereuses d’Europe. Une ville alimentée par tous les trafics, contrôlée par le crime organisé, agitée par des guerres de clans. Cette hypothèse ne semblait pas si dingue, tout à coup." 
Extrait du livre

LE CHOC…

Au détour des rues de Naples ; Anne, un inconnu, le choc… C’est sur cette trame que débute ce thriller.

Anne, jeune journaliste française, son passé brutalisé et une énième dispute avec Mattéo sont les éléments déclencheurs du manque de concentration de la jeune femme conduisant son scooter. 

Le choc est brutal lorsqu’elle percute un passant. Se retrouvant elle aussi sur le flan au beau milieu de la rue. Elle parvient à se relever pour s’enquérir de l’état de l’homme qu’elle vient de percuter.

Tous deux transportés à l’hôpital, elle apprend que l’homme ne se souvient pas de son nom, ne sachant plus qui il est. 

Elle s’inquiète pour lui dans une réaction évidente et normale puisqu’elle est responsable de son état, se sentant ainsi rongée par la culpabilité et cette : "cette culpabilité traçait son chemin empoisonné. […] Je me faisais l’effet d’un hamster pédalant dans sa roue, encore et encore, en un formidable sur place."

QUI EST JOHN ?

Prise entre travail, mafia et son accidenté appelé John par le personnel de l’hôpital, Anne court un peu partout. Cela dit, elle décide "d’héberger" John le temps qu’il recouvre la mémoire dans la mesure où l’accident l’a rendu amnésique.

Mais voilà, John n’est pas celui qu’elle croit. Son passé, son enfance… la rattrape, la happe. La traversée s’annonce brutale, dangereuse, et surtout inattendue. Elle se retrouve au cœur d'une véritable machination, confrontée à la mafia, la corruption et les "anciennes" histoires de famille où petits voleurs et grands truands sont au rendez-vous.

Un thriller bien sympathique qui ne laisse pas de répit aux lecteurs. L’auteur qui signe son premier thriller avec "Ne cherche pas à savoir" nous emmène dans un périple bien dosé et pour le moins soutenu et captivant.

Dans "Ne cherche pas à savoir" c’est justement le contraire qui se produit inévitablement.

Quelques phrases relevées qui pourraient amener les lecteurs à des instants de méditations :

- "Vous frissonnez chaque fois que vous imaginez les horreurs qui se cachent sous la surface brune, toutes ces créatures dont votre père vous explique les dangers avec des mots qui ont l’air de bouger tout seuls quand ils ont quitté sa bouche."

- "Ses doigts se crispent en petits spasmes comme des signaux secrets que vous ne comprenez pas."

- "L’air est si épais qu’on pourrait en faire des boules amères et croquer dedans."

- "La culpabilité traçait son chemin empoisonné."

Je ne faisais que me heurter au souvenir de nos bonnes années, comme un oiseau prisonnier d’une pièce et qui buttait sans cesse contre la fenêtre en voyant le bleu du ciel au-delà."

- "J’ai laissé le silence exprimer mon désarroi."

- "Qui accepterait de rester indéfiniment dans cet état où l’incertitude donne la mesure de chacune de vos pensées ?" 

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Auteur : Erik WIETZEL
Editions : XO Editions en partenariat avec My Major Company
ISBN : 9782845634619
Format broché : 19,90 €

jeudi 9 août 2012

Dans la peau d'un autre

"Mes valeurs s’étaient couchées devant le principe de réalité."
"Une robe de nuages habillait la lune."
"J’étais un brin paranoïaque, mais le diable est dans les détails, non ?"
"Les mouettes planaient au-dessus des vagues dans le seul but, semblait-il, de profiter du spectacle de l’éternité." Extraits du livre

À L’HEURE DES CHOIX…

Maxence Lance est étudiant chercheur, laboratoire des sciences cognitives : Neurobiologie. De sa rencontre avec une jeune étudiante, Andréa, Max va s’exercer à l’hypnose à la demande de la jeune fille. L’expérience va leur réussir et les motiver à continuer.

Grâce à l’hypnose, Andréa parvient à enregistrer sans aucune difficulté plusieurs chapitres ardus d’un livre pour ses cours.
Entre les deux jeunes gens la passion va naître rapidement mais n’aura pour seul aboutissement qu’une seule nuit. Et pour cause, étant tous deux à un stade crucial de leurs études et à l’approche d’examens importants, ils décident d’un commun accord de ne pas construire cette relation plus avant et en tout cas pas de manière durable.

Le choix que nous devons faire souvent ne sont pas toujours faciles, néanmoins ce qui fait (ou devrait faire) pencher la balance c’est bien la raison.
Dans le cas présent, les deux jeunes gens ne manquant pas ni d’ambition, ni de lucidité vont pencher pour la raison malgré les désirs qui les animent respectivement.

Max s’adonnera à l’hypnose dans un cabaret afin de subvenir à ses besoins tout en continuant ses études. Certes, il ne voit pas cela comme un idéal : "D’une certaine manière, je considérais que je me prostituais, que je pervertissais des connaissances acquises au nom de la science. Mais mes valeurs s’étaient couchées devant le principe de réalité." Comme beaucoup d’étudiant Max n’avait donc pas d’autre choix.

Vu sous cet angle effectivement, l’amour n’avait pas de place, les journées n’étant pas extensibles, tout ne pouvait pas y être calé.

"Les applaudissements du jury qui […] décernait la mention très bien avec félicitations" ne pouvaient que conforter l’idée de Max qu’il avait fait le bon choix quelques temps avant, même si le souvenir d’Andréa l’envahissait.

Cependant un soir, à la fin d’un spectacle d’hypnose comme qu’il était dans sa loge, Max sentant qu’on lui tape sur l’épaule se retourne. L’impensable se produit alors : "Je n’ai vu que du noir […] Quand j’ai rouvert les yeux, le monde avait changé."
Lorsqu’il se réveille, il n’est plus lui, mais "dans la peau d’un autre". Déstabilisé dans un premier temps, il enquête pour savoir qui "il" est devenu.

DE MULTIPLES DÉCOUVERTES…

Il découvre qu’il est Philippe Mathieu. Ce Philippe Mathieu avait cependant une chose en commun avec lui ; il était également chercheur : "Il avait établi l’existence de neurones miroirs dans les régions du cerveau impliquées dans le phénomène hypnotique."

Par chance, dans son inconnu, il y retrouvait au moins un élément pour le moins important et commun avec lui-même. Mais, les interrogations prenaient beaucoup de place et Max avait besoin de réponses. Comment pouvait-il être possible de se retrouver dans la peau d’un autre sans rien connaître de sa vie et surtout en ayant conservé les souvenirs propres à soi-même ?

Plutôt ambiguë comme situation, sauf que dans le cas de Max, si passionné de recherches, se retrouver sur ce "terrain" ne pouvait que l’inciter à se pencher sur les recherches de Philippe, plus que tout autre chose. Seulement, il devait agir avec finesse puisque, bien que dans le corps d’un autre, il avait tout de même conservé sa personnalité propre ainsi que son comportement qui devaient être bien différents que ceux du corps investit : "C’était moi et pourtant ce n’était pas moi. Soudain, je n’ai plus su qui j’étais…"

Max menait de front les investigations tant sur la vie professionnelle que privée de Philippe, tout en restant prudent. Sa surprise fut grande lorsqu’il se retrouva face à Andréa qui était devenue la petite amie de Philippe.

Mais, où allait le mener toute cette histoire ? Xavier MULLER nous emporte savamment sans que la lassitude s’installe. L’auteur nous offre une imagination associée à la science dont c’est son métier, rappelons-le. Ce qui fait que le récit reste crédible de bout en bout, tout en étant extrêmement passionnant.

Tout nous tient dans ce roman, que ce soit les personnages, le suspense ou le style même de la narration, la verve de l’auteur ou encore la multitude de détails indispensables pour un bon thriller.
Impossible de nier que c’est un bon roman !

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Auteur : Xavier MULLER
Editions : XO Editions
ISBN 13 : 9782845634848
Format broché d'occasion : 2,61 €

vendredi 3 août 2012

Recueil de pensées intitulé "Quand j'y pense !"

"Quand j'y pense !"Recueil de pensées personnelles intitulé


Quatrième de couverture :

Les pensées sont des inspirations soudaines et spontanées comme des éclairs fugaces traversant l'esprit.

Elles jaillissent à tous moments comme des évidences indéniables à cet esprit qu'elles investissent.

Elles ne s'annoncent pas mais s'imposent sans qu'aucune réflexion ne soit nécessaire.

Quelques extraits :

- À ma mère. Envie de ta tendresse pour m’épanouir dans un sourire enfantin. Celui qui fait penser à l’éternité du bonheur dans l’innocence sacrée qu’est l’enfance.

- À mon père. Envie de rêver en douceur aux creux de ses bras, partager sa chaleur tendrement. Sa chaleur, celle du temps d’avant. Et que mes baisers silencieux atteignent son cœur pour toucher sa sensibilité.

- Aimer est une évidence, pas toujours une réalité.

- Au jeu de l’amour, il faut être fort pour aimer.

- Avant de juger les erreurs des autres, passons les nôtres en revue c’est bien plus constructif.

- C’est déjà un pas pour l’humanité que de sourire, même blessé, à ceux encore plus abîmés par leur misère à porter.

- C’est tellement facile de profiter de la faiblesse d’une femme, surtout lorsqu’elle est dans le besoin ou l’anéantissement.

- Ce n’est pas parce que le monde dérive que l’on doit se détourner de notre bonne éducation.

- Celui qui ne ressent rien, n’a rien à offrir.

- Certains ne savent pas se taire comme si le silence construisait leur peur.

- Certains respectent tout, y compris la vie et ses laideurs, tandis que d’autres ne respectent rien, pas même l’amour et ses beautés.

- Ceux qui ne condamnent pas le mal sont les complices de ses conséquences.

- Chacun fait comme il peut, plus que comme il veut.

- Chaque pensée pour l’être aimé est un mot d’amour qui cherche son cœur.

- Il faut regarder ce que l’on a mis dans le cartable de nos vies avant de reporter sur les autres la responsabilité de notre mal-être.

Le livre

dimanche 15 juillet 2012

De mort et d’eau fraîche

"Des flots de larmes font des soubresauts dans tout mon corps, ne sachant plus par où sortir. Les nœuds se défont à l’intérieur de moi, l’un après l’autre. Je les perçois. Des nœuds de marins, difficiles, ancestraux. J’ai mal à l’incertitude, au cœur qui s’emballe et se déballe au premier vent venu, à la première caresse. Mes colères sortent, avec leurs habits du soir. Je cherche les raisons et les torts. Il y a tant d’ancres qui m’empêchent de remonter à la surface." Extrait du livre

NOUS SOMMES QU'UN POINT DE SUSPENSION DE L'HISTOIRE !

La vie, cette succession de scènes où rares sont les moments où l’on prend conscience de son importance, même si pourtant nous sommes finalement : "qu’un point de suspension de l’histoire" de ce monde dans lequel nous évoluons.

La vie cette "chose" qui parfois nous encombre, nous brutalise et qui malgré tout est notre seul vrai trésor, tout en ayant conscience que même si : "c’est peut-être pas original […] il n’y a pas d’erreur dans la vie. Il n’y a que des leçons"

Des leçons qui sont censées nous orienter afin de ne pas reproduire de mauvaises expériences sans omettre que "en reconnaissant l’autre on se reconnaît soi-même, dans la meilleure version de soi" donnant en cela à la vie une plus douce saveur à chaque jour qui passe.

L’amour est une de ses saveurs et qu’il faut apprendre à l’assaisonner pour le rendre digeste, savoureux… parce que de l’autre "on n’aime rien si on n’aime pas tout". Tout comme "pour aimer, il faut accepter d’être vulnérable", parfois.

L’amour est l’ami de la vie ou tout comme je le dis souvent son frère aîné, mais il peut aussi devenir son pire ennemi car "l’amour meurt toujours de mort lente", ce qui donne à l’existence ce goût amère, aigre quelque soit le temps : "Rien n’a la même résonnance quand il pleut", rien n’aura plus non plus la même résonnance lorsque l’amour fuit ou que la vie se détourne de ses beautés.

Adam en est là, tel un coup de massue invisible, une catastrophe qui s’abat sur sa vie, donnant à ses heures les instants d’interrogations les plus sombres, les remises en question inévitables, réalisant l’impensable de son passé : "Je repense à toutes ces petites choses que j’ai laissé me pourrir la vie, quand j’avais encore cette certitude prétentieuse d’avoir le temps".

AVEC DES SI…

Il nous arrive parfois de nous dire à nous-mêmes ; mais qu’ai-je fait de ma vie ? En tant d’années… si peu de choses en définitive ! Adam réalise qu’il est "dans ce microcosme, cet échantillon de vie où les années passent, identiques aux autres, dans ses saisons d’hypocrisie." 

Et puis, les minutes passent, puis les heures, les jours pour finalement laisser cette question existentielle pour plus tard. Sauf que s’il y a un moment où elle ne s’éclipse plus, prend toute la place en nous, certes mais aussi autour de nous, se fait plus collante qu’un bout de velcro, un morceau de sparadrap, c’est bien lorsqu’on apprend comme Adam que les jours sont désormais comptés parce qu’une tumeur a souhaité élire domicile dans son cerveau. 

Il tourne en rond dans ce qu’il lui reste à vivre : "Si j’avais eu le temps, j’aurais dès aujourd’hui mis toute mon énergie à découvrir ce que j’aime vraiment et ensuite j’aurais passé ma vie à le faire".

Pour ces instants qu’il lui reste, il décide alors, non pas de rattraper le temps passé après lequel il est inutile de courir sous peine de se perdre encore plus vite et plus sûrement, mais sous peine aussi de perdre ce peu de temps restant devenu si précieux. Non, il se décide "à vivre au rythme de ses péchés capitaux. A réaliser ses rêves dans une courses effrénée et sans tabou, sans regret, ni concession".

Il va reconquérir sa femme, (ré)apprendre l’amour sous toutes ses formes : amoureux, filial, amical… En définitive pourquoi attendre un tel moment aussi tragique pour (re)faire cet "apprentissage" ? 

Parce que la vie, inconsciemment, nous nous l’imaginons tellement acquise à notre cause que nous en oublions que nous n’en sommes pas les maîtres et le simple fait que tout peut s’arrêter à n’importe quel instant : "Une vie à l’oreille coupée où tu deviens sourd. Où tu deviens aveugle. Où tu te ronges tellement les ongles que tu finis comme la Vénus de Milo. Où si tu souris t’as l’air de vivre à Disneyland. T’as l’air d’un con."

Alors, on laisse courir le temps, on se laisse surmener, envahir par tout et tous, et la remise en question… eh bien, ça attendra ! Ça attendra… le moment critique, tragique ou fatidique suivant les circonstances de chacun.

Il vaut mieux être serein pour cette lecture, bien que, sans en dire trop, la fin est totalement inattendue. C’est cependant tellement bien raconté qu’on se demanderait presque si c’est vécu ou imaginé.

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Auteur : Layticia AUDIBERT
Editions : Editions Kirographaires
ISBN : 9782917680971
Format broché en anglais : 8,82 €
Plus référencé en français

Larmes rouges sur Belfast

"- Mon père a toujours pensé qu’un jour, parce qu’il s’était enfui d’Irlande avec ma mère, l’IRA le retrouverait et lui ferait la peau. Pour ma part, je n’ai jamais cru à ces idioties. Je trouvais ses craintes, pour ne pas dire cette phobie, infondées et déraisonnables. L’IRA n’avait ni visage, ni nom, et aucune raison de le poursuivre. Voilà ce que je croyais. Jusqu’à ce soir. Jusqu’à ce que je vous rencontre." Extrait du livre

CHRISTOPHER…

Suite à une soirée d’anniversaire pour son père, tout dérape pour Christopher. Il apprend que ce dernier n’est pas celui qu’il prétend depuis sa naissance, et cela même de sa bouche.

Une annonce qui va chambouler toute sa vie alors qu’il se prédestinait à un avenir tranquille d’avocat.

Sa mère n’ayant pas survécue à sa naissance était irlandaise. Avec "son père", ils ont connus l’époque des heures sombres de l’Irlande, les meurtres, les tueries, les bombes…

Après une violente dispute avec ce père qui n’en est finalement pas un, Christopher quitte le domicile familial : "Je ne voulais rien garder d’autre de cette vie qui puisse m’encombrer l’esprit et le corps".

Christopher veut savoir qui il est mais aussi et surtout d’où il vient : "Si l’on venait à me demander d’où je viens, je dirais que je viens d’un monde où il n’y a pas de place pour les rêves. Un monde où le principe de réalité tient lieu de vérité".

Une rencontre, pas vraiment dû au hasard, avec Hazel, une jeune femme, va porter Christopher dans un univers qu’il n’imaginait pas. Comment devient-on un homme dans l’urgence ? Il va le découvrir au travers de périples dans lesquels il mettra sa vie en danger.

LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ…

Ensemble, ils vont aller en Irlande pour tenter de retracer la vie de la mère de Christopher mais surtout pour découvrir qui était vraiment son père. Sur les lieux, un comité d’accueil des plus désagréables et menaçants va leur mener la vie dure.

Ils vont devoir jouer de finesse et de ruses face à des hommes qui n’ont pas d’état d’âme, ça tombe bien, car Christopher n’a pas l’intention d’en avoir non plus, et qui n’hésiteraient pas une seconde à les éliminer parce qu’il y a des secrets qui doivent rester des secrets pour ces hommes-là, cependant "les souvenirs ont la vie dure, les fantômes aussi."

Néanmoins, pour Christopher, "il faut faire dans la vie ce qu’on désire le plus avant de mourir" et dans le cas présent il ne souhaite que découvrir ce qu’il aurait toujours dû savoir sur ses origines.

Et puis cette femme, Hazel, semble savoir où il faut aller, ce qu’il faut faire  et ne pas faire, qui il faut contacter ou éviter, qui il faut rencontrer ou au contraire esquiver. Qui est-elle ? Dans ce passé qui est inconnu pour Christopher, quelle place tient-elle ?

Là aussi les découvertes ne seront pas anodines. A ses côtés, le jeune homme va combattre des démons anciens pour tenter de réhabiliter quelques vérités tout en se révélant lui-même : "J’oubliais tout ce qui dans ma vie, dans ma vie, en deux ans, s’était assombri, je redevenais l’enfant talentuex, celui que j’avais écrasé dans la lutte et qui ne me servait plus que d’alibi."

Dans "Larmes rouges sur Belfast" nous sommes au cœur d’un suspense extrêmement bien agencé. Lequel ne pourra que vous inviter à aller jusqu’au bout de la lecture sans voir le temps passer avec un plaisir certain.

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Auteur : Laurence Fontaine
Editions : Yoran Embanner
ISBN : 9782914855860
Prix : 13 €

mardi 26 juin 2012

Entretien avec Christian Chaillet

Entretien avec Christian Chaillet pour la sortie de son ouvrage
"Les feux perdus de GLANUM", éditions Edilivre


100% Auteurs : "Les feux perdus de GLANUM", Comment vous est venue l’idée de ce dernier roman ?

Christian CHAILLET : Lors d’une visite sur le site de Glanum, tout près des Baux de Provence Je me suis assis sur un muret de l’agora et j’ai vu 2 petits gaulois courir dans les ruines de la cité. L’histoire m’est apparue alors dans son intégralité ou presque.

100% Auteurs : Relater une histoire qui se déroule en 125 avant Jésus-Christ lors de l’invasion de la Provence par les Romains ne doit pas être franchement évident. A-t-il été difficile d’en réaliser l’écriture ?

Christian CHAILLET : Oui et non car ce fut une belle aventure. Comme je mets en scène des personnages réels, j’ai passé beaucoup de temps en recherches scientifiques et historiques. Les Gaulois n’ont pas écrit leur histoire, leurs mœurs, leurs habitudes de vie. Il a fallut fouiller dans les revues spécialisées pour retrouver les éléments composant leur vie sociale. Les éléments de l’administration romaine et les alliances entre les peuples d’envahisseurs sont un des autres éléments clés de la guerre en Gaule (Provence ici).

Le contexte commercial et l’état des sciences de l’époque sont également importants car l’un de mes héros est un druide centenaire, de grande culture qui a beaucoup voyagé et se pose beaucoup de question sur le devenir de la société gauloise. Le monde était vaste alors, de Chine à la Finlande, en passant par l’Afrique et l’Inde parcourue par Alexandre 200 ans plus tôt. Et pour permettre au lecteur de comprendre la mentalité des gens de l’époque j’ai ouvert le monde en intégrant un éléphant de combat venu d’Inde et une jeune femme d’une autre tribu en butte aux romains assoiffés de terres et d’argent. Cette guerre n’avait pour but que de voler des terres riches, faire payer des péages au profit des nobles romains, et d’ouvrir une route depuis l’Espagne et Rome pour plus de fluidité des marchandises.

100% Auteurs : Dans votre quotidien, comment s’organisent vos temps d’écriture ?

Christian CHAILLET : Principalement le soir après le travail, les samedis avant le début du top 14 !!! Et pendant toutes mes vacances lors de pauses culturelles ! La famille lit et moi j’écris.

100% Auteurs : Dans cette même idée, lorsque vous écrivez, qu’est-ce que vous vous imposez et ne vous imposez pas ?

Christian CHAILLET : je m’impose d’écrire beau. Je m’impose d’écrire clair. D’écrire vrai. Mes histoires sont des films dont je déroule les images devant l’imagination des lecteurs. C’est le compliment qui revient le plus souvent : « j’y étais, tu y étais, ce n’est pas possible autrement ! Comment décrire des scènes pareilles sans les avoir vécues dans une autre vie ? » Je m’impose un calendrier. Je ne m’impose pas plus de 10 heures de travail par jour, travail alimentaire compris. Je n’écris pas les dimanches. Précision : je suis agnostique.

100% Auteurs : Certains auteurs, pour ne pas dire tous, ont quelques petites habitudes pour les uns, des rituels indispensables pour d’autres lorsqu’ils écrivent. Quels sont les vôtres ? (musique, café ou thé, stylo, crayon ou ordi…)

Christian CHAILLET : J’écris sur ordinateur en écoutant de la musique - du reggae ou du jazz- ou des morceaux téléchargés par mes filles : Trio, Gladiators, Louise attaque, Adel, Billy the kick, etc… Je prends parfois un café coulé de ma Nespresso (en compagnie de la fille qui joue dans la pub avec Clooney) !  Je lis beaucoup et utilise énormément Internet pour trouver des références historiques.

100% Auteurs : Nous imaginons bien que vous n’en resterez pas là. Quels sont vos prochains projets littéraires ?

Christian CHAILLET : dans le même temps d’écriture que « Le dernier cri du chat », « A mort la vie », « Méfie toi de la lune » et « Les feux perdus de Glanum », J’ai écrit 3 autres romans :

1) « Ad Nauseam » : retrace l’histoire d’une vengeance en 215 après JC ; celle d’un géomètre d’Eauze envers un ennemi invisible.
2) « 42 Km et des Bananes » ou l’histoire d’un SDF qui court le marathon de Paris. Le thème en étant la ressemblance avec le père oublié. Et la place du diable dans l’amitié !
3) « Perrine et James Bond 007 » est une histoire d’enfants aventureux rencontrant deux espions : Perrine, (ma fille) et James Bond dont elle et moi sont fanas.

Plus tard J’écrirai un roman actuel et économique dont je ne peux dévoiler l’intrigue de base. 

100% Auteurs : A chaque auteur son histoire, parfois particulière. Vous concernant, comment vous est venue cette passion pour l’écriture ? Est-elle indispensable à votre quotidien ?

Christian CHAILLET : j’écris des histoires et des poèmes depuis l’enfance. Au primaire j’échangeais un cahier de liaison avec un ami : il était remplit de dessins, de mots, de rêves… Nous nous le passions lorsqu’il était prêt. A-t-il disparu comme l’ami ? Mystère. Les rédactions étaient ma tasse de thé. Pour moi un vaisseau était spatial,  un cheval ailé.
J’écris comme dans un rêve mais parfois des mois passent sans qu’ils me permettent de m’endormir car écrire n’est pas une thérapie pour aller bien mais un travail difficile : ce n’est pas une manie. Donc j’écris lorsque je vais bien, sans soucis, sans envie de fuir le temps et le monde. J’écris pour exister.

100% Auteurs : Christian CHAILLET, l’homme, quel est le trait le plus marquant de sa personnalité ?

Christian CHAILLET : Le besoin de liberté. Se nourrir de beau. Mais la qualité qui a sauvé la vie à certains de mes proches est mon sang froid devant les pires catastrophes.

Je dis souvent pour faire rire : je n’aime personne et personne ne m’aime. Le plus marquant ? C’est souvent vrai. On ne m’aime pas forcément au premier contact, il faut du temps. Je suis un être complexe et sauvage, extraverti et distant. Comme mes héros.

100% Auteurs : Le milieu de l’édition perd certaines de ses valeurs de nos jours. Quelles sont vos impressions sur ce qu’il est aujourd’hui ?

Christian CHAILLET : Les éditeurs et leurs partenaires sont des usines à fric. Je suppose que l’on ne prête qu’aux riches. Voir le mode de sélection (arbitraire) du Goncourt, et des autres prix. Regardez les rayons de la FNAC et des libraires : les gros éditeurs et les 100 millionnaires de la littérature de gare. Qui sont présents dans les salons ? Les millionnaires de la littérature de gare. Qui leur court après ? Les médias pour les enrichir encore plus. C’est édifiant. Je suis méconnu, ne vend pas de milliers d’ouvrages, donc je n’ai que ce que je mérite : non ? 

100% Auteurs : Vous êtes également le fondateur et le président de l’association vingt mille mots sous les mers. Pour les lecteurs qui ne la connaissent pas et parmi lesquels se trouvent des auteurs, pouvez-vous nous expliquer son concept, son utilité, sa mission… ?

Christian CHAILLET : Aujourd’hui l’association est en sommeil. VMMSLM avait pour but d’aider les auteurs à écrire et vendre leurs ouvrages, de leur permettre de participer à des salons, de corriger leurs textes ; une partie des bénéfices des opérations de financement étaient reversés à une association caritative reconnue d’utilité publique : Malinia. Je négociais aussi avec les maisons d’édition des prix d’achat compétitif qui permettent à l’auteur adhérent (10€ par an) de conserver ses droits lors d’achat de ses ouvrages (souvent perdus dans ce cas là)... Si des humains veulent me donner un coup de main pour relancer le site et être au bureau ils seront les bienvenus !!!

Propos recueillis par Marie BARRILLON

lundi 25 juin 2012

Lucienne

"La vie moderne… c’est comme un train qui roule et qui accélère peu à peu. Les passagers ne s’en aperçoivent pas et pourtant ils avancent de plus en plus vite… Vers où ? Moi aussi Edmond, je me pose la question et je n’ai pas la réponse… Je crois que personne ne l’a et que tout le monde s’en fiche ! Les gens doivent se dire qu’il ne faut pas s’inquiéter de la destination du train puisque de toute façon il faudra en descendre un jour, comme toi. Alors ils vivent, ils ne se posent pas ces questions qui les embêtent et qui leur fait perdre du temps." Extrait du livre

LA VIE ET SES ROUAGES…

"Tiens, bouge pas que je t’arrange un peu la dalle ! Tu vois, ces deux vases en étain, c’est cher mais ça fait de l’usage ! Ils ont au moins deux ans et ils sont comme neufs !" C’est ainsi que commence la journée de Lucienne

Une visite à son défunt mari à qui elle raconte les potins du village : "Toujours à sa fenêtre, la mère Mouchis, à croire qu’elle compte les gens qui passent. On la mettrait dans un pré avec une clôture et des trains qui passent de temps en temps, je suis sûre que ça lui ferait une belle vie."

Quoi faire lorsqu’on n’a plus personne, ni même sa moitié et que la vie n’avance plus qu’au ralenti comme pour nous faire compter les secondes qui s’égrainent sur l’horloge du temps ? Lucienne s’occupe comme elle peut, et puis compter ces fameuses secondes sur l’horloge du temps, ça ne lui ressemble pas. Pas gâteuse notre Lucienne !

Dès les premières pages, on a envie de s’accorder à son pas pour une balade dans le temps… dans son temps à elle. Des les premiers mots, on a l’impression d’entendre ses intonations. Elle nous paraitrait presque familière… Lucienne

On ne la connait pas certes, on la découvre et pourtant on pourrait penser qu’elle est là, quelque part, en nous peut-être mais en tout cas pas très loin, à attendre qu’on la suive pour un petit bout de chemin. Et pour cause ! Lorsque l’on observe ces personnes, elles ont un petit quelque chose qui fait qu’on les retrouve les unes dans les autres. 

Un petit air de "ressemblance". Ce petit quelque chose qui nous donne envie souvent de les protéger, de les servir, de les… aimer, tout simplement.

POUR UN PEU DE TENDRESSE…

Lucienne est attachante dès le début de ce livre malgré son franc-parler, souvent drôle par ailleurs : "Je n’aime pas les vieux ! Ils m’énervent, ils puent… même quand ils sont propres et parfumés […] Je n’aime pas les résignés qui attendent la mort, tremblants sur leur chaise… je n’aime pas non plus les joyeux qui font semblant d’être bien…" 

Pourtant, elle est consciente et le dit qu’elle est vieille, elle aussi. Elle ne se voile pas la face ! Mais voilà, Lucienne, elle a ses idées. Mignonnes idées en définitive !

On ne trouvera pas une seconde d’ennui à ses côtés. Effectivement, on a plaisir à rester auprès d’elle et désirons que cela dure encore et encore. Elle pourrait être notre grand-mère après tout ! Et puis, le temps avance, elle nous conte sa vie qui n’a pas toujours été très gaie, on s’attendrit encore un peu. Lucienne ! Notre pas s’accorde toujours au sien, n’est-ce pas là l’essentiel. 

Elle règle ses comptes avec la vie qui ne l’a pas épargnée, tant blessée parfois : "J’en ai assez de subir la volonté des autres ou celle des événements."

Elle les règle aussi avec Edmond qui est au repos dans sa tombe qu’elle entretien jour après jour : "C’est pas parce qu’il y a beaucoup de fleurs sur une tombe que celui qui est dessous est plus aimé !"

Et puis, elle règle son plus gros compte avec le tracteur qui a tué son Edmond. Ce tracteur qui est encore là, dans le chemin à la narguer comme une tache dans son paysage pour lui rappeler que plus rien ne sera comme avant et pour rendre encore plus triste ce qui lui reste de vie : " Je ne veux plus qu’on décide pour moi, je ne veux plus qu’on me traite comme une quantité négligeable, comme une vieillerie dont on n’a rien à faire."

QUAND L'ÂGE NE RIME PAS AVEC FOLIE…

Puis, elle se dévoile un peu plus en nous parlant de son amnésie qui lui a fait perdre de vue ses jeunes années. Des bribes de souvenirs reviennent de loin, très loin. 

Des bribes, puis des pans entiers : "C’est à croire que mes souvenirs sont restés intacts pendant toutes ces années… Ils n’ont pas servi alors peut-être qu’ils ne se sont pas usés…" 

Qu’est-ce qu’on aimerait la serrer dans nos bras Lucienne, la chérir un peu, lui donner de la tendresse qu’elle n’a plus parce qu’il n’est pas normal qu’après toute une vie on se retrouve seul à parcourir ce qui en reste, surtout lorsque le temps paraît si long : "C’est bizarre ça !... La pendule est au moins deux fois plus grande ici que dans l’autre bâtiment… c’est peut-être que le temps qui passe est très important pour les vieux et sans importance chez les fous… quand on est fou, on ne vieilli pas !"

Cependant, Lucienne est loin d’être folle. Sa tête est bien présente avec toute la conscience et la lucidité nécessaires pour ne pas perdre pieds : "C’est ma vie qui est un poème !"

Lucienne comme une perle dans un monde qui en manque. Un roman à lire sans concession, sans modération mais surtout à lire avec la tendresse du cœur pour en savourer chaque moment car soyez sûr qu’ici le regard seul ne suffit pas.

Allez chercher Lucienne, chers amis lecteurs et emmenez-là avec vous quelques instants, vous ne le regretterez pas le quart d’une seconde ! 

Elle est mon gros coup de cœur et sera peut-être également le vôtre.

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : Lucienne
Auteur : Jean-Michel BERARDI
ISBN : 9782919139248
Format broché: 15 €
Format Kindle : 7,49 €

Entretien avec Jean-Michel BERARDI

Entretien avec Jean-Michel BERARDI, auteur de "Lucienne",
Editions du Puits de Roulle

100% Auteurs : Lucienne, comment vous est venue cette idée de raconter l’histoire de cette femme septuagénaire, somme toute très sympathique ?

Jean-Michel BERARDI : C’est une très vieille idée. En allant travailler, je passais tous les matins devant le cimetière de mon village et un matin d’octobre, au volant de ma voiture un titre s’est imposé : « Les grilles du cimetière » et derrière ce titre, une vieille dame qui va tous les jours sur la tombe de son défunt mari pour lui tenir compagnie.  J’avais écrit à l’époque, il y a plus de dix ans, les six premiers chapitres sous forme de pensées qui permettaient à Lucienne de philosopher gentiment et d’amoindrir le poids de sa solitude.
Voilà l’idée de départ, après, c’est Lucienne qui a pris les commandes ! 

100% Auteurs : Dans cet ouvrage, on ne peut que s’attacher au personnage principal. Elle pourrait être notre grand-mère pour certains, notre mère pour d’autres. Vous êtes parvenu à attirer les lecteurs dans son histoire avec beaucoup de tendresse. Est-ce que cela fut difficile au niveau rédactionnel de vous glisser dans sa "peau" ?

Jean-Michel BERARDI : Je ne me glisse pas, à proprement parler, dans la peau de Lucienne, je ne fais que la regarder vivre, imaginer ce qu’elle pense. Elle a décidé seule de beaucoup de chose dans cette histoire. J’ai souvent l’impression que mes personnages, une fois inventés, prennent le large et je ne fais que les guider.
Il faut vous dire aussi que j’ai côtoyé pendant toute ma vie des gens comme Lucienne, des gens de la campagne, les pieds bien sur terre avec le bon sens et la sagesse du Périgord. Alors, je n’ai pas eu beaucoup de mal !

100% Auteurs : J’ai adoré de nombreux passages et me suis prise de tendresse et d’affection pour Lucienne, comme beaucoup de lecteurs dont les témoignages vont dans ce même sens. Que ressentez-vous face à tous ces témoignages de sympathie ?

Jean-Michel BERARDI : De la surprise et de la gratitude. De la surprise car je n’imaginais pas que mon histoire puisse intéresser et plaire à tant de lecteurs. De la gratitude envers Stéphanie Lahana, mon éditrice, qui a pris sans hésiter le risque de publier Lucienne et qui, sans elle, n’aurait pas existé.

100% Auteurs : Nous souhaitons évidemment une longue route encore à Lucienne, cependant, y aura-t-il une suite ? Question que se posent certains lecteurs car effectivement la fin laisse entrevoir une possible suite.

Jean-Michel BERARDI : Je suis désolé, Il n’y a pas de suite prévue, mais sait-on jamais ! Avec un personnage comme Lucienne, on peut s’attendre à tout !

100% Auteurs : Sinon, en dehors de Lucienne, y a-t-il d’autres projets littéraires en préparation ?

Jean-Michel BERARDI : Oui, plusieurs autres sont en cours. Je termine actuellement le second tome d’un roman junior fantasy. « Les Colonnes du Mausolée » suivi par « Le Grand Carrefour » qui sont en recherche d’un éditeur. D’ici la rentrée, j’attaque la rédaction d’un nouveau roman adulte plein de rebondissements et de personnages attachants. Le plan est terminé, les idées sont en place, je n’ai plus qu’à écrire !

100% Auteurs : Votre rapport à l’écriture, vous le définiriez comme une passion, un loisir, un passe-temps… ?

Jean-Michel BERARDI : Ah ! Le piège ! Passion serait grandiloquent, loisir ne ferait pas assez sérieux, passe-temps serait je-m’en-foutiste. Réellement, je pense qu’il y a un peu de tout cela. J’adore écrire des histoires et ça me prend beaucoup de temps !

100% Auteurs : Pour mieux nous imaginer vos habitudes d’écriture, avez-vous quelques petites habitudes tenaces, des petites manies indispensables lorsque vous écrivez ?

Jean-Michel BERARDI : Depuis plusieurs années, je me suis convaincu que les mots viennent se poser plus facilement sur des ZAP book format roman et seulement sur les pages de droite... J’écris toujours au stylo Pilot V7 (pardon pour la pub) que je fais venir de France par les amis qui viennent nous voir. Il y a donc un moment où il n’existe qu’un seul exemplaire du manuscrit, ce qui fait trembler mon éditrice. Ensuite, je tape le texte sur mon portable ce qui me sert de réécriture, correction, mise en place des détails, des chapitres, etc. Je n’excelle pas au clavier donc j’y passe beaucoup de temps... et c’est là où je me ronge les ongles.

100% Auteurs : Et pour achever cet agréable entretien avec vous, vous imposez vous un rythme de travail ou au contraire laissez-vous l’imaginaire vous guider pour prendre sa place à sa convenance ?

Jean-Michel BERARDI : Je me laisse beaucoup guider par mon imaginaire, mes personnages font un peu ce qu’ils veulent, parfois trop, mais pas pour les horaires. Je pense très souvent à mon histoire au cours dans la journée, en faisant autre chose, en bricolant, en conduisant, mais je m’installe le stylo à la main tous les soirs (ou presque) de 21h à Minuit. Eh oui ! Je suis du soir !

100% Auteurs : Merci Jean-Michel pour cet échange.

Jean-Michel BERARDI : Merci à vous et aux lecteurs qui ont eu la gentillesse de me lire.

Propos recueillis par Marie BARRILLON pour 100% Auteurs