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mardi 26 juin 2012

Entretien avec Christian Chaillet

Entretien avec Christian Chaillet pour la sortie de son ouvrage
"Les feux perdus de GLANUM", éditions Edilivre


100% Auteurs : "Les feux perdus de GLANUM", Comment vous est venue l’idée de ce dernier roman ?

Christian CHAILLET : Lors d’une visite sur le site de Glanum, tout près des Baux de Provence Je me suis assis sur un muret de l’agora et j’ai vu 2 petits gaulois courir dans les ruines de la cité. L’histoire m’est apparue alors dans son intégralité ou presque.

100% Auteurs : Relater une histoire qui se déroule en 125 avant Jésus-Christ lors de l’invasion de la Provence par les Romains ne doit pas être franchement évident. A-t-il été difficile d’en réaliser l’écriture ?

Christian CHAILLET : Oui et non car ce fut une belle aventure. Comme je mets en scène des personnages réels, j’ai passé beaucoup de temps en recherches scientifiques et historiques. Les Gaulois n’ont pas écrit leur histoire, leurs mœurs, leurs habitudes de vie. Il a fallut fouiller dans les revues spécialisées pour retrouver les éléments composant leur vie sociale. Les éléments de l’administration romaine et les alliances entre les peuples d’envahisseurs sont un des autres éléments clés de la guerre en Gaule (Provence ici).

Le contexte commercial et l’état des sciences de l’époque sont également importants car l’un de mes héros est un druide centenaire, de grande culture qui a beaucoup voyagé et se pose beaucoup de question sur le devenir de la société gauloise. Le monde était vaste alors, de Chine à la Finlande, en passant par l’Afrique et l’Inde parcourue par Alexandre 200 ans plus tôt. Et pour permettre au lecteur de comprendre la mentalité des gens de l’époque j’ai ouvert le monde en intégrant un éléphant de combat venu d’Inde et une jeune femme d’une autre tribu en butte aux romains assoiffés de terres et d’argent. Cette guerre n’avait pour but que de voler des terres riches, faire payer des péages au profit des nobles romains, et d’ouvrir une route depuis l’Espagne et Rome pour plus de fluidité des marchandises.

100% Auteurs : Dans votre quotidien, comment s’organisent vos temps d’écriture ?

Christian CHAILLET : Principalement le soir après le travail, les samedis avant le début du top 14 !!! Et pendant toutes mes vacances lors de pauses culturelles ! La famille lit et moi j’écris.

100% Auteurs : Dans cette même idée, lorsque vous écrivez, qu’est-ce que vous vous imposez et ne vous imposez pas ?

Christian CHAILLET : je m’impose d’écrire beau. Je m’impose d’écrire clair. D’écrire vrai. Mes histoires sont des films dont je déroule les images devant l’imagination des lecteurs. C’est le compliment qui revient le plus souvent : « j’y étais, tu y étais, ce n’est pas possible autrement ! Comment décrire des scènes pareilles sans les avoir vécues dans une autre vie ? » Je m’impose un calendrier. Je ne m’impose pas plus de 10 heures de travail par jour, travail alimentaire compris. Je n’écris pas les dimanches. Précision : je suis agnostique.

100% Auteurs : Certains auteurs, pour ne pas dire tous, ont quelques petites habitudes pour les uns, des rituels indispensables pour d’autres lorsqu’ils écrivent. Quels sont les vôtres ? (musique, café ou thé, stylo, crayon ou ordi…)

Christian CHAILLET : J’écris sur ordinateur en écoutant de la musique - du reggae ou du jazz- ou des morceaux téléchargés par mes filles : Trio, Gladiators, Louise attaque, Adel, Billy the kick, etc… Je prends parfois un café coulé de ma Nespresso (en compagnie de la fille qui joue dans la pub avec Clooney) !  Je lis beaucoup et utilise énormément Internet pour trouver des références historiques.

100% Auteurs : Nous imaginons bien que vous n’en resterez pas là. Quels sont vos prochains projets littéraires ?

Christian CHAILLET : dans le même temps d’écriture que « Le dernier cri du chat », « A mort la vie », « Méfie toi de la lune » et « Les feux perdus de Glanum », J’ai écrit 3 autres romans :

1) « Ad Nauseam » : retrace l’histoire d’une vengeance en 215 après JC ; celle d’un géomètre d’Eauze envers un ennemi invisible.
2) « 42 Km et des Bananes » ou l’histoire d’un SDF qui court le marathon de Paris. Le thème en étant la ressemblance avec le père oublié. Et la place du diable dans l’amitié !
3) « Perrine et James Bond 007 » est une histoire d’enfants aventureux rencontrant deux espions : Perrine, (ma fille) et James Bond dont elle et moi sont fanas.

Plus tard J’écrirai un roman actuel et économique dont je ne peux dévoiler l’intrigue de base. 

100% Auteurs : A chaque auteur son histoire, parfois particulière. Vous concernant, comment vous est venue cette passion pour l’écriture ? Est-elle indispensable à votre quotidien ?

Christian CHAILLET : j’écris des histoires et des poèmes depuis l’enfance. Au primaire j’échangeais un cahier de liaison avec un ami : il était remplit de dessins, de mots, de rêves… Nous nous le passions lorsqu’il était prêt. A-t-il disparu comme l’ami ? Mystère. Les rédactions étaient ma tasse de thé. Pour moi un vaisseau était spatial,  un cheval ailé.
J’écris comme dans un rêve mais parfois des mois passent sans qu’ils me permettent de m’endormir car écrire n’est pas une thérapie pour aller bien mais un travail difficile : ce n’est pas une manie. Donc j’écris lorsque je vais bien, sans soucis, sans envie de fuir le temps et le monde. J’écris pour exister.

100% Auteurs : Christian CHAILLET, l’homme, quel est le trait le plus marquant de sa personnalité ?

Christian CHAILLET : Le besoin de liberté. Se nourrir de beau. Mais la qualité qui a sauvé la vie à certains de mes proches est mon sang froid devant les pires catastrophes.

Je dis souvent pour faire rire : je n’aime personne et personne ne m’aime. Le plus marquant ? C’est souvent vrai. On ne m’aime pas forcément au premier contact, il faut du temps. Je suis un être complexe et sauvage, extraverti et distant. Comme mes héros.

100% Auteurs : Le milieu de l’édition perd certaines de ses valeurs de nos jours. Quelles sont vos impressions sur ce qu’il est aujourd’hui ?

Christian CHAILLET : Les éditeurs et leurs partenaires sont des usines à fric. Je suppose que l’on ne prête qu’aux riches. Voir le mode de sélection (arbitraire) du Goncourt, et des autres prix. Regardez les rayons de la FNAC et des libraires : les gros éditeurs et les 100 millionnaires de la littérature de gare. Qui sont présents dans les salons ? Les millionnaires de la littérature de gare. Qui leur court après ? Les médias pour les enrichir encore plus. C’est édifiant. Je suis méconnu, ne vend pas de milliers d’ouvrages, donc je n’ai que ce que je mérite : non ? 

100% Auteurs : Vous êtes également le fondateur et le président de l’association vingt mille mots sous les mers. Pour les lecteurs qui ne la connaissent pas et parmi lesquels se trouvent des auteurs, pouvez-vous nous expliquer son concept, son utilité, sa mission… ?

Christian CHAILLET : Aujourd’hui l’association est en sommeil. VMMSLM avait pour but d’aider les auteurs à écrire et vendre leurs ouvrages, de leur permettre de participer à des salons, de corriger leurs textes ; une partie des bénéfices des opérations de financement étaient reversés à une association caritative reconnue d’utilité publique : Malinia. Je négociais aussi avec les maisons d’édition des prix d’achat compétitif qui permettent à l’auteur adhérent (10€ par an) de conserver ses droits lors d’achat de ses ouvrages (souvent perdus dans ce cas là)... Si des humains veulent me donner un coup de main pour relancer le site et être au bureau ils seront les bienvenus !!!

Propos recueillis par Marie BARRILLON

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