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lundi 19 août 2019

On ne voyait que le bonheur

"On ne voyait que le bonheur" de Grégoire Delacourt 


C'est avec ce titre que j'ai découvert Grégoire Delacourt, et je ne le regrette pas. Dans cet ouvrage, nous allons à la rencontre de l'improbable, de l'inimaginable, mais surtout de l'inacceptable. 

Après un début qui me semblait se traîner un peu en longueur, j'ai tenu grâce au style de l'auteur, mais aussi parce qu'il est rare que j’abandonne un livre. Le fait est, qu'après plus de 35 ans de lecture, je n'en ai abandonné qu'un seul, que j'ai retenté de lire plusieurs fois avec toujours le même résultat. 

Je disais donc que ce qui m'a fait tenir, c'est le style de l'auteur qui a su m'engloutir dans les mots, les phrases pleines de sens qui parfois vous pousse à la réflexion : « La douleur, c'est comme un corps étranger. On finit par fabriquer une coque, pour ne plus la sentir. », « On n’échappe pas à la souffrance des autres, elle vous saute au visage. Elle a besoin de vous. Malgré vous. » 

Antoine porte les stigmates et les souffrances de son enfance, de son passé, celui dont on n'imagine pas à quel point les douleurs sourdes subies demeurent indélébiles pour un jour, souvent de manière inattendue, faire éclater leur trop-plein. 

L'enfance laisse des traces à perpétuité. C'est par elle que nous sommes tous amenés à nous construire, tout au moins au début de notre existence. C'est elle qui nous donne les premières bases, pas toujours les meilleures, de notre vie. Ce vécu s'incruste sur nos murs intérieurs, que l'on aura beau tenter de recouvrir, mais qui, même avec le temps ne sera jamais vraiment effacé pour un jour refaire surface.


Une petite sœur disparue, la jumelle d'Anna, une mère en désertion, un père qui ne sait pas aimer ou n'a pas appris à le montrer, puis la descente après un bonheur qu’il croyait acquis, sa femme qui le quitte, un licenciement pour couronner le tout. 

Jusqu'où peut- on accepter les « brutalités » de l'existence sans éclater, sans perdre pied, sans « péter les plombs » ? Est-on capable, ne serait-ce que de percevoir le moment où les limites sont atteintes ? De nous imaginer dans la possibilité de commettre un acte irréparable ? À quel moment en arrive-t-on à faire le constat de notre existence ? 

Antoine fait ce constat, triste, amer, douloureux, trop souvent en retrait, à ne jamais oser, à n'avoir jamais souhaité ni voulu ressembler à ce père effacé, presque lâche, plus homme à l'extérieur dans sa vie professionnelle que père pour ses enfants, époux, au sein de son foyer. Antoine n'a jamais désiré être absent pour ses enfants, pour ne surtout pas reproduire l'abandon inguérissable de sa mère. 

Et puis toute la suite, tout le reste, tout intérioriser, « Le grand mot […] l'intériorisation, le refus de laisser jaillir ses émotions, la peur de perdre le contrôle. » L'amour et le besoin d'être aimé, mais aussi le cruel manque d'amour dès l'enfance, tragique, amertume, drame, silence et non-dit. 

Entre passages forts et phrases puissantes, d'autres passages un peu longs (à mon goût), mais rédigés de manière à vous emballer malgré tout, malgré vous. 

Outre l'aspect tragique, ce roman poussé, ou du moins incite, à la réflexion, à l'introspection, à s'interroger sur ce que l'avenir peut nous réserver et comment nous serons en mesure de l'aborder sans perdre pied en cas d’aléas difficiles, parce que personne, non, personne n'est à l'abri des caprices du destin. 

Ce roman m'a beaucoup touchée, surtout sur la troisième partie, en faisant passer mes émotions par toutes les couleurs aussi bien dans la gaîté que dans la peine, dans la colère ou la tristesse. 

Quelques phrases relevées au cours de ma lecture : 

- « Il ne reste de ceux qui nous manquent que le manque justement que nous avons d'eux. » 
- « Il faut être deux blessés pour se rencontrer […] être deux errances, deux âmes perdues. Si l'une est forte, elle écrase l'autre, elle finit par l'achever. » 
- « Il n'y a pas d'amour là où il y a la colère. » 
- « Les mots, il faut qu’ils sortent. Il faut les dégueuler si on veut guérir. » 
- « Le bonheur, on ne le sait qu'après ; on ne sait jamais qu'on est en train de le vivre, contrairement à la douleur. » 
- « La connerie, ça ne se soigne pas d'une réplique. D'ailleurs, ça ne se soigne pas. » 
- « Le voyage compte plus que la destination. » 

Marie BARRILLON

Titre : On ne voyait que le bonheur

Auteur : Grégoire Delacourt

Éditions : Le livre de poche

ISBN : 9782253182863

jeudi 1 août 2019

Les vieilles

Les vieilles, Pascale Gautier


J’ai été particulièrement séduite par la couverture, le titre et la quatrième de couverture qui promettaient fraîcheur et humour, moi qui voue en général une véritable tendresse pour les personnes âgées. 

Je pensais alors trouver dans cet ouvrage, un bon moment de lecture. Ce ne fut le cas que concernant la première partie. 

J’ai trouvé l’aspect trop caricatural des personnages mettant à mal l’humour voulu, la fraîcheur annoncée, l’impertinence attendue. 

L’empathie y est au début, puis s'étiole au fil des pages. Ces mamies qui promettaient un roman frais sont si caricaturées qu’elles en perdent toute crédibilité. C'est dommage, car question drôleries, « les vieux » ne sont souvent pas en reste. Nombreux sont ceux qui loin d'être grabataires souvent savent vous embarquer dans des situations vraiment cocasses, presque à mourir de rire. Si, si, je vous l'assure, j'en connais d'ailleurs quelques un(e)s !

L’astéroïde qui annoncerait la fin du monde est quelque peu tiré par les cheveux, drôle d’idée pour créer la panique. Et puis, il y a également toutes ces mamies qui se suicident en se jetant dans le vide du haut d'un immeuble et qui restent sur le trottoir parce qu'à cause de l'astéroïde « l'apocalypse est pour demain et ramasser les vieilles n'intéresse plus personne », difficile d'acter une telle éventualité, même au second degré. 

Au final, je n’ai pas été emballée plus que cela ! Ravie au début, puis la déception prenant place doucement n'a fait que se confirmer pour ensuite me laisser un goût amer parce que je n'ai pas du tout cette image des personnes âgées. J'en connais des drôles, des caustiques, des impertinentes, des râleuses, des agaçantes, des sages discrètes et des moins sages affrontées, des timides qui n'osent pas et des frivoles qui osent tout. 

À lire tout de même parce que chacun perçoit les choses à sa manière avec son ressenti propre et que ce qui déplaît aux uns peut plaire aux autres, et inversement. 

Marie Barrillon

Titre : les vieilles

Auteur : Pascale Gautier

Éditions : Folio

ISBN : 9782070443338

lundi 15 juillet 2019

Le chef de rang désenchanté

Le chef de rang désenchanté, James Barbier


Bien que j'aie pu ressentir un certain attachement pour Jason, le personnage principal de ce roman, j'ai malgré tout eu un peu de mal à m'attacher vraiment à l'histoire dont le thème met en lumière le harcèlement au travail. 

De page en page, nous sommes face aux plaintes et aux complaintes du jeune homme. Il entasse les griefs qu'il a envers ses collègues ainsi que contre ses chefs en général et sa hiérarchie en particulier. Néanmoins, sur une grande partie de l'ouvrage, on ne peut s'empêcher de penser que Jason n'agit pas pour que sa vie change. Pourtant, au cœur de la vingtaine tout est possible encore pour lui. 

Les griefs sont nombreux, parfois pesants et répétitifs, allant des horaires atypiques à la polyvalence de son poste, sans jamais aucune contrepartie pas même financière, en passant par le comportement même des clients qui n'hésitent pas à être tour à tour méprisants et arrogants. 

Jason peste chaque jour, car il souhaite évoluer au sein de l'établissement, estime être bien placé, sinon mieux, que les autres pour obtenir une évolution de poste, la promotion dont il rêve. Alors, quand le poste qu'il convoite tant est attribué à deux de ses collègues, c'est la colère, la déprime pour Jason avec la furieuse sensation d'injustice qu'il va ressasser de manière continue.

Un peu d'action aurait été nécessaire, et même souhaitable, pour rendre la lecture plus emballante. 

Cela dit, au fil des pages, quelques impressions peuvent donner comme des alertes pour nous pousser nous-mêmes à une introspection concernant notre propre vie, nos désirs profonds professionnels et personnels, nos choix, les personnes qui oscillent autour de nous et qui ne sont pas toujours de bon augure ni même sincères. 

Suite à l'attribution de ces postes à des personnes dont Jason estime qu'elles n'ont ni le potentiel ni les capacités et, qui plus est, ont moins d'ancienneté que lui, il le prend, ou du moins le perçoit comme une atteinte à son professionnalisme, un affront émanant de sa hiérarchie, une trahison personnelle de la part de ses collègues. 

La déception est grande, la désillusion insupportable, ce qui amènera à rendre invivable l'ambiance au quotidien au sein de l'hôtel, et poussera Jason à ressentir une certaine haine sous couvert d'une réelle envie de vengeance surgissant du fond de sa profonde colère.

La fin n'était pas du tout attendue et m'a quelque peu surprise, agréablement au demeurant. 

Au final, à part quelques bémols, Jason est attachant, par moment agaçant, car parfois on aurait vraiment envie de le secouer pour qu'il réagisse. 

L'ensemble est agréable à lire, avec quelques pauses, pour ne pas se laisser gagner par la lassitude, car c'est tout de même bien écrit, n'enlevons pas ce bon point à l'auteur. 

Marie Barrillon


Informations sur le livre :

Titre : Le chef de rang désenchanté

Auteur : James Barbier

Éditions : Verone Editions

ISBN : 9791028405052

Prix : 19,50 €

jeudi 24 mai 2018

Celle qui s’enfuyait - Philippe Lafitte

Celle qui s’enfuyait, Philippe Lafitte


Par manque de temps, j'ai quelque peu laissé de côté la publication de mes chroniques. Je reviens avec le nouveau roman « Celle qui s'enfuyait » de Philippe Lafitte.

Fuir sans jamais se retourner, mais fuir sans jamais oublier, parce que le danger peut-être tapi, là, dans l’ombre pour surgir à tout instant. Parce que se cacher semble dérisoire lorsqu’on se sait menacé. Et parce que c’est parfois le seul moyen d’échapper au monde pour trouver un semblant de calme et de tranquillité.

En quittant les États-Unis pour s’installer dans une province isolée de France, elle savait qu’elle ne serait jamais à l’abri. On n'est à l’abri nulle part lorsqu’on craint pour sa vie. Et Phyllis le sait mieux que quiconque. Les décennies qui séparent sa jeunesse de l’instant présent n'ont fait que confirmer cet état de fait. La méfiance et la prudence sont devenues ses meilleures alliées en prenant possession de l’espace et du temps. Elles ont accaparé le quotidien, toujours en avant à la manière d’un bouclier.
Phyllis plonge dans l’écriture pour échapper au passé et se sauver de la peur, mais très vite elle atteint le succès. Comment rester cachée et se préserver dans ces conditions ? Le succès et l’isolement feront-ils bon ménage ? Lui permettront-ils de conserver l’apaisement face à ses angoisses ?
https://www.amazon.fr/Celle-qui-senfuyait-Litt%C3%A9rature-Fran%C3%A7aise-ebook/dp/B079ZZG2TH/ref=as_sl_pc_qf_sp_asin_til?tag=mabachen-21&linkCode=w00&linkId=614045c6348ed45becaa8e8527a74d14&creativeASIN=B079ZZG2TH
Le passé nous rattrape toujours, même si l’on prend toutes les précautions pour le maintenir à distance. Le passé de cette femme avec toute la violence qu’il contient porte les traces d’une culpabilité qui la ronge. Une culpabilité qu’elle tente d’éloigner dans cette vie qu’elle s’est construite avec des règles strictes. Phyllis retrouve un semblant de paix dans l’écriture de ses polars, certes, mais qu’en est-il de la vraie vie ?

Ce roman de Philippe Lafitte m’a transportée. J’ai eu l’impression d’être partout avec Phyllis, à son bureau lorsqu’elle écrit, sur le bord des routes et des chemins quand elle part courir au petit matin, dans ses pas lorsqu’elle porte son chien abattu par une balle venue de nulle part...
Dans ce roman, l’auteur fait des retours sur le passé permettant de comprendre les raisons qui ont poussé le personnage à s’imposer cet exil et la solitude indispensable à sa survie.
Comme à son habitude, l'auteur nous gratifie de sa plume fluide et tellement agréable. Philippe Lafitte choisit ses mots pour être en adéquation avec chaque situation où rien n'est laissé au hasard !
Après « Vies d'Andy », « Étranger au paradis » ou encore « Belleville Shanghai express » dont vous trouverez les chroniques sur chaque ouvrage sur ce blog, « Celle qui s’enfuyait » est assurément un roman à ne pas manquer !

 Marie BARRILON

Informations sur le livre : 
Editions : Grasset
ISBN : 978-2246815563 
Format : papier 
Format Kindle : Télécharger ici

samedi 19 mai 2018

La douleur - Marguerite Duras

La douleur - Marguerite Duras

Parce que l’attente est parfois insoutenable, elle l’est d’autant plus en période de guerre !
Dans « La douleur », nous rencontrons Marguerite Duras déchirée entre l’insoutenable attente du retour de Robert L, son mari, déporté au camp de concentration de Buchenwald, puis à celui de Dachau, et l’angoisse qu’il ne revienne jamais.

Au début de l’ouvrage, Marguerite Duras précise qu’elle a retrouvé son journal dont elle dit : « Je n’ai aucun souvenir de l’avoir écrit. Je sais que je l’ai fait, que c’est moi qui l’ai écrit, je reconnais mon écriture et le détail de ce que je raconte […] Quand l’aurais-je écrit, en quelle année, à quelles heures du jour, dans quelle maison ? Je ne sais plus rien. »

Dans cette narration, elle met au jour la peur, l’angoisse et les pénibles souffrances qui furent les siennes et qui l’ont accompagnée durant cette traversée tragique que fut la Seconde Guerre mondiale. Soutenue quotidiennement par son grand ami D, pendant et après la guerre, durant l’attente plus pénible et douloureuse chaque jour passant, puis au retour de Robert avec son lot de désillusions, de blessures et d’épreuves non moins douloureuses à venir.

Parce que de Dachau, Robert reviendra, profondément blessé, insoutenablement amaigri, terriblement affaibli, où toute la beauté du corps, et peut-être même celle de l’âme, semble avoir fondue 
avec les muscles et le reste.

Marguerite va s’évertuer à le soigner autant que possible, avec toute la force qu’il lui reste. Mais, la guerre, l’attente et la souffrance de chacun auront eu raison de leur couple. Ils ne sont plus ceux qu’ils étaient l’un pour l’autre. On dit que la guerre change un homme, il n’y a pas plus vrai, néanmoins elle ne change pas que cela, en réalité. Elle change tout ! Cette guerre, comme tant d’autres, aura tué des millions de personnes, anéanties de millions de vies, mais elle aura aussi brisé maintes amours, y compris celui de Marguerite et Robert, avant même de briser leur union engendrant de multiples traumatismes, et pas seulement physiques.

Ce journal est le cri d’une mémoire qu’elle a [peut-être] délibérément tenté d’oublier. Mais, peut-on vraiment oublier ? Non ! Retrouver ce journal quarante ans après avait sûrement une raison d’être. Rappeler, si tant est que ce soit nécessaire, que personne ne sort indemne d’une guerre, ni ceux qui partent, ni ceux qui restent !

« La douleur », vous traverse les entrailles dans un récit poignant qui enserre le cœur en malmenant vos émotions en découvrant l’effrayant et long calvaire relaté avec des mots sans simagrées, qui vont à l’essentiel, dans un condensé brut sans aucune fioriture, mais avec une intensité foudroyante !
J’ai longtemps hésité à lire cet ouvrage, et finalement, je constate que j’aurais dû le lire depuis longtemps !

MB

Informations sur le livre :

Titre : La douleur
Auteur : Marguerite Duras
Editeur : Gallimard
Collection : Folio
ISBN : 9782070387045

mardi 8 mai 2018

Le solitaire - Eugène Ionesco

Le solitaire, Eugène Ionesco

Petite chronique pour un avis très mitigé sur ce roman qui m’a amené à m’interroger sur les raisons qui poussent certaines personnes à se tourmenter à ce point l’esprit en se posant des questions aussi tortueuses, et de sombrer dans l’alcool pour ressentir un quelconque apaisement pour le moins éphémère et combler le néant volontairement provoqué.

« Le solitaire » est un roman où se décline une succession de questionnements existentiels ressentis par le personnage principal. Ce dernier, la trentaine passée, est totalement blasé, ne sait ou ne voit plus comment évoluer dans la vie, voire même s’il a une raison d’être. La monotonie de son existence le mine. Les quelques liaisons sentimentales qu’il est amené à vivre ne sont pas pour lui redonner sourire et joie de vivre. Entre boulot - bistrot - dodo, ce n’est pas la panacée pour le rendre heureux.

Jusqu’au jour où, héritier soudain d’un oncle oublié, il décide d’arrêter de travailler et de déménager, pour profiter de cette fortune inattendue et se laisser vivre au gré des jours. Il se laisse emporter entre la boisson (alcoolisée) et ses interrogations qui le mènent parfois à des réflexions presque désespérées.
Faut-il n’avoir rien à faire pour se demander à quoi il sert de vivre, ou se demander encore si vivre à un sens, sans trouver de réponses au final. Une femme pourtant, la serveuse du restaurant du coin de la rue, tentera de le sortir de cet état quasi végétatif dans lequel il se laisse couler. Mais, c’est peine perdue, malgré toute la patience qu’elle emploie pour y parvenir. Elle finit par le quitter.

Se retrouvant de nouveau seul et suite à une révolution, il s’enferme chez lui avec des réserves alimentaires et d’alcools pour tenir sans avoir à sortir. S’ensuit une solitude encore plus absurde.

J’avais entendu parler de ce livre et lu des commentaires intéressants, mais finalement, je me suis quelque peu ennuyée. Je n’en garderai probablement pas un souvenir impérissable !

MB

Informations sur le livre :

Titre : Le solitaire
Auteur : Eugène Ionesco
Editions : Gallimard
Collection : Folio
ISBN : 9782070368273 

lundi 17 juillet 2017

Karl et Nina, Lisa Giraud Taylor

 Karl et Nina, une romance en pleine guerre

Quand un amour inattendu prend naissance à l’heure de la Seconde Guerre mondiale.

C’est en pleine période d’exode, alors que la France est au cœur de la Seconde Guerre mondiale, que Hannah et Jean, deux enfants encore très jeunes, perdent leurs parents sous les bombes d’une énième attaque aérienne allemande. Ils se retrouvent seuls poussés par le mouvement d’un peuple tourmenté en fuite. La peur, étant devenue leur indésirable « camarade » d’exode, ne leur laisse aucun répit. C’est ce moment que le destin a choisi pour que leur chemin croise celui de Nina. Cette dernière les prend sous son aile pour les protéger, puisqu’à présent, ils sont seuls au monde.

Alors que l’armée allemande envahit son village peu après son retour, Nina va faire la rencontre de Karl, un lieutenant allemand, qui marquera sa vie future en dirigeant son destin sur un chemin qu’elle n’aurait pu imaginer et très au-delà de la guerre, mais aussi de l’après-guerre. Bien que les circonstances ne s’y prêtent pas dans cette période torturée, l’amour viendra poser ses marques entre les deux jeunes gens.

On se sent pris de tendresse pour les personnages que l’auteur a su rendre extrêmement attachants dans une période tragique du passé de notre pays, mais aussi du monde. L’histoire se déroule dans le Périgord, région que l’auteur connaît sur le bout des doigts pour y avoir en partie vécu, qu’elle affectionne tout particulièrement et dont elle est profondément attachée.

Karl et Nina : de l’histoire à l’amour…

Un roman alliant un passé historique, que tout le monde connaît pour les blessures laissées dans toutes les mémoires, à une histoire d’amour véritablement touchante, bouleversante et pleine d’émotions. Mais aussi, un roman qui ne permet pas aux lecteurs de fermer le livre sans être parvenu à la dernière ligne.

Il ne se laisse pas déserter tant le désir de connaître l’issue de l’histoire est prenante. Lisa Giraud Taylor signe, avec « Karl et Nina », un roman émouvant absolument magnifique, captivant et entraînant, avec toujours cette plume tour à tour fascinante et séduisante qu’on lui connaît. « Karl et Nina » est le premier volet d’un « Triptyque devoir de mémoire où un seul personnage fera la liaison entre les trois volets », nous dit l’auteur.


Nous attendrons la suite avec une impatience certaine, mais réelle.

Lire Lisa Giraud Taylor à travers « Karl et Nina » ou ses autres titres comme « Liverpool Connexion », « Noble semaine(s) en famille(s) », « Les aventures de la smala » en deux tomes et les autres, c’est prendre le risque d’être investi d’un plaisir irréfutable, à partager et à mettre dans toutes les mains !

Marie BARRILLON


Informations sur le livre :

Titre : Karl et Nina

Auteur : Lisa Giraud Taylor ; 

Éditions initial : P.L.B Éditeur.

Republié sur : TheBookEdition 

mardi 25 avril 2017

La dernière des Stanfield

La dernière des Stanfield, Marc Lévy

Des secrets de famille pour ce nouveau roman ! A découvrir absolument !
Lorsqu’on ne connaît l’auteur que par le bouche-à-oreille ou par le biais de différentes critiques littéraires lues dans les magazines, entre le pour et le contre, on cherche inévitablement, à un moment donné, à en découvrir la plume. On peut ne pas aimer, toutefois il est à constater que souvent, aller vers cette découverte de Marc Lévy, c’est plonger tout droit vers une véritable addiction. Car Marc Lévy, ce sont des histoires passionnantes rédigées dans un style d’une fluidité surprenante et néanmoins prenante qui ne vous laissent pas sur le bord de la route. « La dernière desStanfield », tout juste sorti de presse le 19 avril dernier, ne déroge donc pas à la règle, trouvant sa place absolument méritée dans le cœur des lecteurs, tant de la première heure que de la dernière.
Des secrets de famille insoupçonnés
Au cœur d’une famille unie, mais un peu fofolle, on découvre Eleanor-Rigby Donovan, jumelle de Michel - ce dernier est atteint du syndrome d’Asperger, ce qui le rend un peu particulier, mais fort attachant – et leur sœur cadette Maggie, une jeune femme au caractère bien trempé, mais avec un cœur immense.

Lire la suite de l'article, ici : La dernière des Stanfield

Informations sur le livre :

Auteur : Marc Lévy
Editions : Robert Laffont/Versilio
ISBN : 9782221157855
Disponible en format numérique

samedi 25 mars 2017

5 - Le thym

Le Thym, l’ami quotidien à ne pas négliger !

Le thym est LA plante à ne pas dissocier de notre alimentation. Ses bienfaits sont nombreux tant en usage interne, associé à nos mets et autres infusions, qu’en usage externe en décoctions, pommades et autres bains ou applications. Il est un antiseptique des plus intéressants pour l’organisme à bien des niveaux. Ses propriétés nous sont insoupçonnées et pourtant le thym est, de manière générale, antispasmodique, antiseptique, mais aussi un antiseptique intestinal, pulmonaire et urinaire, d’où son intérêt certain dans nos usages quotidiens.

Son nom scientifique est Thymus Vulgaris. Il serait la plante la plus fournie en termes de propriétés bienfaisantes. Il peut être utilisé sous forme d’huile essentielle en plus de l’utilisation qu’on lui connaît et qu’on lui prête habituellement, à savoir ses fleurs et ses feuilles. Le thym est probablement l’une des plantes les plus utilisées en thérapeutique, parmi toutes celles présentes sur notre planète.

Les propriétés du thym en usage interne

Le thym, en infusion, associé à du miel et même au citron, à un effet expectorant permettant de fluidifier les mucus des voies respiratoires. Il est incontournable en cas de bronchite, de toux, d’angine, de grippe, mais aussi dans les états de fébrilité.

Par ailleurs, il est une aide non négligeable pour le système digestif permettant d’augmenter l’activité de ce dernier. Il lutte contre l’anémie par son action en amplifiant la force physique apportant ainsi une meilleure tonicité. Il est diurétique. Ses propriétés sont, de même, reconnues pour apaiser les douleurs rhumatismales, celles liées à l’arthrite ou encore à la goutte.

Les propriétés du thym en usage externe

En cataplasme, le thym serait efficace pour lutter contre la chute des cheveux, car il favoriserait la circulation capillaire tout comme il lutte contre tout autre trouble circulatoire.

En association avec de l’huile végétale, il devient une huile de massage à appliquer sur les zones douloureuses ou pour aseptiser une plaie.

En bain de bouche, le thym aide à tonifier les gencives.

Associé à du vinaigre, il se transforme en lotion pour combattre l’acné.

En bain corporel, il est précieux contre la fatigue générale.

Comme il est antiseptique, bactéricide, cicatrisant, révulsif, antirhumatismal, il aide à  apaiser les douleurs engendrées par les rhumatismes articulaires et/ou musculaires, l’arthritisme… Il est efficace contre les plaies, furoncles et autres dermatoses. Ses bienfaits s'activent également en cas de parasites intestinaux.

Le thym est donc un stimulant général évident, un antiseptique et cicatrisant
naturel, un antibactérien intéressant, un antirhumatismal sain qui aide nos organismes dans leurs luttes dans bon nombre de cas de figure. Il est donc essentiel de l’utiliser de manière quotidienne pour les bienfaits non négligeables qu’il procure à notre corps, mais aussi dans nos mets pour les saveurs qu’il offre à nos papilles. Alors, pourquoi donc s’en priver !


Attention : cet article informe sur les bienfaits du thym sur la santé, néanmoins il ne remplace pas une consultation médicale et n’exempte donc pas de le consulter en cas de problèmes de santé.

Un petit livre : Secret et tisane au thym

La suite de cette série, les aliments "bonne santé" prochainement…








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MB

lundi 13 février 2017

4 - L'oignon

L’oignon, le grand copain de notre organisme !

Après avoir parlé précédemment de l’ail et du poireau, dans ce nouveau volet, je vais vous parler de l’oignon. Lui aussi tient une bonne place dans la série des aliments amis de notre bonne santé. Bien qu’il fasse pleurer dans les chaumières (respirer par la bouche quand on les épluche, limite les larmes), il est un des grands alliés alimentaires pour notre organisme, même si certains en doutaient encore.

Son nom scientifique est Allium cepa, il fait partie de la famille des liliacées. Cette famille compte près de 3 500 espèces parmi lesquelles l’ail, l’asperge, l’oignon, le poireau…, ainsi que des espèces médicinales et de nombreuses variétés ornementales comme les jacinthes, les lis, les tulipes, etc.

Outre l’ingrédient parfait pour les saveurs qu’il offre afin d’agrémenter les mets, crus, cuits ou mijotés, il aurait des effets bienfaiteurs pour la santé. Bien que les données scientifiques soient encore insuffisantes pour permettre toute affirmation dans certains cas comme les cancers, les capacités et les effets thérapeutiques de l’oignon sont avérés. Il est antibactérien, anti-inflammatoire, antihistaminique, antianémique, antiseptique…

Quelques-unes des performances de l’oignon

Par sa richesse en soufre, l’oignon combat la sinusite, et c’est la quercétine qu’il contient qui le rendrait aussi efficace en le consommant cru pour les bienfaits des sinus. Il serait excellent pour prévenir la formation de caillots sanguins, améliorant la circulation sanguine, car il aide à réduire le cholestérol dans le sang et évite le vieillissement trop rapide des veines et des artères. Son efficacité se retrouve également dans ses propriétés antibactériennes multiples.

Pour calmer, la toux, une recette à base d’oignon parmi d’autres, est d’émincer finement un gros oignon dans un bol ou un saladier, d’y ajouter trois à quatre bonnes cuillères à soupe de miel liquide. Bien remuer, couvrir et laisser s’étendre (pauser) au réfrigérateur au minimum 12 heures. Ensuite, filtrer et conserver le jus (sirop) obtenu dans un contenant en verre (opaque, de préférence) au réfrigérateur. Consommer comme un sirop traditionnel soit une cuillère à soupe trois fois par jour. Faire de petites quantités chaque fois, car il ne se conserve pas longtemps, environ trois jours. Personnellement, en cas de bronches prises, je n’utilise que cette formule comme sirop, et ça fonctionne. C’est peut-être un peu plus long que des médicaments, mais ça a le mérite d’être parfaitement naturel.

Ses propriétés antianémiques se retrouvent par la présence du phosphore, de la vitamine E et du fer qu’il contient. Lui permettant de reconstituer le sang tout en le régénérant en globules rouges. Sa richesse en vitamines A et C le rend efficace pour combattre les maladies respiratoires, et par sa teneur en soufre, il participe à la réduction des symptômes, en l’occurrence ceux des rhumes, des bronchites et des catarrhes (ce mucus sécrété lorsqu’on a ces pathologies).

Sa teneur en potassium aide à l’élimination des liquides favorisant l’amenuisement des risques de gouttes, de l’hypertension, des calculs rénaux… Il permet également de restreindre les risques de rétention d’eau tout en étant bon pour la prostate et les reins. La teneur en vitamine B et, là aussi, en potassium renforce la régénération du flux nerveux, et sa teneur en magnésium en fait un excellent apport pour favoriser l’amélioration du fonctionnement du système nerveux.

Dans un régime, en vue d’une perte de poids, il est exemplaire, car il est très peu calorique, mais riche en fibres. Il favorise le transit intestinal tout en menant une action dépurative et en chassant les toxines. Ses acides foliques en font également un aliment bon et sain pour les enfants et les femmes enceintes, car il participe à la croissance que ce soit celle des enfants ou celle des fœtus.

L’oignon est un puissant antioxydant, notamment par la présence de quercétine, par sa composition en vitamines C et A, mais aussi les flavonoïdes et le soufre. D’ailleurs, la présence de ce dernier en fait un bon antiasthmatique et un anti-inflammatoire, puisque ces antioxydants participent à la protection du corps et font barrage aux radicaux libres qui l’attaquent.

Mais, qu’en est-il du potentiel de l’oignon en utilisation externe ?

De manière externe, les capacités de l’oignon seraient particulièrement recommandées pour lutter avec efficacité contre l’acné, grâce à ses antioxydants, mais aussi ses propriétés antiseptiques et cicatrisantes. De nombreuses recettes jalonnent les pages web de médecine naturelle pour confectionner ses propres produits maison et sains. Il en est une qui revient souvent concernant l’acné qui consiste à mélanger le jus d’un oignon, obtenu en le mixant au blender, puis de le filtrer pour ne garder que le jus que l’on mélange ensuite au jus d’un citron. Appliquer alors cette préparation sur les boutons pour les traiter et les faire disparaître.

Pour combattre le rhume, un oignon coupé en rondelles sur la table de nuit ou sous le lit produit un effet radical pour passer une bonne nuit, car ses essences lorsque diffusées permettent de déboucher le nez. Pour combattre l’infection due à un furoncle, une rondelle d’oignon appliquée sur la partie concernée résout l’infection. Pour calmer une otite, faire une purée d’oignon cru que l’on applique autour de l’oreille, et qu’on renouvelle toutes les 3 heures pour un effet décongestionnant. Pour contrer un début de grippe, faire une décoction d’oignons en laissant macérer deux oignons émincés dans un demi-litre d’eau durant une nuit (ou au minimum 3 heures), puis filtrer et consommer un verre deux fois par jour. Les propriétés antiseptiques et antivirales agiront pour vous rétablir. En faisant un cataplasme, l’oignon soigne le panaris en agissant sur l’infection. Pour ce faire, il faut faire bouillir un oignon dans de l’eau, l’écraser suffisamment, puis une fois tiède mettre la préparation dans une gaze et l’appliquer sur le panaris. Il est même recommandé de le garder en pansement durant au moins deux heures pour de meilleurs effets.

Pour les coupures, il suffit d’appliquer sur la coupure la petite pellicule très fine qui est présente entre chaque couche de l’oignon. À elle seule, elle stoppe le saignement en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et aide à la cicatrisation. Pour anticiper les interrogations de certains, sachez que ça ne pique pas au moment de l’application. Ce « traitement » vaut aussi pour les griffures de chat. J’ai testé sur une coupure faite par une lame de couteau en céramique, et mystère, le saignement s’est interrompu immédiatement.

Concernant les vertus anti-cancer, dans le cas notamment du cancer de l’estomac ou du tube digestif, et bien que plusieurs études aient été menées sur le sujet, elles n’apportent pas encore d’éléments suffisamment probants. Néanmoins, l’une de ces études (française) aurait permis de démontrer que l’extrait d’oignon aurait diminué la propagation de cellules cancéreuses sur des rats atteints d’un cancer du côlon. Espérons que la science nous en apprenne davantage dans les années à venir.

Les oignons contenant le plus d’antioxydants sont les jaunes et les oignons rouges, la palme revenant à ces derniers. Quant aux petits oignons blancs, ils sont les petits derniers de la troupe avec un apport bien moindre. Comme pour la plupart des fruits et légumes, c’est cru qu’il est préférable de le consommer, car cuit l’oignon perd une grande partie de ses antioxydants.

Précaution tout de même

L’oignon étant fermentescible, c’est-à-dire qu’il déclenche un processus de fermentation lors de la digestion, les personnes sensibles souffrant du syndrome de l’intestin irritable doivent limiter leur consommation à leur seuil de tolérance pour ne pas perturber leur transit et éviter des désagréments.

Pour contrer la mauvaise haleine due à la consommation d’oignons, surtout crus, et comme pour l’ail, mâcher du persil frais permet de remédier au problème sans difficulté.



Attention, cet article énumère quelques bienfaits intéressants de l’oignon pour notre santé, cela dit il ne remplace pas un avis médical quel qu’il soit et ne dispense donc pas de consulter son médecin en cas de problèmes de santé.



En attendant, et pour ceux qui seraient intéressés, La bible Larousse des secrets de nosgrands-mères Broché est un excellent livre pour découvrir ou redécouvrir le secrets de nos grands-mères.



La suite de cette série, Aliment "bonne santé" prochainement avec un autre allié incontournable…

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MB

vendredi 10 février 2017

3 - Le garam masala

Le garam masala


Nous avons tous ou presque des trésors dans nos placards, certains sont insoupçonnés, et pourtant… ils font partie des super aliments et sont incontestablement indispensables à notre bien-être et notre bonne santé. Les aliments riches en antioxydants participent à combattre les radicaux libres, eux-mêmes responsables du stress oxydatif qui est à l'origine du vieillissement.

Le garam masala est un mélange d'épices aux multiples vertus dont les graines sont torréfiées et moulues. Un ensemble d'épices judicieusement mêlées puisant leur origine en Inde. Masala en hindi veut dire mélange d'épices, il concentre à lui seul plusieurs épices dans un dosage parfaitement équilibré.

Outre le fait d'être un assaisonnement exceptionnel pour vos mets culinaires dont il rehausse le goût à merveille, c'est également une combinaison aromatique qui apporte de nombreux bienfaits pour la santé de tous.

Il sera gustativement idéal pour les plats à base de viandes blanches, les poêlées de légumes, le riz, les sauces, etc., dont une cuillère à café pour un met de 4 personnes suffit pour donner toute la saveur recherchée.

Quels sont donc ses avantages ?

Extraordinaire dans vos plats, il vous offre tant de bienfaits. Il se compose de diverses épices comme :

Le cumin, dans le milieu de la phytothérapie, le cumin est communément renommé pour ses qualités carminatives c'est-à-dire stimulant les sécrétions salivaires et gastriques, antispasmodiques sert à lutter contre les spasmes et anti-inflammatoires réduisant les inflammations des intestins. 

La coriandre est tonifiante, anti-infectieuse, antibactérienne. Elle stimule l'appétit. Elle contient de l'acide folique, de la vitamine K et des flavonoïdes bons pour le cœur, ce qui en fait également une épice anti oxydante.

La cardamome aide dans la lutte des troubles digestifs générant coliques et diarrhées. Elle améliore la digestion et favorise le système cardiovasculaire, la fonction cérébrale et la santé osseuse. Elle a, elle aussi, des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires.

La muscade, quant à elle, est réputée pour ses propriétés analgésiques et anti-inflammatoires. Par ailleurs, elle stimule la production de sucs gastriques pour apporter une meilleure digestion et apaiser les ballonnements.

Le poivre noir contenant de la pipérine est réputé pour faciliter la digestion par son effet stimulant dans l'émission d'enzymes digestives. Il aide à brûler les graisses, en l'occurrence s'il est associé à une alimentation équilibrée et à de l'exercice régulier.

Le clou de girofle est riche en eugénol qui se trouve être antibactérien, antiviral et antifongique, il détient des propriétés antalgiques, anti-inflammatoires, anti-infectieuses et antioxydantes.

La cannelle est utile pour favoriser la digestion afin de réduire les maux de ventre.

Le garam masala n'a donc que des bénéfices à offrir et s'intègre dans la majorité des plats pour aider à atténuer les complications digestives comme les ballonnements ou les flatulences.

Quoi d'autre encore ?

Toutes les épices contenues dans le garam masala ont des propriétés anti-inflammatoires. C'est le cas de la cannelle comme du clou de girofle. Elles peuvent participer à diminuer l'inflammation dans le corps, ce qui est bénéfique pour les personnes sujettes à des douleurs articulaires ou même musculaires. 

Pour profiter au mieux des bénéfices de ce mélange d'épices, il est recommandé de l'associer aux diverses préparations culinaires, mais en évitant une consommation trop excessive pour ne pas avoir l'effet inverse comme des irritations intestinales, notamment pour les personnes ayant une certaine sensibilité sur le plan intestinal. Par les polyphénols, le garam masala participe à réduire certains troubles ou fragilités chroniques, tels que l'hypertension ou au maintien de la bonne meilleure glycémie.

Cette association d'épices renforce le système immunitaire avec la présence de vitamines A, B et K, d'oligo-éléments comme le fer, le magnésium, le zinc et le manganèse. De quoi faire face à la baisse de tonus tout en protégeant les défenses immunitaires.
Aucune raison de se priver d'un tel trésor qui fait du bien et agrémente idéalement les préparations culinaires.


Cet article détaille quelques vertus potentiellement intéressantes du garam masala pour la santé, néanmoins il ne se substitue pas à un avis médical quel qu’il soit, il n’exempte donc pas de consulter son médecin en cas de problème de santé.

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mercredi 8 février 2017

2 - Le poireau

 Le poireau

Le poireau ou allium porrum, un ami pour le corps !

Dans la série des aliments « bonne santé », après vous avoir parlé précédemment de l’Ail, je vous présente le Poireau, un allié de taille. Il est l’un des légumes le plus populaire, et on le trouve tout au long de l’année sur les étalages des marchés et autres magasins ayant un rayon de fruits et légumes. La consommation du poireau est très répandue, toutefois peu connaissent en réalité ses bienfaits, vertus incontestables et reconnues depuis la nuit des temps. A l’origine le poireau nous viendrait du Moyen-Orient, les Romains, les Égyptiens ainsi que les Grecs en étaient adeptes.

Ce légume est riche en vitamines, fibres et minéraux. Il fait partie de la même famille que l’ail et l’oignon, entre autres, ses composés sulfurés ainsi que ses antioxydants auraient des effets protecteurs pour notre organisme, limitant les risques cardiovasculaires. Il aiderait à lutter contre certains cancers et/ou certaines maladies chroniques. C’est ce que démontreraient plusieurs études épidémiologiques. Les composés soufrés se révèlent, tout comme pour l’ail, l’oignon et autres alliacés, lorsqu’il est coupé, écrasé ou encore broyé. Ce sont eux qui protègeraient nos cellules en prévenant le développement de certaines maladies. Quant aux antioxydants que contient le poireau, nous retiendrons les flavonoïdes ainsi que les caroténoïdes, des saponines et sapogénines.

Concernant les flavonoïdes, ce sont les feuilles vert foncé qui en concentreraient les quantités les plus importantes. Les caroténoïdes, bêta-carotène, est important dans ce légume, néanmoins il en contient bien moins que la carotte, bien que ses quantités demeurent intéressantes. Les saponines et les sapogénines auraient des propriétés antifongiques, voire anti-cancer, mais les études n’ont pas permis de tirer de réelles conclusions à leurs propos sur la santé humaine, bien qu’elles aient mis en avant la capacité de réduire le cholestérol sanguin de l’animal. La partie verte de ses feuilles compte aussi du sélénium, des vitamines C et E. La partie blanche est riche en pectine aidant à faire baisser le cholestérol.

En termes de vitamines, le poireau cru (car cuit il perd une importante partie de ses propriétés) contient de la vitamine : A, B6, B9, B1, B2, C, K. Il possède également du potassium, du calcium, du cuivre, du fer, du phosphore, du manganèse. D’où sa présence fréquente dans les régimes alimentaires.

Cru, il présente pour 50 grammes environ : 29 calories, 0,7 g de protéines, 6,7 g de glucides, 0,1 g de lipides, 1,3 g de fibres alimentaires.

Lorsqu’il est bouilli, il donne 17 calories, 0,5 g de protéines, 4,2 g de glucides, 0,1 g de lipides, 0,5 g de fibres alimentaires.

Les bienfaits du poireau sur la santé

Il serait très actif contre les inflammations aigües et/ou chroniques des voies respiratoires, lutterait contre les extinctions de voix, l’enrouement, la toux, les pharyngites et autres trachéites… En cataplasme calmant, nos grands-mères en faisaient souvent, il serait efficace contre les furoncles, les angines, le gonflement goutteux articulaires… En cataplasme chaud, il agirait pour calmer les lumbagos en utilisant ses feuilles bouillies en les appliquant sur les zones douloureuses jusqu’à refroidissement. Il embellirait le visage en faisant disparaître rougeurs et boutons. De même, il permettrait de soulager les piqûres d’insectes. Un cataplasme avec 1 feuille de poireau cuite et tiède appliqué sur un panaris le soignerait de manière efficace (opération à répéter plusieurs fois en cas de besoin). Ce légume serait aussi très bon pour soigner les cors aux pieds. Ceux qui en ont savent à quel point ce peut être douloureux. Dans ce cas, il faut faire tremper 1 feuille de poireau dans du vinaigre durant 2 heures. Appliquer ensuite directement sur le cor toute une nuit. Opération à effectuer jusqu’à disparition.

Il entre dans la composition de bien des plats, des mets, le plus souvent cuits. Cependant, il peut aussi être consommé en salade. Mais, saviez-vous qu’il renferme de fabuleuses vertus en sirop, en bouillon et en utilisation externe ? 

Pour faire un sirop de poireaux, par exemple, il vous faut faire cuire 15 grammes de feuilles de poireaux dans 1 litre d’eau durant 30 minutes. Filtrez en pressant bien les feuilles. Au jus obtenu, ajoutez 2 bonnes cuillères à soupe de miel. Conservez cette préparation dans un flacon en verre et consommez 1 cuillère à café 3 fois par jour. Ce sirop serait efficace contre les inflammations respiratoires. Sous forme de bouillon à boire comme une tisane, il est intéressant pour ses propriétés diurétiques de par sa faible teneur en sodium. Par ailleurs, utilisé en décoction, il offrirait l’avantage de donner de beaux reflets aux cheveux bruns. Le poireau étant laxatif, il serait idéal pour combattre la constipation. En manger souvent favoriserait le transit intestinal. Son taux de potassium en fait un allié en cas d’hypertension artérielle.

Dans tous les cas, ce légume est non seulement bon pour la santé, mais aussi idéalement peu calorique. Il est bon pour le transit, la circulation sanguine, la tension, les infections urinaires, en gargarisme avec le bouillon contre les maux de gorge. Il est bon pour le teint, les cheveux, contre les rougeurs et les boutons, éruptions cutanées. Et tous les effets décrits plus haut.

Quelques précautions…

En cas d’allergie à un légume faisant partie des alliacées, il serait probablement judicieux d’éviter le poireau faisant lui aussi partie de cette famille, dans la mesure où l’allergie pourrait être due à un composé allergène commun à d’autres aliments de cette même famille. En cas de calculs urinaires, mieux vaudrait demander l’avis de son médecin pour éviter des désagréments dus à l’effet diurétique du poireau.


Attention, cet article détaille quelques vertus potentiellement intéressantes du poireau pour la santé, néanmoins il ne se substitut pas à un avis médical quel qu’il soit, il n’
exempte donc pas de consulter son médecin en cas de problème de santé.

La suite de cette série, Aliment « bonne santé » prochainement…

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Marie Barrillon