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samedi 30 mars 2013

Un espoir sans faim

"J’avais besoin d’être comprise par une adulte au sujet du fait que je n’avais pas eu de maman. C’était pour moi un moyen de comprendre mon passé, un moyen de savoir ce qu’était la complicité entre une mère et sa fille. C’était un moyen pour moi de me prouver que ce n’était pas de ma faute si je n’avais pas eu l’affection d’une mère. Il fallait prouver à cette petite fille de deux ans qui était en moi, que ce n’était pas de sa faute si elle n’avait pas reçu l’affection qu’une petite fille de son âge aurait dû avoir. Elle appelait au secours depuis trop longtemps. Si seulement on pouvait combler ce manque pour éviter qu’elle ne se fasse du mal, et avoir un peu de compassion pour elle…" Extrait du livre

L’anorexie

L’anorexie touche beaucoup de monde, et en l’occurrence un nombre important d’adolescents. D’après le site savoir.fr,  "En France, l’anorexie concerne particulièrement les adolescents dont l’âge est compris entre 12 et 18 ans, il y a prédominance féminine avec une moyenne de 6 à 10 filles pour un garçon et un taux de 1% des adolescentes sont anorexiques.[…] L’anorexie du type restrictif où le trouble du comportement alimentaire de la personne concernée se limite au refus de se nourrir et l’anorexie du type boulimique où la personne souffrante alterne comportement de refus de nourriture avec comportement d’absorption de quantités considérables de nourriture dont elle se débarrasse par se faire vomir par la suite. Ce type d’anorexie mentale est désigné par l’anorexie avec crise de boulimie/vomissements."

L’histoire de Cindy raconte ce parcours dont elle a été victime dès son plus jeune âge.

Après une enfance perturbée, placée en famille d’accueil dès l’âge de deux ans et demi, l’auteur a décidé de raconter son histoire afin de fournir un témoignage de ce que furent ces années de d’anorexie.

En constante recherche d’amour et de tendresse qu’elle n’avait plus de sa mère trop éloignée et qu’elle ne trouve pas non plus au sein de sa famille d’accueil, elle sombre dans un premier temps, petit à petit, dans l’anorexie.

En grandissant, elle en vient à alterner entre anorexie et boulimie : "J’étais devenue une phobique de la prise de poids et une accro à l’amaigrissement". Mais, personne autour d’elle ne semble entendre ou voir ce cheminement tout comme les appels au secours qu’elle ne parvient pas à formuler avec les mots.

L’heure des combats…


Au fil de ce parcours, elle passera également par les étapes d’automutilations comme si elles étaient une véritable nécessité : "Je demandais une maman pour soigner ma cicatrice que je ressentais chaque soir avant de m’endormir".

Il aura fallu à l’auteur de nombreuses années pour s’en sortir, seule, au terme de divers combats et de beaucoup de souffrances très difficiles.

Elle s’est aperçu que si aucune aide extérieure ne se tournait vers elle, elle n’avait pas d’autre choix que de se battre elle-même pour sa survie, pour sa vie, mais également que "même si on n’a plus d’espoir, il ne faut pas oublier que l’espoir est sans fin, car une partie reste en nous pour notre bien !"

Il lui fallait donc combattre ses démons qui lui dictaient de faire ce que finalement elle ne devait pas faire "J’étais esclave de cette voix qui me disait de maigrir par tous les moyens. […] Mon désir de maigrir me maintenait en vie dans ma tête".

Malgré ces actes répétés que "cette petite voix" lui imposait de faire et les aspects négatifs, voire dévastateurs, elle ne parvenait pas à s’y soustraire, y trouvant un bien-être malgré la dangerosité que cela engendrait : "J’avais l’impression d’avancer quand je n’avais rien dans l’estomac".

À tel point qu’elle y trouvait un sens à sa survie : "Heureusement que je ne m’autorisais pas à manger car sinon j’aurais eu une grosse culpabilité de m’autoriser à respirer".

Toujours est-il qu’à force de courage, elle est parvenue à l’issue de son combat pour redonner à sa vie un véritable sens.

Un témoignage qui mérite d’être lu et partagé.

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Auteur : Cindy BOULANGER
Editions : Édilivre
ISBN : 9782332458773
N'est plus référencé

vendredi 15 mars 2013

D'ombres et de lumières

"Dante se mêla à la foule et, entraîné par le mouvement de masse, se retrouva au beau milieu de la salle réservée aux infirmières et aux médecins. Quelque chose attirait l’attention de tous au centre de la pièce, mais le nombre de curieux empêchait toute visibilité. Il sentait qu’un évènement capital était en train de se jouer dans cet hôpital, dans cette pièce en particulier, mais il ne parvenait pas à en mesurer l’importance. Il rebroussa chemin et se dirigea vers la sortie de secours. Derrière la porte l’attendait Pandhelya. Il avait senti sa présence, et se hâtait de la rejoindre." Extrait du livre

Le monde de Dante

"Et oui, mes vampires à moi ne ressemblent pas aux autres…" par ces quelques mots et avant même de commencer l’ouvrage, nous savons que le ton est donné, entrant ainsi dans le monde des vampires, mais cela ne résume pas tout.

Charla travaille dans un bar au bord d’une route nationale et "faisait ainsi le bonheur de tous les routiers de passage". Vêtue selon les choix et désirs du patron, quelque peu pervers. Une tenue à laquelle il avait "apporté sa petite touche personnelle […] des bas résilles noirs et des talons aiguilles : Il disait que ça faisait vendre !"

Charla ne se reconnaissait pas dans cet accoutrement tout en se demandant comment elle avait pu en arriver là !

Sa fille, Iléria, avait quitté ce monde à l’âge de quatre ans. Elle était issue d’un viol dont Charla avait été victime "un soir en rentrant du travaille, par un vieux routard à moitié saoul".

Lorsqu’elle rencontre Dante, son cœur palpite presque comme celui d’une adolescente. Est-ce le coup de foudre ? Peu importe, elle se sent bien en sa présence et ce sentiment, cette sensation inconnue la rendait déjà heureuse.

Mais Dante n’est pas un homme comme les autres et encore moins comme le commun des mortels : "Ne craignant ni ail, ni crucifix, ni l’astre diurne, Dante se fondait parfaitement parmi les humains… […] La nuit vampire, le jour amoureux".

Le bonheur n’arrive jamais seul

Le bonheur prenait enfin sa place dans la vie de Charla. Ils se marièrent et elle donna naissance à des jumeaux. Cependant, Charla ne pu survivre à ce double accouchement.

Elle eut tout juste le temps de savoir que l’un des jumeaux était l’héritier de Dante au royaume, bien qu’il s’agissait d’une fille. Le second, un garçon, était quant à lui parfaitement humain.

Dante souhaitait profondément sauver son amour, sa femme. En tant que vampire il en avait la possibilité, mais Charla refusa : "Je ne veux pas te rejoindre. Je n’ai jamais voulu faire partie de ton monde, ce n’est pas pour y entrer maintenant. Laisse-moi mourir… en femme, en humaine, dignement".

Dante n’a pas d’autre choix que de se plier au souhait de sa femme. Cependant, avant de partir Charla émis un dernier souhait et fit promettre à Dante de le respecter : "Je ne veux pas qu’ils grandissent ensemble […] J’ai compris quand il est sorti de mon ventre, que le deuxième était destiné à te succéder ; alors laisse mon petit garçon en dehors de ça, d’accord ? Tiens-le éloigné de ce monde que je rejette, laisse-le devenir un homme, normal, loin de ton univers impitoyable".

Dante accepte et promet. La petite fille, Haydn, grandirait parmi les siens au royaume tandis qu’Estéban serait élevé par Tillie, la meilleure amie de Charla.

Chacun avait pris ses habitudes. Dante se partageait entre ses deux enfants dans une double vie qu’il apprit à gérer du mieux possible suivant les circonstances demandées par sa défunte épouse.

La stabilité n’est pas toujours certaine

Les années passèrent. Le pli était parfaitement réglé. Jusqu’au jour où les choses se compliquèrent sérieusement, mettant tout ce petit monde en situation délicate.

Un enfant vampire, son jumeau humain était une situation difficilement gérable dans le temps. Néanmoins, aucun n’avait d’autre choix que de faire en sorte que tout se passe bien. Cela dit, il est bien connu que souvent rien ne se passe tel qu’on le voudrait. Les aléas des jours viennent trop fréquemment assombrir les meilleures intentions.

Entre amour et jalousie, trahison et pouvoir, ce roman nous entraine entre deux mondes. Il saura capter tant l’attention que le plaisir de tous les lecteurs adeptes de ce genre d’ouvrage.

Nous apprécierons, en fin d’ouvrage, un "glossaire des personnages".

Marie BARRILLON
 
Informations sur le livre :

Auteur : Lily BLACKCHERRY
Editions : Angel Publications
Collection : Mogaï
ISBN : 9781471755453
Format broché : 15 €
Format Kindle : 5,35 €

Cybersexe

"Pour Fatima, Théodore nous donne les dernières nouvelles : il baragouine, fait des gestes, des grimaces. Mais il se fait comprendre. Elle mène la grande vie dans son hôtel pour Wahazas : décapotable, suite avec vue mer, champagne au bord de la piscine. Tout le monde sait qu’elle a arnaqué un français de 250 000 € : elle dément avec le sourire. Elle se balade dans les collines et achète des terres agricoles pour une bouchée de pain… […] Bref, elle fait fructifier mon argent." Extrait du livre

Cybersexe

Alors que Jean-Michel fait des rencontres par le biais de sites internet, l’une d’entre elles va tourner au cauchemar, puis au drame lorsqu’il croisera la route d’une dénommée Cynthia.

Une jeune fille soi-disant mannequin et étudiante africaine : "Elle lui a donné rendez-vous à Garges-lès-Gonesse. Où ils l’ont saigné à l’arme blanche. Elle s’est enfuie au bled".

Son ami, Maxime, accompagné d’Arthur, un copain, va tout mettre en œuvre pour tenter de retrouver cette Cynthia. Il se fera appeler Geoffroy et Arthur troquera son prénom pour Luc.

La prudence est de mise. On ne rigole pas avec ces gens-là, car on est loin d’un jeu de cache-cache. Arthur n’est, quant à lui, pas un enfant de cœur : "Il a quelques années de prison à son actif et ce qu’on appelle de l’expérience".

Malgré quelques heures de retard, l’avion atterrit à Nosy be à Madagascar. Tout en ayant voyagé dans le même avion, "Luc" et "Geoffroy" font comme s’ils ne se connaissaient pas. 

Ils feront donc "connaissance" bien plus tard afin de n’éveiller aucun soupçon quant à leur présence sur ce sol étranger. Ils sont là pour retrouver celle par qui est survenue la mort atroce de Jean-Michel. Ils ne laisseront rien passer.


Drague, sexe et… prison

Après une multitude de péripéties, entre drague, beuveries, recherches d’informations, Geoffroy retrouve Cynthia sous le nom de Fatima. Il finit par faire cavalier seul, tandis que ses amis sont dans l’obligation de quitter les lieux, plus précisément le pays, pour leur sécurité.

Geoffroy se retrouve confronté à des problèmes qu’ils n’avaient pas envisagé et encore moins imaginé aux détours des filles, des bars et des beuveries qui le mèneront tout droit en prison : « Le sport national, chez les malgaches, c’est de plumer, de raser le wahaza. Les femmes, en particulier, sont redoutables ».

Geoffroy n’échappe pas à la règle, séduit par Fatima, il met un peu de côté la raison de sa présence, mais se retrouve dans de sales draps.

Ses amis viennent à sa rescousse, mais… à savoir si cela sera suffisant pour le sortir du gouffre, rien n’est moins sûr !

Daniel GAUTHIER, comme toujours si tant est qu’il faille le préciser, nous offre une fois encore un excellent ouvrage dont le suspense est sans conteste bien ficelé.

Un très bon roman qui saura emporter les adeptes de ce type de lecture de Paris à Madagascar en passant par des évènements tragiques.

Marie BARRILLON


Informations sur le livre :
 
Titre : Cybersexe
Auteur : Daniel GAUTHIER
Editions : Amalthée
ISBN : 9782310013314
Format broché d'occasion : 39,19 €
 

vendredi 15 février 2013

Des nouvelles de ma soeur

"Quelque deux ans et demi après son entrée dans le monde, les médecins ont jugé que tout effort supplémentaire pour aider Sylvie était vain. Ils l’ont amenée à un certain stade de confort et ils ne pouvaient pas aller plus loin. Ayant reçu l’avis de sa libération, papa était parti la chercher avec ma tante Blandine pour la ramener au bercail. La « ramener » n’était pas le terme exact à utiliser ici puisqu’elle n’y avait passé à peine quelques heures depuis sa naissance." Extrait du livre 

Sylvie…

Le début de cet ouvrage nous raconte l'enfance insouciante au sein d'une famille à une époque révolue qui n'a plus aucune ressemblance avec la jeunesse d'aujourd'hui. A cet époque, début des années cinquante, les enfants n'avaient ni ordinateurs ni jeux vidéos et de ce fait la vie avait une toute autre saveur. 

Celle où l’on apprenait des « anciens » ce que la vie avait à apporter où offrir sans jamais trouver aucun moment pour s'ennuyer ou encore se plaindre : « Combien d'heures avons-nous passées en folles baignades où, profitant des conseils des plus grands, nous apprivoisions les rudiments de la natation [...] Quelles parties de pêche nous avons faites avec des adultes expérimentés qui nous initiaient patiemment à la répulsive manipulation des vers [...] Que dire des multiples excursions dans la forêt où nous allions escalader une immense falaise... ».

Tant d'activités de nos jours trop rares et que nous jeunes ne savent pas apprécier ni même imaginer, à part quelques exceptions, peut-être.

Notre narrateur a sept ans lorsque sa petit sœur Sylvie voit le jour avec de très grosses difficultés. Une naissance compliquée qui va perturber complètement cette famille aimante et unie.

La rencontre avec Sylvie se fera plus de deux ans après sa naissance. Durant tous ces mois, elle aura subi opérations et soins médicaux divers en tout genre. Mais, elle ne pourra jamais marcher. Qui plus est, diagnostiquée Trisomie 21, elle demeurera toujours différente des autres enfants.

Arrivée en famille… 

Sylvie a deux ans et demi lorsqu’elle intègre enfin sa famille. C’est une enfant différente sur qui la vie s’est acharnée sans rien lui épargner, mais sa force de vivre est plus forte et dépasse même l’entendement. 

Le narrateur, encore tout jeune à ce moment, n’a aucune idée de ce qui l’attend à l’orée de cette rencontre : "Nos cœurs d’enfants ont été lourdement heurtés ce jour-là », tout en essayant de se l’imaginer, car « tant qu’on ne voit pas, on s’imagine des choses plus ou moins graves selon qu’on prend la vie du bon ou du mauvais côté".

Toute cette famille s’unit pour apprendre à vivre ensemble autour de Sylvie, et du mieux qu’il soit possible face à cette tragédie. Cependant, Sylvie, si différente, doit être placée en institution. La réalité de son état ne permettait aucune autre solution, aucun choix. 

C’est un déchirement pour tous, car bien que différente, les sentiments à son égard sont bien présents, réels et sincères : "Comment ne pas aimer un être à ce point sans défense que la nature a fait entrer dans nos vies et la bouleverser à jamais".

Sylvie passera quarante ans de son existence en institution sans (peut-être) aucune notion de la vie et/ou de sa condition. Elle vivra "en conservant son secret, en demeurant retranchée dans son monde infranchissable, complètement isolée. […] Seule avec elle-même toute sa vie, elle n’a jamais rien livré de son intimité".

L’amour sans limite… 

Une fois devenu adulte, le narrateur fera tout son possible pour cette petite sœur qu’il aime par-dessus tout par choix, par vœu, mais aussi pour tenter de soulager ses parents dans cette bataille de tous les instants qui les a  tant blessés, cette injustice sans nom : "Ils ont vécu en essayant d’oublier sans jamais y parvenir. On ne peut pas mettre de côté si facilement son propre enfant. On ne peut pas faire comme s’il n’existait pas. Il est là. Il faut l’endosser"

Des parents qui porteront toute leur vie le poids de la culpabilité, bien qu’ils ne soient aucunement responsables de ce que la nature leur a imposé. Cette dernière fait que nous devons subir ses caprices sans aucune possibilité d’y échapper ou de l’éviter. 

Notre narrateur s’occupera de sa petite sœur, plus que tout autre, jusqu’à son dernier souffle à l’âge de cinquante ans, parce que le cœur a ses raisons et que la sienne c’est elle, Sylvie. Cette "enfant" qu’il accompagnera et verra partir, il l’aura aimé, jusqu’au bout. Et pour toujours, il l’aimera.

Les souvenirs ancrés sont ce que notre mémoire nous accorde pour ne pas oublier les "évènements", même (et peut-être surtout) au travers des pires difficultés, comme des leçons qui resteront inscrites : "Ton passage parmi nous aura été un incessant combat pour la vie".

Bernard PELCHAT nous offre un témoignage poignant et plein de courage où l’émotion intense est à chaque instant d’une présence incontestable. Sans connaître cette petite sœur, cette lecture fait naître une tendresse particulière que l’on aurait envie de lui témoigner.

"Des nouvelles de ma sœur" est un témoignage à lire absolument !

Entretien avec l’auteur à lire, ici : Entretien avec Bernard PELCHAT

Marie BARRILLON
 
Auteur : Bernard PELCHAT
Editions : Éditions Mon petit éditeur
ISBN : 9782748389081
Format broché : 17,61 €
Format Kindle : 7,08 €

La phrase de la fin : "Toi seule assumais ces étincelles éphémères qui surgissaient à l'improviste du fond des ténèbres, parcelles d'infini, du fond de ton âme, intimes étoiles d'espoir qui ne soulevaient et ne soulèvent encore qu'une seule question : pourquoi ?"

Présentation de l'éditeur

Ce touchant récit de Bernard PELCHAT – écrit en s’inspirant de l’arrivée dans sa famille d’une petite sœur lourdement handicapée, tant physiquement qu’intellectuellement, au début des années cinquante, alors qu’il avait sept ans – est bâti à partir de souvenirs personnels abondamment revisités. "Desnouvelles de ma sœur" relate une existence marquée de nombreuses péripéties éprouvantes qui ont imposé à Sylvie un destin peu commun. Elle n’aura laissé aucune trace apparente de son passage sur terre. Elle n’aura été qu’une minuscule goutte d’eau dans l’ensemble de l’univers. Elle ne sera cependant pas passée inaperçue pour ses proches qui l’ont suivie tout au long de ses cinquante années de vie. Une femme anonyme, sans histoire, mais qui en a quand même eu une.

Biographie de l'auteur

Bernard PELCHAT est l’un des cofondateurs du Festival d’été de Québec (1968). Diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec, section scénographie, en 1970, il s’implique immédiatement dans la vie théâtrale québécoise comme directeur de production au Théâtre du Trident pour les deux premières saisons de la compagnie. Par la suite et jusqu’en 2001, il passe au service du Grand Théâtre de Québec. À divers titres au cours de ces années tant en production qu’en communication, il participe à la création et à la présentation d’une multitude de concerts et de spectacles de théâtre, d’opéra, de danse, de comédies musicales et de variétés. Il collabore ainsi avec presque toutes les entreprises culturelles de la région de Québec, un grand nombre du Canada et d’un peu partout dans le monde.



Entretiens avec Bernard PELCHAT


Entretien avec Bernard PELCHAT suite à la sortie de son roman "Des nouvelles de ma sœur".

100% Auteurs : Les lecteurs aiment découvrir leurs auteurs autrement qu’à travers leurs livres. D’où vous vient ce goût pour l’écriture ?

Bernard PELCHAT : Déjà dans la jeune vingtaine, j'avais écrit deux courtes pièces de théâtre. J'ai toujours continué sporadiquement d'écrire en dilettante, mais aussi pour mon travail de promotion d'artistes dans le monde du spectacle. Depuis une dizaine d'années par contre, j'en ai fait une activité régulière qui me stimule énormément.

Je me laisse aller plus librement dans la fiction où je peux exprimer mes perceptions, mes expériences, mes fantaisies, mes envies, mes élucubrations, mes émotions, mon approche de la vie en quelque sorte, dans des situations inventées vraisemblables, invraisemblables, folles, inattendues, convenues, etc.

100% Auteurs : Quelle part prend l’écriture dans votre quotidien ? Est-ce un passe-temps, telle une occupation de loisir, ou une réelle passion ?

Bernard PELCHAT : Quand je travaille à un projet précis, normalement, j'écris chaque jour en tentant de conserver en moyenne une page par jour. En dehors de ça, je peux être des semaines sans écrire, mais il y a constamment quelque chose qui mijote. Ce n’est que partie remise…

100% Auteurs : Votre vie sans l’écriture, pensez-vous que ce soit possible pour vous ?

Bernard PELCHAT : Oui, dans le sens où je pourrais vivre sans avoir de projet d'écriture à long terme comme un roman, un récit, un essai ou quoique ce soit d'autre. Mais je pense que j'aurai toujours quelques lignes à jeter sur papier ou à l’écran, sous quelque forme que ce soit.

100% Auteurs : Suivant les uns et les autres, les méthodes de travail sont assez différentes. Avez-vous l’habitude d’établir un plan de travail ou écrivez-vous plutôt à l’instinct en suivant les pas que votre inspiration vous impose ?

Bernard PELCHAT : Habituellement, oui, j’élabore un plan de travail. Un plan de départ qui peut changer par contre au cours du processus de création. Mon ouvrage Merde... alors ! a été écrit à l'origine sous forme de théâtre musical – qui n’a d’ailleurs jamais été joué – et a été mis en ligne par la suite sous la forme d’un roman numérique.

Avec Hôtel Victoire (titre de travail) que je termine actuellement, j'ai écrit d'une traite le tout début et la fin du roman. Ne restait plus qu'à combler l'entre-deux pour en développer un tout cohérent, mais dès le départ, je savais exactement comment il commencerait et comment il se terminerait.

100% Auteurs : Une citation que vous affectionnez particulièrement, ce serait laquelle ? Pourquoi celle-là ?

Bernard PELCHAT : « Tu veux bousculer la nature, mais sois tranquille, elle ne se laissera pas faire. Un jour tu t’en apercevras ! » Citation dans l’air du temps tirée de Roy Lewis, The évolution Man, Hutchinson 1960, traduit en français par Vercors et Rita BARISSE sous le titre Pourquoi j’ai mangé mon père, Acte Sud 1990. La notion actuelle de « progrès » transposée dans les déboires d’une tribu préhistorique à l’époque de la découverte du feu. À lire absolument. Un pur délice ! Totalement hilarant, mais quelle réflexion !

100% Auteurs : Nombre d’auteurs ont des "petits trucs", des "petites manies", voire des addictions comme par exemple un café (ou thé) à portée de main, un stylo plutôt qu’un autre... Avez-vous également ce genre d’habitudes ?

Bernard PELCHAT : Non, absolument rien... sauf le silence. Indispensable pour moi à la concentration.

100% Auteurs : J’ai souvent pour habitude de dire qu’on ne donne pas rendez-vous à l’inspiration, qu’elle est seule décisionnaire. Dans votre cas, est-elle innée ou au contraire avez-vous besoin de réflexion avant d’entamer un projet d’écriture ?

Bernard PELCHAT : Dans toute forme de création, à mon avis, l'inspiration ne compte que pour très peu dans l'élaboration d'un projet. Elle est le déclic qui met en œuvre un long et laborieux processus. Avoir une idée est plutôt facile. Le travail pour la réaliser, par contre, est beaucoup plus ardu. La continuité, l'invention, la persévérance sont beaucoup plus exigeantes, plus bénéfiques, plus riches, plus stimulantes que l'inspiration. Une idée d’écrit, ça vient tout seul. J'en ai des dizaines dans mes cartons.

Mais en choisir une, la structurer, l'élaborer chapitre par chapitre, passer des heures, des jours, des mois à son clavier devant son écran, ça c'est du travail. Bien sûr que tout au long du processus, les idées doivent surgir, mais ce qui est magique, la plupart du temps, si on les campe bien, nos personnages nous les dictent eux-mêmes.

100% Auteurs : La question curieuse, s’il devait y en avoir une, serait la suivante. Y a-t-il des projets littéraires en cours ? (si oui) Acceptez-vous de nous en parler ?

Bernard PELCHAT : Comme je l'ai écrit précédemment, ces semaines-ci,  je termine un roman qui s'appellera probablement Hôtel Victoire. L'action débute le jour du déménagement, à la suite de la vente d’un hôtel. À partir du deuxième chapitre, flash-back d'un an – de juin  1949 à 1950 – où l'on découvre pourquoi on a procédé à cette transaction.

On lira ici un ouvrage que je qualifierais de minimaliste comportant quelque 75 courts chapitres sur environ 125 à 130 pages, avec une certaine particularité d'approche dont je ne veux pas dévoiler pour l'instant la teneur, mais qui, je pense, comportera son poids d'originalité. Je commencerai d'ailleurs bientôt la recherche d'un éditeur pour sa publication. Des intéressés?

Aussitôt celui-ci terminé, je m’engage dans quelque chose – on ne peut pas être plus vague – qui adoptera la même structure et les mêmes ondulations qu’une œuvre musicale très connue. Titre de travail : BGVG. À suivre.

 
100% Auteurs : Un mot, une citation qui pourrait qualifier l’être littéraire que vous êtes, ce serait lequel (laquelle) ?

Bernard PELCHAT : Curiosité. Curiosité pour les arts et la culture en général avec un intérêt particulier pour tout ce qui concerne les arts de la scène : théâtre, danse, opéra, concert, chanson, comédie musicale, spectacles multimédias, etc. En écriture, je ne veux pas non plus me confiner dans une seule manière, mais plutôt explorer les multiples avenues possibles. Avec les nouveaux médias maintenant, l’éventail se déploie de plus en plus.

100% Auteurs : Même si ce n’est pas toujours le cas, il n’en demeure pas moins que souvent les auteurs sont de grands adeptes de lecture. Donc, en termes de lecture, vers quel genre se porte votre préférence ?

Bernard PELCHAT : J'aime beaucoup les polars. Le dernier que j'ai lu, L'inaveu de Richard Ste-Marie, auteur québécois publié aux Editions Alire (http://www.alire.com/). Un inspecteur revient sur un meurtre commis trente-cinq ans plus tôt et en résout l'énigme à partir de touffus documents d'archives de son père. Je puise parfois dans les gagnants du Prix du Quai des Orfèvres et j’affectionne aussi les auteurs scandinaves.

100% Auteurs : Les enfants, adolescents et même nombre d’adultes lisent de moins en moins. Que pensez-vous de cet état de fait ?

Bernard PELCHAT : La lecture n'est pas une activité obligatoire. Si je me fie à mes deux petits-fils, l'un lit très peu et l'autre dévore. C'est donc moitié-moitié. Ils n'en sont pas moins épanouis pour autant. La lecture est une question de goût, d'intérêt. À chacun de trouver son attirance pour les formes d'art qui lui conviennent. Je suis autant ravi de rencontrer des jeunes qui ne lisent pas beaucoup, mais qui s’intéressent aux arts visuels, au cinéma, au numérique, au théâtre, à la chanson, etc.

Pour ma part, depuis un certain temps, je me suis mis à la lecture sur tablette et je lis davantage qu'auparavant. J’ai relu Dumas, Gide, Camus et bien d’autres. Les livres sont moins chers. On peut en trouver des centaines gratuitement, libres de droits. Et on peut transporter sa bibliothèque au grand complet partout où l’on va. Avis donc aux détracteurs de l'approche numérique de la lecture...

100% Auteurs : Pour terminer, par rapport à votre vécu, comment ressentez-vous le parcours dans le milieu de l’édition actuel ?

Bernard PELCHAT : J'ai publié à mon propre compte tout ce que j'ai écrit jusqu'à maintenant. Mon récit Des nouvelles de ma sœur a été refusé par une bonne douzaine d'éditeurs au Québec avant que je ne le sorte moi-même en 2010. Mon Petit Éditeur a décidé de l'inclure à son catalogue en 2012. J'en suis ravi, mais si je vais dans un Salon du livre, je dois acheter le nombre d'exemplaires que je pense écouler. Je prends donc encore pas mal de risques.


On a accès à Merde... alors ! à partir de mon site web (www.bernardpelchat.com) que j’entretiens à mes frais. Je recommencerai bientôt la ronde pour Hôtel Victoire. Il faut dire qu’à 67 ans, je suis nouveau dans ce monde. Je me considère comme un jeune auteur. Ma réputation n'est pas encore établie. J'assume donc de bonne grâce ce processus qui me fera dénicher un jour, j'espère, l’éditeur qui me prendra sous sa houlette et me fera évoluer élégamment dans ce milieu.


Merci Bernard PELCHAT d’avoir accepté de répondre à nos questions. 

Propos recueillis par Marie BARRILLON

vendredi 8 février 2013

Sept coups

"L’amour plus fort – Eros qui terrasse Thanatos – c’est sûr, il y réussissait. Cet amour n’était ni sexe ni sentiment, mais un miroir pour que chacun se voie dans les yeux de l’autre, compassion de l’éphémère créature qui devient asexuée et qui demande pitié. Fais-moi vivre, semblait dire l’autre, et chacun était aussi libre que dépendant de l’autre. La tendresse est galvaudée, malaimée, et sous-estimée, elle passe pour la passion des vieux. Cette sorte de mélange mystique qui fait que deux êtres pactisent en secret, sans texte ni loi, est un ciment d’amour fort : on n’a pas besoin de vivre ensemble dans le même lieu." Extrait du livre.

La roulette russe…

Depuis qu’il a appris sa maladie, Pierre joue « à la roulette russe avec ce revolver trouvé caché dans le bois de la forêt de Fontainebleau ». Un jeu dangereux qui depuis vingt ans rythme des matins et qui lui offre chaque jour un nouveau sursis : « Il a encore un jour. Pourquoi avons-nous un jour de plus et pour faire quoi de plus ? […] chaque jour, il renaissait comme un bébé… ».
  
Jusqu’au jour où il rencontre Matilda. Une belle jeune femme rousse, avocate, de vingt-cinq ans. Pierre lui propose un pacte étrange qu’elle refuse, mais ne s’oppose pas à faire plus ample connaissance.

Après cette rencontre avec la jeune femme, Pierre rencontre la peur : « Pour la première fois depuis longtemps, il a peur de son geste fou, car si demain, « boum » il mourait, il ne saurait pas la suite de cette aventure qui l’agrafait à son destin comme la meilleure des raisons de vivre : encore aimer avant l’hiver de sa vie ».

Parce qu’en définitive la vie ne tient qu’à peu de choses. Un évènement, une anicroche, une rencontre ou encore une parole, un regard… suffisent parfois à faire basculer les plus rigides d’entre nous. Personne n’est à l’abri de ce genre de bousculade intérieure causée par l’environnement extérieur.

De son côté, Matilda n’est pas indifférente face à cet homme, disons-le, un peu fou : « Cette rencontre insolite lui donnait le prétexte d’un plaidoyer pour la vie, l’amour de la vie, afin de contraindre Pierre, à force d’arguments, que sa roulette n’était qu’une névrose. Surtout, cet homme surgi de n’importe où l’avait touchée car il lui semblait sincère et désespéré ».  Ne rien faire l’aurait rendue coupable « d’une indifférence et d’une certaine légèreté ».

Comment vivre avec un tel fardeau ? De plus, en tant qu’avocate, elle ne pouvait concevoir un tel acte qui ne correspondait ni à sa morale ni à sa vocation professionnelle : « Maintenant, elle devrait plaider pour rien, pour la vie, pour elle et pour lui ».

"Je meure chaque nuit pour ressusciter chaque matin"
(Georges BERNANOS, extrait de "dialogue des Carmélites")

Matilda, torturée au plus profond d’elle-même cherchait en Pierre l’aide dont elle avait besoin. Quant à Pierre, la présence de la jeune femme lui était devenue nécessaire, sinon indispensable : « La réalité des autres nous révèle à nous-mêmes ».

De jour en jour, l’attachement s’imposait. Faisant plus que connaissance, ils devenaient amants. Plus de « clic » de révolver. Plus de provocation de la vie ou de la mort. Comme chacun en a besoin, Pierre avait trouvé en Matilda une raison de vivre, de respirer, de ne plus vouloir tenter le diable avec sa roulette russe, de ne plus chercher à chatouiller son arme en jouant avec la chance, ne serait-ce que pour Matilda, encore et encore : « Il n’y a plus besoin de roulette russe lorsque la vie prend du sens. Il devait vivre pour elle, littéralement ».

Cependant, au fil du temps, ce « elle » va se transformer en « elles ». L’arrivée inattendue de Sarah, il ne l’avait pas prévu et encore moins imaginée, Pierre. Une naissance inattendue, mais en définitive tant aimée. Rien d’autre que la naissance d’un enfant ne pourra jamais unir plus profondément les liens de deux êtres qui s’aiment. Du moins, c’est ce que l’on se plait à imaginer, à croire, à vouloir…

Les jours passent apportant, pratiquement toujours, ce quotidien d’habitudes que nous redoutons tous. Les choses changent, les pensées se modifient, les désirs bien que toujours présents diffèrent et ralentissent leur pouvoir. On cogite, on réfléchit, parfois trop, mais : « le destin fait toujours ce qui lui plaît en brodant sa toile sur nos actions en apparence les plus infimes ». Et puis, qui que l’on fasse, « c’est comme cela la vie, un peu de choix et beaucoup de choses que les évènements extérieurs déterminent ».

Pierre prend une décision, mais les émotions qui en émanent le torturent et il sait que « l’émotion est mauvaise conseillère pour tout ce qui concerne l’action ».
Ira-t-il jusqu’au bout de celle-ci ?

Une très belle histoire que nous raconte l’auteur et comme à son habitude, il nous fait l’honneur d’offrir à notre regard une kyrielle de petites phrases qui ne manqueront pas de nous mener sur le chemin de la réflexion, non pas en donneur de leçon, loin de là, mais simplement pour réfléchir aux choses, aux sentiments, à l’amour et plus encore. Néanmoins, chacun peut s’arrêter sur ce chemin pour simplement continuer sa route au fil des pages, cela n’en demeurera pas moins un vrai plaisir et ne dénaturera en rien ce plaisir de la lecture que nous donne cet ouvrage. C’est juste un plus !

Marie BARRILLON

 
Informations sur le livre :

Titre : Sept coups
Auteur : Francis BAUX
Éditions : Éditions Les 2 Encres
Collection Encres Nomades
ISBN : 9782351685099
Format broché d'occasion : 3,99 €
 

mardi 15 janvier 2013

Les confidences d'une starlette

"Je me lève d'un bond du canap, à moitié défroquée, je suis encore en culotte, et me retrouve face à face avec le nouveau X. J'avais oublié l'hypothèse d'un X dans les lieux, et me voilà en culotte devant Monsieur, qui n'hésite pas à me reluquer autant qu'il peut. Pas de manières, c'est trop tard. Pour ne pas perdre la face, je le salue, le toise aussi, parce que lui aussi, il est en caleçon... Bien foutu le gars, faut avouer, ma coquine a dû passer du bon temps..." Extrait du livre


Léa, une jeune actrice, rêve de ce qu'elle ne peut pas s'offrir, surtout avec un rôle dans un court métrage documentaire : "... me payer une semaine aux Maldives, à siroter les doigts de pieds en éventail, un cocktail... [...] pour pouvoir faire ça, je vais sûrement devoir trouver autre chose qu'un second rôle dans un documentaire à la noix..."

Tellement dans ses pensées qu'elle ne percute pas au moment où elle doit donner la réplique. Énervant ainsi les autres acteurs et le réalisateur.

De retour chez elle après ce tournage en Tunisie, sa colocataire avec qui elle partage l'appartement est absente. Elle est de sortie avec son nouveau prétendant "Monsieur X". Léa en est quelque peu déçue. Elle avait tant souhaitée partager ce retour avec cette colocataire qui n'est autre finalement que sa meilleure amie, qu'elle en avait même refusé un dîner avec un des acteurs du tournage.

Un homme qui l'intrigue plus qu'autre chose : "Non, je n'ai pas envie de lui, juste je sais et je ne sais pas encore vraiment pourquoi, j'aimerais le connaître plus et m'en faire un ami. [...] Punaise, mais j'aurais dû accepter l'invitation de Francis sans m'inquiéter d'elle, je me fais avoir à chaque fois !"

Petite déprime pour Léa. Oui, petite déprime bien vie passera après quelques péripéties et situations cocasses qui nous transporteront avec humour.

Un petit livre de 62 pages qui se lit aussi vite que le temps nous accorde pour déguster une bonne pâtisserie. On y trouve, saveur, plaisir, humour... le tout pour passer un très bon moment sans avoir le sentiment de perdre notre temps.

La quatrième de couverture nous informe que "Les aventures de cette starlette vont se dérouler sur plusieurs petits fascicules [...] tout aussi burlesques à ce premier numéro..." Alors, après cette première lecture, nous attendrons patiemment que paraisse le second afin de vivre à nouveau avec plaisir la suite des confidences de Léa.

Marie BARRILLON


Quatrième de couverture :

Les confidences d'une starlette, ou plutôt celles de Léa, jeune comédienne en herbe, dont les réflexions drôles et imagées nous font croquer quelques jours aventureux, depuis le tournage d'un reportage, à sa vie de meilleure amie, colocataire et complètement fauchée.

Une vie de trentenaire farfelue et pleine de surprises…
Les aventures d'une starlette vont donc se dérouler sur plusieurs petits fascicules tout aussi burlesques à ce premier numéro riche en rebondissements, désinvolte, léger et fantaisiste.

Une histoire dynamique et enjouée comme son auteur, à dévorer d'un trait lors d'une pause ou d'un voyage…

Biographie de l'auteur :

Née en 1982, Gabrielle a grandi dans les Vosges où elle commence à jouer de la plume dès ses 14 ans. Après des études en commerce,  elle devient  directrice de supermarché, poste à fortes responsabilités  qu'elle assume dix ans dans la même société. Son parcours professionnel la déplace  jusqu'à Lyon, où elle découvre la vie en ville, qui lui insufflera l'idée de donner vie à « La starlette »...
 
Informations sur le livre :
 
Auteur : Gabrielle STAELENS
Editions : Plumes d'Ocris
ISBN : 9782367280080
Format broché d'occasion : 1,74 €