Nouveau roman : "Hors des apparences" à découvrir => ici !

lundi 16 janvier 2017

96 : la sixième corde

La sixième corde de Benjamin & Caroline Karo

Quelle est la limite entre le passé et le futur ? Est-ce vraiment le présent ?
Ou bien chacun d’entre nous détermine ses limites selon ses propres critères ? Pour tester l’amour qui les unit avant de se marier, Arnaud et Emma, vivant à Londres, décident de partir chacun de leur côté pour aller à la rencontre de celles et ceux qui ont fait battre leur cœur dans le passé. Alors qu’Emma se rend à Montréal, Arnaud prend la direction de la France.
Le jeune homme, la trentaine, accompagné de ses acolytes, des potes de longue date à qui il peut (presque) tout demander, et même imposer avec finesse, nous emmène dans ce roman qui ne manque pas de rythme. Sur les routes, de ville en ville, nous les suivons pour retrouver cinq femmes qui ont marqué la vie d’Arnaud. Leur empreinte est-elle si indélébile ? Pendant que les copains se lâchent profitant des femmes qu’ils croisent sur leur route sans parfois être très gentlemans, Arnaud retrouve ses ex. A chacun son périple… ou sa mission ! Néanmoins, tout ce petit monde, malgré la frivolité qui s’échappe de chacun, va être amené à s’interroger sur le sens et la valeur des sentiments que l’on accorde autour de soi, qu’il s’agisse d’amour ou d’amitié.
Lire la suite de l'article, ici : 96 : La sixième corde

Informations sur le livre :
Titre : La sixième corde
Auteur : Caroline et Benjamin Karo
Editions : Mitton Edition
ISBN : 9791095675006
Disponible en format numérique


dimanche 1 janvier 2017

1 - L'ail

Les aliments bonne santé : l’Ail


L’ail : un super aliment à avoir toujours chez soi !

L’hiver c’est la période où le corps est en lutte contre les agressions aussi diverses que variées, obligeant l’organisme à déployer au maximum ses défenses immunitaires afin de contrer les virus et autres bactéries auquel il est confronté. Si les défenses immunitaires sont trop faibles, c’est la porte ouverte à tous les rhumes, bronchites, grippes et la flopée de dérivés ou autres maux.

Mais, savez-vous que par des gestes simples et avec quelques ingrédients présents dans votre cuisine ou autour de chez vous, vous pouvez aisément aider votre organisme à lutter en le renforçant ?

Le thym, l’oignon, l’ail, l’échalote, le curcuma, le basilic, le curcuma, le basilic, le gingembre, l’extrait de pépins de pamplemousse, les baies de Goji et bien d’autres trésors de la nature possèdent des particularités plus qu’intéressantes, pour ne pas dire vitales, pour notre santé. Un minimum de bon sens et l’hiver n’aura (presque) que le froid de désagréable.

L’ail sans concession !

Tout le monde sait, par exemple, que l’ail est bon pour la santé. Mais, connaissez-vous en réalité ses bienfaits ? Il serait le stimulant général de l’organisme par excellence. Alexandre Vialatte disait : "Manger de l'ail. Ca rajeunit l'organisme et ça éloigne les importuns." 

Son nom scientifique est Allium sativum, c’est une plante potagère monocotylédone dont le goût et l’odeur sont forts, appartenant à la famille des alliacées comme le sont aussi l’oignon, le poireau, la ciboulette... Ses acides phénoliques en font un antiseptique puissant pour l’appareil respiratoire et le système digestif. Il fluidifie le sang lui permettant par ses capacités de dissoudre de petits caillots. Il limiterait l’évolution de l’athérosclérose, par exemple.

Contenant naturellement de l’inuline, il aiderait à la digestion en soutenant le développement de la flore intestinale. Il contient également de l’allicine, une molécule antibiotique naturelle, ainsi que diverses vitamines telles que la : A, B1, B2, B3, B5, B6, C, E. Ses composés minéraux font qu’il est riche en potassium, souffre, magnésium, sodium, chlore, fer, sélénium, calcium, manganèse, phosphore et antioxydants, faisant de l’ail un aliment de choix.

Les propriétés de l’ail cru sont idéales, tandis que (trop) cuit, il en perd une grande partie. Pour préserver au maximum les qualités de ses composés actifs, ne l’ajouter que 20 minutes, voire moins, avant la fin de cuisson d’un plat. Une gousse d’ail crue, soit environ 3 g, équivaut à 4 calories, 0,2 g de protéines, 1,0 g de glucides, 0,0 g de lipides et 0,1 g de fibres alimentaires. La recommandation usuelle serait donc de 2 gousses d’ail crues ou 4 gousses (peu) cuites par jour en 2 ou 3 prises, surtout en période hivernale où le corps lutte contre le froid et toute une variété de virus.

Les bienfaits conséquents de l’ail

Il serait anti-cancérigène, lutterait contre les maladies cardiovasculaires, diminuerait le taux de cholestérol et les triglycérides sanguins, renforcerait l’immunité, serait régulateur de l’hypertension, vermifuge, etc. Son potentiel est reconnu dans diverses infections, tant de manières interne qu’externe, car il a des propriétés antibiotiques, antimicrobiennes, antivirales, antifongiques, antiparasites, anti-inflammatoires, anti-infectieuses.

Il serait un bon élément contre les verrues, l’acné, la chute des cheveux, les mycoses, le rhume, la bronchite, et bien d’autres pathologies. L’intégrer à l’alimentation quotidienne ne peut donc être que bénéfique. Sur le web, une petite recherche mènera tout lecteur sur des sites sérieux pour en savoir plus sur les « pouvoirs », les capacités de l’ail, et comment l’utiliser en fonction du besoin et/ou dans des situations particulières. Pour contrer la forte odeur qu’il laisse, notamment l’haleine, mâcher un peu de persil sera efficace. 

Quelques précautions…

L’ail interagirait avec des médications qui ont un effet anticoagulant pouvant provoquer des risques de saignements. Il serait de bon augure quand il y a prise de ce type de médicaments de demander conseil à son médecin. De la même manière, il est recommandé de ne pas consommer d’ail avant une chirurgie afin d’éviter des saignements persistants.

En excès, l’ail peut provoquer des brûlures gastriques, bien que ce serait assez rare. Il faut donc toutefois garder un juste milieu. Tout excès, quel que soit son objet, n’est jamais très bon.

De même, il est évident qu’un aliment à lui seul ne peut être efficace pour une bonne santé s’il n’est pas accompagné d’une bonne hygiène alimentaire. Il va de soi qu’une bonne hygiène de vie, associée à de bonnes habitudes alimentaires, offre un potentiel préventif important. Les aliments que nous consommons sont essentiels pour le corps et en l’occurrence le système immunitaire. C’est ce dernier qui lutte contre les bactéries et autres virus, en l’ignorant c’est la nature qui saura nous le rappeler en temps opportun !

Dans de prochains articles j’aborderais d’autres aliments et épices bienfaiteurs, tels que l’oignon, l’échalote, le thym, le basilic, les baies de Goji, la myrtille, le curcuma, le gingembre, l’extrait de pépins de pamplemousse et bien d’autres condiments et épices présents dans nos cuisines, ou en tout cas facilement à portée ou trouvables proches de chez soi.

Le livre de l'ail : Relié

Le livre de l'ail : Format Kindle


Cet article explique quelques vertus de l’ail, cependant il n’exempte nullement de consulter son médecin en cas de problème de santé. 

Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le commenter et/ou le partager.

jeudi 15 décembre 2016

13 à table

- 13 à table, collectif d'auteurs, Pocket


13 à table, c'est LE recueil de la solidarité ! L'actualité livre du moment.
Il est publiée au format livre de poche par les éditions Pocket, associé à toute la chaîne du livre à commencer par les auteurs eux-mêmes, au profit des restos du cœur.
En entreprenant cette lecture, on s’invite indéniablement à la table de chacune de ces histoires. Nous sommes l’observateur invisible de l’encre qui se déverse de la plume de chaque auteur.



Informations sur le livre :

Titre : 13 à table
Auteur (collectif) : Françoise Bourdin - Maxime Chattam - François d'Epenoux - Caryl Férey - Karine Giébel - Alexandra Lapierre - Agnès Ledig - Marc Levy - Agnès Martin-Lugand - Bernard Minier - Romain Puértolas - Yann Quéffelec - Franck Thilliez
Editions : Pocket
ISBN : 9782266271264



lundi 5 décembre 2016

Une fille parfaite

Une fille parfaite, Mary Kubica, HarperCollins

Un premier roman des plus prometteurs pour cet auteur à garder en ligne de mire !

Mia, jeune femme indépendante de 25 ans, est kidnappée peu de temps avant son 26 ème anniversaire. Sans (ou presque) plus de contacts avec ses parents pour des raisons de divergences diverses, c'est une de ses collègues qui constate sa disparition. Lorsqu'elle est retrouvée quelques semaines plus tard, la jeune femme ne semble plus du tout savoir qui elle est. Elle est frappée d'amnésie, complètement prostrée, persuadée d'être Chloé cette "meilleure amie" imaginaire qu'elle s'était inventée lorsqu'elle n’était encore qu’une jeune enfant.

La construction de "Une filleparfaite" est étonnante, rédigée en deux parties dénommées respectivement "Précédemment" et "Après", où jalonnent trois voix dans un enchevêtrement surprenant de suspens, y compris psychologique, d’amour pas seulement au sens amoureux, de drames y compris familiaux…

Une fille parfaite ; un roman mêlant les genres

 

Dans la première partie, on découvre Mia et son kidnappeur, ainsi que l'enquête avec à sa tête Gabe, un flic engagé, habillé d'une bonne dose d'humanité, ce qui le rend pour le moins assez touchant. Dans la deuxième partie, on découvre ce qui s'est passé lorsque la jeune fille a été retrouvée.

 

"Une fille parfaite", c'est un véritable mixte entre romance et thriller. Bien qu'on ait affaire à un polar, toute l’histoire y est sous couvert de romance.  Chacun des personnages y prend une part intégrale et non négligeable avec son histoire personnelle, ses ambiguïtés et ses énigmes, ses interrogations parfois même intimes. Ce roman est rédigé habilement et de manière assez subtile. Un "Harlequin" de la collection "Mosaïc", loin des parutions à l'eau de rose réputées que l’on connait de longue date chez cet éditeur. Une ligne éditoriale intéressante pour se diversifier, à suivre de près.

Ce thriller signé Mary Kubica est le tout premier roman de cet auteur. Force est de constater qu'après cet ouvrage assez remarquable, on lui souhaite d'autres parutions toutes aussi bien menées.

Un bon premier roman à ne pas manquer !

Marie Barrillon


Informations sur le livre :

Titre : Une fille parfaite
Auteur : Mary Kubica
Editions : HarperCollins
ISBN : 9791033900986
Egalement disponible au format numérique


lundi 28 novembre 2016

Le fabuleux destin d'une vache...

Le fabuleux destin d'une vache qui ne voulait pas finir en steak haché, David Safier, Pocket


Pourquoi il faut absolument lire ce fabuleux destin !

Quelle idée saugrenue que de faire parler une vache et ses acolytes dans un roman !

Idée saugrenue, certes, et cependant tout à fait originale

Cette lecture offre une parenthèse toute en fraîcheur. Dans "Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché" de David Safier, on ne rencontre pas une grande littérature, il sera donc déconseillé aux lecteurs attirés par ce genre, faisant de ce critère leur seul leitmotiv. Néanmoins, en recherche de légèreté les lecteurs seront assurés de passer un bon moment en suivant les pérégrinations de "Lolle", cette vache atypique, avec un regard particulier qu’elle porte sur le monde qu’elle explore, accompagnée de ses complices dans un périple irréel à prendre au second degré, voire même au troisième !

Sans oublier le matou à l’accent italien qui ne manque pas une seconde de semer son grain de sel à tout va, causant souvent la zizanie, parfois à son grand désarroi, parmi tout ce petit monde.

Un roman entre valeurs essentielles et humour léger

Cela dit, à travers son périple semé d’embûches, ce drôle de petit groupe sera amené à découvrir et partager des valeurs fondamentales ; le pardon, la tolérance, la solidarité, la réflexion... Quant à l’humour, il est omniprésent tout en étant lui aussi à prendre au second degré. Même s’il n’est pas très recherché, il est malgré tout (et au moins) distrayant pour amener le lecteur à sourire assez fréquemment au cours de cette échappée dans les pages de ce petit roman. Le titre est certes un peu long, mais il décrit assez bien l’histoire qui nous est proposée ; la fuite, l’échappatoire pour tenter d’échapper à une destinée calculée par les humains. La couverture de l’ouvrage est amusante et colorée, loin des courants habituels.

La meilleure recommandation pour apprécier cette lecture serait d’être apte à se laisser porter par l’histoire pour se transposer dans l’esprit de l’héroïne, d’en imaginer les scènes sans s’attendre à des phrases cultes. Là n’est pas son but. D’un autre côté, l’auteur adopte un style simple et fluide permettant une lecture aisée, rapide et sans prise de tête, d’où finalement ne ressortira aucune lassitude tout en étant accessible à chacun. Une chose est sûre, il ne faut pas prendre ce roman, ni soi-même d’ailleurs, (trop) au sérieux.

"Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pasfinir en steak haché" est une fiction bien menée et surtout bien contée ! Une lecture légère pour passer un bon moment.

Marie Barrillon


Informations sur le livre :

Titre : Le fabuleux destin d'une vache qui ne voulait pas finir en steak haché
Auteur : David Safier
Editions : Pocket
ISBN : 9782266255219
Egalement disponible au format numérique


mardi 20 septembre 2016

Chasseurs de livres


Chasseurs de livres contre traqueurs dePokémon’s !

Le livre voyageur prend de l’ampleur et tend à devenir sans frontières !
Tous les passionnés de lecture vous le diront, perdre un livre est une véritable torture ! D’aucuns ont même beaucoup de mal à, ne serait-ce que prêter un livre de peur qu’il ne soit jamais rendu par  l’emprunteur. Chat échaudé craint l’eau froide, on ne récidive donc pas dans un prêt que l’on peut imaginer perdu d’avance.
Pour tous les passionnés, un livre c’est un trésor que l’on vénère, que l’on adore, que l’on dorlote. On chérit sa couverture (pas chauffante, mais…) qui réchauffe tout de même. On aime son odeur, celle de l’encre si particulière qui enivre. Et, pour peu que le livre soit ancien, c’est encore meilleur, on atteint les summums du zénith à la limite du Nirvana ! On affectionne son papier de tout grain, soyeux à souhait. Bref, le livre est un objet àpart, un objet de collection, qui a une véritable valeur dans le cœur des lecteurs.

Lire la suite, ici : Chasseurs de livres contre traqueurs de Pokémon's !

Sélection de livres, ici :

jeudi 16 juin 2016

N’éteins pas la lumière, Bernard Minier

N’éteins pas la lumière, Bernard Minier

Un thriller brûlant à la pointe d’une plume aiguisée en pleine lumière !

Ecrire un bon thriller n'est pas l'affaire de tout auteur, loin s'en faut, qu'on se le tienne pour dit et qu'on le sache une bonne fois pour toutes ! Par contre, nous ne pouvons que constater que c'est bien celle de Bernard Minier qui, par sa plume alerte, emmène le lecteur avec assurance, l'empêchant de lâcher l'ouvrage, le happant goulûment jusqu'à la dernière page, dans une montée d'adrénaline réussie qui se veut cadencée.

L'ambition de cet ouvrage, où nous retrouvons des personnages présents dans de précédents romans de l'auteur, n'est pas mince puisqu'il mêle des univers, parfois opposés, qui généralement se côtoient peu, voire pas du tout, sur des airs de manipulations mentales dans une aisance impressionnante, et une efficacité évidente qu'on pourrait croire que c'est un jeu d'enfant pour cet auteur hors norme. 

Martin Servaz, dépressif échoué dans un centre de soin réservé aux flics épuisés et Christine Steinmeyer, animatrice radio sur qui le destin va s'acharner lorsqu'elle va recevoir une lettre anonyme, ce qui ne sera autre que le début d'un harcèlement qui aboutira à l'horreur, sont les deux principaux personnages de ce roman.

C'est ainsi que débute ce thriller machiavélique où la montée en puissance se fait haletante, suffocante et de plus en plus rapide au fil des pages emportant le lecteur vers une fin toute en culminance.  L'auteur multiplie les retournements de situation dans des manipulations à la limite de la perversité.

Dans ce thriller, Bernard Minier nous emporte par tous les vents entre fusée parmi les étoiles et astronautes, opéra et exploration spatiale, témoins et victimes, harcèlement et perversité des manipulations, tout y est.

Résultat, un thriller psychologiqueles lecteurs plongent dans les méandres sombres et malsain de ce que les hommes sont capables d'engendrer de pire, dans un suspense optimum regroupant les ingrédients nécessaires, mais aussi indispensables pour aboutir à cette réussite.

En découvrant Bernard Minier, c'est comme si vous receviez une piqûre qui rend accro dans une addiction dont vous ne reviendrez pas parce que c'est si bon !

Marie BARRILLON


Informations sur le livre :

Titre : N’éteins pas la lumière

Auteur : Bernard Minier

Éditions : XO Éditions

ISBN : 9782266255103

Prix : 21,90 €

Éditions : Pocket thriller

ISBN : 9782266258494

Prix : 10,30 €

Format Kindle : 8,99 €

ISBN : 9782845637191


lundi 13 juin 2016

Complètement Cramé !

- Complètement Cramé ! de Gilles Legardinier, Editions Pocket


Des personnages attachants qui retiennent les lecteurs, et ça fonctionne !
Certains reprochent à cet ouvrage un côté "irréaliste" de l’histoire. Or, pourquoi faudrait-il qu’un Roman soit nécessairement le reflet de la vraie vie ? Ce n’est pas ce qu’on en attend. Dans le cas contraire il faut s’atteler à la Lecture de biographies qui envahissent les étals des librairies !
"Complètement cramé !" est un roman humain avec des valeurs sincères, où se côtoient l’humour, l’amour, l’amitié, les émotions, les sourires, la joie…



Informations sur le livre :
Auteur : Gilles Legardinier
Editions : Pocket
ISBN : 9782266246194
Egalement disponible au format numérique




dimanche 12 juin 2016

Et soudain tout change

- Et soudain tout change, Gilles Legardinier, Editions Pocket


Gilles Legardinier est un auteur qui monte tranquillement, mais avec aisance, dans les palmarès livresques, tout en faisant mouche à chaque fois.

Malgré le tragique de l'histoire qui frappe cette jeunesse dans "Et soudain tout change", Gilles Legardinier dose à merveille l'humour et les émotions avec art.


Informations sur le livre :

Titre : Et soudain tout change
Auteur : Gilles Legardinier
Editions : Pocket
ISBN : 9782266258494
Egalement disponible au format numérique

Demain je pars

- Demain je pars, Laurent Leoncini, Editions Points


C’est par un résumé tranché de l’éditeur que l’on vient à se poser des questions auxquelles on n’avait pas pensé, ou pas osé se poser avant. Changer de vie du jour au lendemain est un risque qu’il faut savoir calculer au mieux avec l’éventualité de ne pas trouver ce que l’on cherche.
Dans "Demain je pars", Laurent Leoncini nous projette à la suite de son personnage dans une histoire déroutante, intense, qui éveillera des émotions franches chez le lecteur...


Informations sur le livre :

Titre : Demain je pars
Auteur : Laurent Leoncini
Editions : Librinova
ASIN : B0182C21KO
Uniquement disponible au format numérique

samedi 11 juin 2016

Une prière pour Owen

Une prière pour Owen, John Irving, Editions Points


Avec ses 699 pages, « Une prière pour Owen » est sans conteste un des plus beaux ouvrages de John Irving. Cet auteur parmi d’autres, dont j’affectionne particulièrement l’écriture, nous réserve toujours de bien belles surprises avec ses histoires où il aborde de manière assez constante les thèmes qui lui sont chers.

Ici, nous partons à la suite d’Owen et John, son ami d’enfance. Owen fait partie de ces enfants différents. Il est petit, sa voix est hors du commun, mais il est d’une intelligence extrême. Ajoutons à cela une croyance démesurée que, par cette phrase, nous comprendrons aisément : « Il pensait que Dieu lui avait assigné un rôle qu'il était impuissant à modifier, le sentiment de son propre destin, sa conviction d'avoir une mission lui ôtaient toute joie de vivre. »

Owen devient très attachant au fil de la lecture où il provoque tour à tour chez le lecteur, émotions, rires, perplexité… qu’on le prend facilement en affection. Les indices çà et là, nous amènent à comprendre le pourquoi de ce destin, saupoudré de quelques passages pleins d’humour comme l’auteur sait en garnir ses romans. Owen veut changer le monde, et ce n’est pas une mince affaire ! Téméraire et opiniâtre, il n’en démord pas !

Dans "Une prière pour Owen", John Irving manie la plume merveilleusement bien dans une aisance presque facile, au point de nous faire oublier que nous avons un pavé de près de 700 pages entre les mains. Toutefois, venant de cet auteur dont la réputation n’est plus à démontrer, nous n’en serons pas surpris, une issue contraire aurait été étonnante.

Owen et John sont liés par une amitié sans borne et profonde parsemée d’émotions, ce qui ne les met pas à l’abri du destin et de ses tragédies. Owen est un petit bonhomme à la compassion sans limites, toujours dévoué, et un regard différent de ses semblables sur le monde. Il est particulier tant par son physique que son esprit vif ou son intelligence hors normes, mais aussi sa voix quelque peu étrange.

Une prière pour Owen est un roman magnifique 

plein de sensibilité et magistralement conté par un John Irving qui n’hésite pas à nous plonger dans l’originalité d’une histoire hors des tendances habituelles. John Irving a ce talent magique de manier la plume pour amener les lecteurs à sourire malgré la tristesse de l’histoire. 

Un roman chargé d’humanité, d’amour et d’émotions mêlées ! Un must, tout simplement !

Marie Barrillon

Informations sur le livre :

Titre : Une prière pour Owen
Auteur : John Irving
Editions : Points
ISBN : 9782020257794
Prix : 8,95 euros


lundi 30 mai 2016

Avenue des mystères

Le dernier roman de John Irving : une énième perle à lire absolument !

Pour les adeptes de John Irving, mais aussi pour les autres, il serait bien injuste de ne pas reconnaître que l'imagination dont l’auteur fait preuve est loin d’être un feu de paille, et déborde sans compter. À 74 ans, ce romancier américain se balade d’histoire en...

Lire l'article, ici : "Avenue des mystères" de John Irving


Informations sur le livre :

Titre : Avenue des mystères
Auteur : John Irving
Editions : Seuil
ISBN : 9782021299786

jeudi 28 avril 2016

L'horizon à l'envers

L’horizon à l’envers, Marc Lévy, Éditions Robert Laffont/Versilio
« Et puis, il voulut croire que Luke s’était trompé, que rien de ce qu’il lui avait dit n’était vrai, ni même possible. Une telle chose ne pouvait pas arriver à Hope. La terre était remplie d’ordures, d’hommes qui ne servaient à rien, qui ne faisaient que détruire, mais Hope… Hope découvrirait un jour un remède à la maladie d’Alzheimer, alors ce n’était pas possible qu’elle soit atteinte d’un mal incurable. Elle avait une mission à accomplir, et ce serait la pire des saloperies qu’une tumeur l’empêche de sauver des millions de gens. Si la mort voulait son âme, qu’elle en choisisse une autre, une bien tordue, mais pas celle de Hope qui était si belle et si rieuse. » Extrait du livre
Entre rêve et réalité

L’idéalisme pour credo où l’impossible devient possible sans aucune barrière ni aucun garde-fou, c’est ce qui pousse trois étudiants chercheurs en neurosciences ; Josh, Hope et Luke. Et lorsque l’amour s’en mêle, tout est multiplié, amplifié. Les rêves sont à portée de main, les utopies offrent l’illusion d’être accessibles, ce qui fait que « même en bonne santé, il faut beaucoup d’utopies pour vivre. »
Complices, mais aussi rivales, ils travaillent sur un projet ambitieux qui doit rester secret et où forcément la rivalité est présente, sachant que dans un tel cas, elle « est rageuse, source de créativité, d’énergie augmentée ». C’est d’ailleurs sur ce point que Flinch, le directeur du centre de recherche secret et ultra sophistiqué, mise pour que les étudiants qu’il recrute aboutissent dans leurs recherches.
Dans le cas de Josh, Hope et Luke, le projet de recherches en neurosciences est d’une ampleur sans commune mesure. Il repose sur le codage, la sauvegarde ainsi que sur le transfert de données du cerveau vers la machine. Des années de recherches pour parvenir à trouver le moyen de copier et sauvegarder les souvenirs, mais aussi la conscience d’une personne sur l’ordinateur du centre, afin, à terme, de les réintégrer… dans un autre cerveau qui en serait privé ou dépourvu suite à un accident de la vie, une amnésie… parce que « comment accepter la précarité de la vie si nous devions totalement disparaître avec la mort. La technologie pourrait offrir un jour à l’homme la possibilité que la mémoire de son vécu ne soit plus transmise par ses seuls descendants, mais par lui-même. »

Le pari est osé, fou aussi, toutefois les premiers résultats, tellement probants, puis les suivants le sont plus encore, qu’ils leur offrent la promesse d’une éternité probable. L’amour sans borne qui unit Josh et Hope n’est pas étranger à l’évolution de leurs recherches : « Parfois […] il est impossible d’expliquer ce que tu ressens pour quelqu’un, mais tu sais que cette personne t’emmène là où tu n’étais encore jamais allé. »
Pour atteindre les limites du possible rien n'est impossible

Cet amour poussera encore plus loin les limites du possible et de l’entendement lorsqu’ils apprendront que Hope est atteinte d’une tumeur incurable au cerveau. Malgré le tragique de la situation, elle ne perdra pas sa bonne humeur, battante même dans les moments d’intense fatigue, jouant chaque fois la carte de l’humour : « Elles se sentent bien dans mon cerveau [les tumeurs], elles doivent le trouver super confortable ». Une question reste en suspend à laquelle personne n’a de réponse, mais qui nous mène à une profonde réflexion : « Quelles bonnes raisons justifient que l’on meure avant d’avoir vécu ? »
Bien que jusque là elle fût le « thermomètre » de leur trio, modérant les ardeurs de chacun pour qu’ils ne perdent pas pied avec la réalité, après la découverte de cette tumeur dans son cerveau, Hope s’investira complètement et sans plus de retenue avec ses partenaires de recherches, ses complices, gardant « le sourire comme un habit de dignité, précieux et rare en de telles circonstances. »
À travers ce roman, l’auteur nous amène à réfléchir sur ce  qui fait la vie et la mort, car « la vie, la mort ce n’est jamais qu’une question de temps », la moralité et l’éthique, la maladie et la recherche, l’amour et l’amitié, mais aussi nos relations avec les autres dans leur ensemble. Les personnages sont touchants, voire attachants, même Luke en dépit de ses airs d’ours bourru parviendra à atteindre notre estime.
Marc Lévy nous offre avec « L’horizon à l’envers », une histoire d’amour bouleversante où la trame tourne autour des thèmes où il excelle à merveille, à savoir les relations quelles soient amicales, amoureuses ou filiales avec cette fois une bonne dose de sciences et neurosciences en prime.
Nous constaterons d’ailleurs que les recherches mêmes de l’auteur n’ont été ni négligeables ni superficielles, un vrai travail de prospection a dû être nécessaire pour parvenir à un résultat aussi abouti. On notera un certain approfondissement pour enrichir cet ouvrage.
Retenons tout de même que « Le bonheur se résume finalement à de toutes petites choses », et ça, c’est une vérité indéniable, pas une utopie !
Marie BARRILLON

Phrases relevées au cours de ma lecture :
« Je n’ai qu’un cœur et je n’ai pas envie qu’on me l’abîme. »
« Quelqu’un qui vous garde dans ses bras quand il dort, qui vous sourit en ouvrant les yeux, c’est comme une étincelle d’amour qui peut vous rendre heureuse. »
« Si tu n’es pas prête à tout pour repousser les murs de ton quotidien, alors peut-être que tu ne veux pas être heureuse. »
« Constater un problème est une chose, le résoudre en est une autre, surtout quand les intérêts économiques des uns se trouvent sur le chemin des autres. »
« On a tous des fêlures, c’est par elles que la lumière entre. »
« Il est d’amples poitrines qui, pour respirer à l’aise, n’auront pas assez de l’univers. »
« Il est des souvenirs que les années n’effacent pas. »
« Lorsque maman est morte, j’ai nourri en moi le chagrin de son absence, je le nourris encore. Je ne voulais pas qu’il m’abandonne aussi, cela aurait été comme la perdre une deuxième fois. Je n’avais plus que cette douleur pour me rattacher à elle. »
« Je veux rester émerveillé par un secret que l’on échange dans le silence d’un regard au milieu de tous. »
« Si la brigade de la modestie passe par là, tu prends perpète… »
« Quel homme aurait ta sensibilité si une histoire d’amour ne l’avait pas fait souffrir ? Les plans d’origine chez les garçons sont bien trop imparfaits, il a forcément fallu que tu te reconstruises. »
« Même dans l’antichambre du néant l’homme trouvait encore le moyen d’imposer des règlements. »
« Il avait horreur des silences parce qu’ils faisaient pousser les regrets comme autant de fleurs fanées avant d’avoir vécu. »
« Leurs conversations fouillaient les greniers de leurs vies et des bribes de bonheur finissaient toujours par surgir des cartons poussiéreux de leur mémoire. »
« Tu feras le premier pas, c’est le plus dur, les autres suivent sans que l’on s’en rende compte. »
« L’histoire est pavée d’hommes de petite taille qui furent de grandes lumières. »
« Nous avons été heureux et cela implique certains devoirs à l’égard du bonheur. »
« Il y a toujours de belles choses à découvrir, même dans les moments les plus moches. » 
Informations sur le livre :
Auteur : Marc Lévy
ISBN : 9782266290753
Format : Poche
Format : Kindle

mardi 5 avril 2016

L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes

L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes de Karine Lambert, Éditions Le Livre de Poche
 « Il a fait froid toute la semaine. Les rues sont désertes. Même Jean-Pierre a renoncé à sa virée quotidienne. Dans l’immeuble des femmes, aucun bruit, chacune est calfeutrée dans son appartement. Au deuxième étage, Juliette se demande si elles rêvent d’un homme, si elles pensent à l’avenir, si elles envisagent de finir leur vie sans caresses. Et si elle est à la bonne place avec une Reine qui parle aux bambous et une accro de yoga qui se met sur la tête à tout bout de champ. Depuis qu’elle vit ici, elle visualise ses vieux jours. Le scénario est toujours le même. » Extrait du livre
« La casa Célestina »
Elles sont cinq femmes, d’âges et de statut différents, groupées dans un petit nid où les hommes n’ont pas droit de légion, et encore moins celui d’y avancer un pied. Seul Jean-Pierre, le chat, règne en maître en tant que mâle parmi ces femmes. Autant dire qu’il est choyé !
Ce petit nid, « L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes », appelé « La casa Célestina », elles l’ont investi chacune à leur tour, et chacune avec ses raisons personnelles, légitimes ou non.
Elles ne sont pas foncièrement féministes, mais les souffrances d’un passé, pas toujours si lointain, les ont amenées à fermer les yeux sur la gent masculine, plus par souci de préservation de soi. Ceci étant la première des motivations
Tout se déroule bien dans le petit immeuble, jusqu’à l’arrivée de Juliette, une jeunette de trente et un ans, qui ne comprend pas l’état d’esprit de ces femmes qu’elle prend cependant en affection. Toutefois, elle n’hésitera pas à les affronter pour dire tout haut ce qu’elle pense, quitte à mettre aux pieds de chacune d’entre elles les mauvaises raisons, à son sens, qu’elles ont utilisé pour, soit déculpabiliser, soit se dédouaner, soit encore se créer des prétextes pour ne pas voir l’évidence ou la réalité, parfois si flagrante, qu’elles refusent sciemment ou non d’affronter. Simone avancera : « Je n’ai pas renoncé aux hommes. J’ai renoncé à en prendre plein la gueule. […] Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. »
Où est le bonheur dans tout cela ?
Sont-elles vraiment heureuses sans présence masculine ? Pourquoi pas ! Simone ajoutera encore : « Nous sommes libres. Des locataires volontaires. Et ce n’est pas un gratte-ciel, juste un petit immeuble. Cinq femmes, dont une qui n’a pas du tout renoncé. À l’échelle planétaire, c’est une minorité, pas une épidémie. […] Le couple n’est pas le seul modèle. Il y a plein de façons d’être heureux. »
Après tout, n’est-il pas important de ne pas être malheureux, même si au final nous ne sommes pas heureux ? Ne pas être heureux sans être malheureux, c’est déjà mieux que d’être malheureux et ne rien faire pour changer cet état de fait.
Ces cinq femmes se retrouvent régulièrement pour des repas amicaux, des sorties et autres activités. Elles semblent être sereines, mais c’est sans compter sur l’installation de Juliette, venue avec son grain de sel gros comme la tête d’un bonhomme de neige pour chambouler toute la maisonnée. Parce qu’il est, pour elle, inconcevable de vivre sans homme, irréel de fermer la porte à tout besoin de tendresse. Et Juliette, elle est tout le contraire de cela. En constante recherche d’amour, de romantisme, d’attention, de douceur, et tout ce qu’offre le grand amour. Elle a tant besoin de tout cela, elle, justement.
Néanmoins, avant de tout retourner dans le cœur de chacune, elle va chercher à comprendre les motivations de ses nouvelles amies. Parce que vivre pour soi c’est bien, mais ça ne suffit pas pour Juliette qui estime que la vie c’est autre chose de plus attrayant.
Parviendra-t-elle à leur faire entendre [sa] raison ?
« L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes » est une histoire sympathique où l’on retrouve toutes sortes d’émotions. L’entraide et le respect entre chacune sont pure évidence. Doutes et remise en question seront aussi au programme.
Ce roman est rédigé d’une plume légère et limpide. Les personnages sont attachants, mais pas apitoyés, drôles sans jamais être colériques.
On notera également que ce n’est pas, ici, un règlement de compte contre, ou envers, les hommes ni une quelconque vengeance. Il n’y a rien dans cet ouvrage qui va dans ce sens. C’est bon, c’est léger avec des pointes d’humour parsemées, en prime.
À lire avec le cœur !
Petites phrases relevées en cours de lecture :
« Il n’y a que sur scène qu’on peut danser tous les jours la même chorégraphie avec son partenaire sans tomber. Dans la vie c’est plus périlleux. »
« L’amour […] c’est un voyage obstiné. Le véritable amour, il est sauvage, ce n’est pas un jardin qu’on cultive. »
« Quand on est en colère ou triste, les pensées se transforment en marsupilamis bondissants. »
« Quand on se met au régime, on ne va pas s’installer dans un magasin de pralines. »
« On ne peut pas se protéger en amour. La seule protection c’est l’abstinence. »
« Je ne fais pas la grève de la faim. […] Je choisis un autre menu. »
« Les pensées, c’est comme les insectes. Quand tu les entends voler, reviens à ta respiration. Il y a une oasis à l’intérieur de toi, elle attend que tu viennes t’y reposer, te défroisser… »
« Si tu n’es pas heureux aujourd’hui, cache ta douleur derrière ton sourire. »
« La vie c’est une succession de déséquilibres. »
« Les hommes ont besoin d’être emmenés là où ils ne s’y attendent pas. Insaisissable, telle une libellule, ils te pensent là et tu es ailleurs. Attention ! C’est une recette pour un soir, pas un pot-au-feu pour la vie. »
Informations sur le livre :
Auteur : Karine Lambert
Éditions : Le Livre de Poche
ISBN : 9782253182719

jeudi 3 septembre 2015

La vie en mieux

La vie en mieux d’Anna Gavalda, Éditions LeDilettante
« Tous mes sens étaient sollicités, flattés, fêtés. Ce n’était pas le vin qui m’enivrait, c’était eux. Eux deux. Cette escalade, ce jeu entre eux, cette façon qu’ils avaient de se couper sans cesse la parole en me tendant la main pour me hisser à bord, à leur bord, et me faire rire de nouveau. J’adorais ça. J’avais l’impression d’être un morceau de barbaque qu’on aurait mis à décongeler au soleil. Je ne me souvenais plus que j’avais tant de répartie, que j’étais si poreux, si tendre et à ce point digne d’attention. Oui, je l’avais oublié. Ou peut-être ne l’avais-je jamais su… » Extrait de la seconde nouvelle du livre 
Deux vies différentes… Mais, avec des points communs
Cet ouvrage regroupe deux longues nouvelles sur la vie de deux personnages paumés ou écorchés, emplis de désillusions. Elles sont différentes (ces vies) tout en ayant pour point commun le mal-être des personnages principaux de ces histoires.
Ce mal-être que nous pouvons constater autour de nous dans le quotidien de certaines personnes, parfois même dans notre propre entourage. Un emploi non valorisant, sans objectif, une insatisfaction latente, et où la superficialité agrémente les jours. 
Dans la première histoire, c’est Mathilde, 24 ans, que nous suivons. Engoncée dans un travail sans intérêt, monotone et ennuyeux, malgré des études d’art : « J’occupais les mains pour tromper l’esprit ». Elle vit en colocation avec deux sœurs et alors qu’une mission lui est confiée, un incident fâcheux va malmener son quotidien. Elle va donc réaliser à quel point sa vie n’a que peu de sens, auréolée de grisaille : « Maintenant, et même si ça ne se voit pas à l’œil nu, je suis recroquevillée sur le bord de la vie et j’attends qu’elle passe »
Dans la seconde, Yann qui est visiblement en recherche d’un sens à sa vie et qui en prendra conscience en faisant la connaissance de ses voisins est attachant et sympathique. Ses voisins, un couple atypique, fantasque, mais chaleureux, très proche et très amoureux, et leurs deux petites filles. Chez eux, la vie explose, ça respire le bon air, la fantaisie et le bonheur sans pour autant passer à côté de petits coups de gueule pour mieux se réconcilier. Chez eux, on discute de tout, on rit… on vit ! 

Yann comprend que sa vie à lui est bien différente, voire à l’opposée, qu’il passe largement à côté de tout, notamment du bonheur, en l’occurrence en amour : « Je n’aime pas l’idée de faire de la peine. […] Je ne l’aime plus assez pour continuer à jouer la comédie du gentil petit couple, mais j’aime trop les gens pour prendre le risque de blesser l’un d’entre eux ». Il prend conscience que sa petite amie n’est pas celle qu’il lui faut, lui rappelant sans cesse qu’elle est d’une certaine classe sociale, une « classe supérieure », montrant mépris et mésestime pour ceux qui ne seraient pas de « son rang ». 
Ces deux histoires mettent en avant les problèmes liés à la société actuelle, où l’individualisme, voulu ou non, prend le pas sur un quotidien qui ne trouve pas forcément de but. Réaliser et se réaliser devient difficile dans la course de l’existence que chacun doit mener. Un état qui, malheureusement, tend à se généraliser. 
Mon avis 
Bien que ces histoires reflètent une certaine réalité, j’ai noté des maladresses, de l’incohérence dans la première histoire également. J’ai été quelque peu dérangée par une incontestable vulgarité, parfois virulente, en voulant le faire passer pour un « parlé branché » ou « à la mode », même si dans la seconde histoire les réflexions sont plus sensées, clairvoyantes ou judicieuses. Cette vulgarité était-elle vraiment nécessaire ? À mon sens, cela amoindrit l’effet recherché. 
Dans cet ouvrage, nous sommes loin de la plume que nous connaissions de l’auteur au travers de « Je l’aimais » ou « Ensemble, c’est tout », et j’ai trouvé cela fort dommage. Trop de parenthèses jalonnent ces histoires rendant la lecture encore moins agréable. Un peu d’humour tout de même relève ce constat (personnel). Mais, l’attrait Gavalda n’y est pas ! 
Quelques phrases tout de même retenues au cours de ma lecture :

« L’amour, on le reconnaît au souk qu’il fout en débarquant. »
« Il n’y a pas besoin de suivre les cours d’une école de design pour reconnaître l’importance des détails. »
« Si tu tiens vraiment à quelque chose dans la vie, eh bien, fais ce qu’il faut pour ne pas le perdre. »
« Mon seul talent, c’est de reconnaître celui des autres. »
« Il arrive toujours un moment où il faut aller chercher sa chance par la peau du cou et essayer de l’émouvoir en misant le tout sur le tout. »
« Que c’est difficile d’être soi quand soi ne vous inspire pas. »
« À défaut d’être grand, restons décents. »
« J’avançais de plus en plus vite pour essayer de semer mes objections. »
« Certaines fois, certaines larmes servent à amorcer toutes les autres. »


Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : La vie en mieux
Auteur : Anna Gavalda
Éditions : Le Dilettante
ISBN : 9782842637965
Prix : 17,00 €


Poche : J’ai lu
Prix : 7,80 €
ISBN : 9782290115015


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