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dimanche 15 janvier 2012

Petites morts en plein jour

"J’ai peur de ne pas vivre la vie que je voudrais, de ne pas réussir à construire le pont qui me mènera d’hier à demain."
"…me laissant de nouveau goûter à la solitude de sa présence."
"Mais ses pensées restaient accrochées aux rêves de la nuit."
"La nuit, silencieuse et légère comme un félin sournois, s’est étendue près d’elle et la regarde sans bouger."
"…Vouloir, pouvoir, des mots qui se mélangeaient, dépassant parfois la simple volonté humaine."
"La nuit s’avançait, masquant pour quelques heures aux yeux des dieux les folies des hommes."
"…Se résigner et se sentir en paix, protégé, à l’abri dans le giron des heures qui se sont écoulées doucement en signe d’un respect poli."
Extrait du livre

NOUVELLE 1…

Dans ce recueil de nouvelles sont abordés plusieurs sujets dont le principal est la solitude. Les promesses du temps, et celles de la vie qu’on espère tant. Mais, ces promesses en sont-elles vraiment ? "Nathalie contemple la lumineuse éclaboussure du printemps" dans l’espoir évident qu’un changement va se produire à l’annonce de cette saison dans laquelle toutes ces fameuses promesses de par les couleurs dont elle nous gratifie et où la ville "est ensorceleuse, diaboliquement séduisante".
Au fil de la journée, Nathalie "est de plus en plus persuadée d’avoir enfin la volonté, l’énergie nécessaire pour transformer son existence".
Elle va tout mettre en œuvre au cours de ces heures pour "tuer la Nathalie d’avant pour en faire naître une autre."

Cependant, à la fin de la journée, quelque soit la saison et ses "promesses", la solitude de la jeune femme reprendra possession de sa vie après avoir offert "cette belle journée au parfum trompeur de bonheur."

NOUVELLE 2…

A l’heure où le temps commence à compter, ne plus vivre en mode accéléré, prendre son temps et laisser couler les heures en acceptant de "ne pas aller trop vite. Apprendre à se contenter des frêles rayons du soleil" et à apprécier ce qui a toujours été détesté à une époque ancienne et révolue, lorsque le temps d’observer nous manquait parfois cruellement.

Et puis, à présent, être conscient du temps passé et se poser "une question sans cesse renouvelée : verrai-je encore un autre matin ?"

LES SUIVANTES…


Nous rencontrons dans ce recueil des personnages parfois tristes, mais souvent solitaires comme Pierre-Yves qui espère le retour de sa belle et où ensemble "ils pourraient défier le temps, voler à la vie des moments de bonheur intenses et retrouver un peu de cette folie juvénile au goût d’éternité."

Comme également, Marc, esseulé après la perte de l’être cher et qui perçoit "par la fenêtre ouverte, une brise de fin septembre", celle-ci "apporte dans la pièce une atmosphère figée, qui semble porter le deuil de la journée".

Mais, quand le ciel s’assombrit, le soir venu, lui qui n’avait rien promis, lorsque Marc "allume une lampe posée sur le bureau de bois sombre et brillant la lumière étend son halo vers une photo accrochée au mur : un portrait de femme. Une déchirure dans le mur gris", c’est toute la peine du pauvre homme qui revient brusquement.

D’histoires en histoires, on ne se lasse pas de lire les mots de cet auteur qui parvient à nous emporter, nous lecteurs, comme des spectateurs de ces vies marquées de solitude, même si parfois la douleur ou la tristesse sont si présentes, presque palpables.
Cependant, c’est bien là que se manifestent nos émotions durant la lecture !

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : Petites morts en plein jour
Auteur : Anita BERCHENKO
Microcosme éditions
ISBN 13 : 9782362880049
Prix : 15,00€

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