#Roman "Camille, regarde devant toi !" à découvrir, ici !

mercredi 26 août 2015

Noble semaine(s) en famille(s)


« Dame Elizabeth n’eut pas le temps de finir sa phrase, car Charlotte pointa son index en l’air pour lui indiquer de se taire. Stupéfaite d’être traitée de la sorte, Dame Elizabeth fît mine de se lever, mais les propos cassants de Charlotte la firent se rasseoir sans demander son reste.
- Alastair menait une double vie depuis maintenant 35 ans. Et ce avec l’entière aide de son vieux camarade de chambre de Eton, Lord Wilson-Carter, mon père. Prenez-le comme vous le voulez, mais cette femme, et je vous rappelle qu’elle s’appelle Fiona Flaherty, est légalement la femme de Jim
Flaherty, qui s’avère être Sir Alastair Whitman-Burke ! Dans le testament que M. Taggart nous lira en présence de l’ensemble des parties, il est bien notifié que ses biens reviendront pour moitié à Madame Flaherty. Maintenant, c’est à vous qu’appartient d’avertir vos enfants !
- J’attaquerai ce testament abject !
- Il est inattaquable, Madame, croyez-moi bien ! Je l’ai rédigé de telle manière que personne ne puisse y trouver une faille. Alastair et moi y travaillions depuis 10 ans !
- Espèce de garce !
- Pour vous servir ! » Extrait du livre

Huis clos au château

Un roman qui mêle comédie et humour, tragédie amoureuse et malentendus, disputes et réconciliations, portant le lecteur dans un tourbillon au cœur de la Grande-Bretagne.

Charlotte aux us et coutumes sans mesure est en proie aux médias dont elle fait la Une presque chaque fois qu’elle met un pied dehors. Elle est délurée, effrontée, téméraire, mais loyale et honnête et n’a pas sa langue dans sa poche. Professionnellement, elle est avocate avec le caractère nécessaire pour réussir ce qu’elle entreprend.

Suite au décès du Comte  Whitman-Burke, dont elle était assez proche de manière professionnelle, mais aussi privée, elle se rend au château de feu le Comte où elle retrouve la Comtesse, épouse officielle du Comte et leurs fils. Sont aussi présents Fiona, l’officieuse, la maîtresse du Comte avec qui il menait une double vie, et leurs fils issus de leur union. Le personnel du château est là également ainsi que Taggart, le notaire de Monsieur, qui entretient une véritable admiration pour Charlotte.

NobleSemainesEnFamilles.JPG
Une tempête de neige éclate et dure plusieurs jours, empêchant quiconque de se rendre ou de quitter les lieux. Une catastrophe pour Charlotte, surnommée Miss C par les tabloïds, habituée aux sorties, beuveries et autres dérapages sans oublier les hommes, toujours de passage, plus ou moins long. Alors, se retrouver enfermée dans cette demeure avec une Comtesse désagréable, une ribambelle de fils, adultes certes, mais tout de même, un personnel hystérique, un mort confiné dans un congélateur, et autres situations cocasses, c’est au-dessus de ses forces. Pourtant, impossible de faire autrement.


Miss C sans complexe ou Charlotte au grand cœur

Charlotte compte bien manifester son mécontentement, au diable les convenances, et n’est pas encline à céder à Madame la Comtesse, qu’elle rabroue autant qu’elle en a envie dans des propos et un langage parfois châtié et toutefois rarement aimable.

Au fil de ce huis clos, un homme est retrouvé pendu, un autre poignardé, suicide ? Meurtre ? Accident ? Dans le même temps, Charlotte est sous le charme d’Andrew, ce qui n’est pas pour plaire à Elizabeth, la Comtesse, toujours à couver son « petit oiseau » comme elle le nomme. En faire un attardé aux yeux du monde ne la dérange pas tant qu’elle peut le garder près d’elle. Alors, une Charlotte dans les parages à lui tourner autour met la Comtesse dans tous ses états. Conflits et joutes verbales sont de rigueur entre les deux femmes, rendant les échanges drôles pour le lecteur, et virulents pour les personnages.

Le personnel s’y met dans des crises d’hystérie burlesques, mais vraiment cocasses et comiques.

Comme à son habitude, Lisa Giraud Taylor sait nous emporter avec elle dans l’histoire avec un style tranchant parfois, mais toujours franc et direct. Pas de pincettes, elle sait être douce comme incisive. Elle ne badine pas, et le lecteur ne peut que la suivre sans même se faire prier.

Un roman drôle, où se côtoient l’amour, la haine, la colère, l’humour… À lire absolument pour tout lecteur qui souhaite vraiment passer un bon moment.


Informations sur le livre:

Editions : TheBookEdition
ISBN : 9791095081005
Prix : 13 € format papier
           7 € format numérique

mardi 4 août 2015

Pour info, je serai en dédicace à ‪‎Boulouris‬,
‪Saint-Raphaël‬ prochainement,

soit les 10, 17 et 24 Août 2015 de 9h00 à 13h00
Jours de marché.

J'y dédicacerai "Poil d'or, le lapin géant" (album jeunesse)

et "La vie est parfois une surprise" (roman).

Au plaisir de vous rencontrer.

 
 
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lundi 3 août 2015

Juste avant le bonheur

Juste avant le bonheur, Agnès Ledig, Editions Pocket

« Ce n’est pas la vie qui est belle, c’est nous qui la voyons belle. Ne cherchez pas à vouloir atteindre un bonheur parfait, mais contentez-vous des petites choses de la vie, qui, mises bout à bout, permettent de tenir la distance.
- Qu’appelez-vous les petites choses de la vie ?
- Les tout petits riens du quotidien, dont on ne se rend même plus compte, mais qui font que, selon la façon dont on les vit, le moment peut être plaisant et donne envie de sourire. Nous avons tous nos petits riens à nous. Il faut juste en prendre conscience. Réfléchissez, je suis sûr que vous en trouverez à la pelle. » Extrait du livre
 
Julie, Lulu... et les autres
Ce roman nous entraîne au cœur de la vie de Julie, de son quotidien difficile avec son fils, Lulu (Ludovic) qu’elle élève seule. Il est sa seule raison d’être et de se battre quotidiennement.
On y rencontre avec elle, Paul, un cinquantenaire fraîchement célibataire après trente ans de vie de couple avec une femme que seuls les finances et le niveau de vie intéressent. Trente années durant lesquelles, il pense finalement avoir perdu son temps. On découvre ensuite Jérôme, le fils de Paul, veuf depuis peu, sa femme s’étant suicidée, et qui a toutes les peines du monde à accepter la situation.

On découvre également Manon, pétillante jeune femme qui vit l’instant présent sans se soucier des « on-dit », menant sa barque comme elle l’entend, et dont l’amitié pour Julie (et réciproquement) n’a pas d’égal commun, toujours présente pour sa jeune amie fille-mère : « Avec cette sorte d'amie, partager les peines les divise, et partager les joies les accroît ».

Tous ces personnages ont en commun des difficultés dans leur vie, écorchés vifs, deuils, divorces, séparations, etc. qui ensemble vont tenter de remonter le chemin pour sortir « la tête de l’eau ».
 
Il y a quelques mois, j’avais tenté la lecture de ce roman sans parvenir à accrocher. Après une trentaine de pages, j’avais fini par le mettre de côté pour une tentative de lecture ultérieure, n’abandonnant jamais vraiment un ouvrage. J’ai pour habitude de penser (et dire) que la lecture ne s’associe pas à n’importe quel état d’esprit. Dans certaines situations, l’esprit n’est pas toujours réceptif pour un livre alors qu’il le sera pour un autre.
 
J’ai donc récemment repris ma lecture de « Juste avant le bonheur » (au début), et curieusement, cette fois, j’ai bien accroché.
Je me suis prise d’affection pour Julie et le petit Lulu, mais ai eu un peu de mal avec les diverses rencontres où tout (tous) se li(en)t un peu trop rapidement et facilement, à mon sens. Toutefois, je suis restée sur le second degré dans le sens où j’ai pris cette histoire comme une fiction, et comme dans toute fiction nous savons que tout peut arriver.

J’ai lu beaucoup de commentaires négatifs sur ce point (Amazon, Babelio, etc.), mais je pense que les lecteurs cherchent trop souvent à identifier « la vie existante » à la fiction d’un livre. Ce qui fait qu’à mon (humble) avis ceci explique cela, et fausse les avis des lecteurs appréhendant l’histoire de manière trop réelle.
La première partie, bien qu’un peu longue à mon goût, m’a toute même bien emportée. Puis, l’accident, la disparition du petit Lulu, m’a profondément touchée dans la mesure où je vis actuellement la perte d’un être cher (ma mère), et m’a noyée dans mes propres douleurs du moment. Je déconseille donc ce roman aux personnes traversant des souffrances pénibles du même genre, car ça ne leur fera absolument aucun bien, et au contraire même, cela risque de les affaiblir un peu plus.

La dernière partie, je l’ai trouvée un peu trop longue, sans surprise, parce qu'en définitive, au cours des pages, on s’attend déjà au dénouement qu'aura la fin de l'histoire, il manquerait donc peut-être d’un peu de pep’s et/ou d’intrigue.
 
Cela dit, l’écriture est fluide, facile à lire, et c’est tant mieux parce qu’on ne cherche peut-être pas ici une lecture où il faut réfléchir. Toutefois, l’auteur sait employer de très jolies phrases, parfois profondes et en tout cas lucides. Certaines pourraient même amener certains lecteurs à se poser quelques questions.
Finalement, j’ai tout de même apprécié ce roman, que j’ai fini par lire très vite.
À ne pas oublier ; l’état d’esprit joue un rôle prépondérant dans chacune des lectures que nous lui proposons. Et si nous n’accrochons pas, au premier abord, ce n’est pas nécessairement que le livre est mauvais, mais peut-être juste que l’état d’esprit n’est pas en condition à ce moment précis.
 
Quelques phrases relevées au cours de ma lecture : 

« Quand c’est une question de survie, on range au placard les grands idéaux qu’on s’était fabriqués gamine. »
« L’évidence n’a pas besoin de beaucoup de temps pour sauter aux yeux. C’est généralement instantané. »
« La vie est légère comme une plume quand le souffle qui la porte est animé d’amour et de tendresse, alors je veux bien me délester de quelques plumes… »
« Il vaut mieux avoir de bonnes raisons d’être heureux que de bonnes raisons d’être malheureux. »
« La poisse, c’est comme la bêtise humaine, elle est inépuisable. »
« L’empathie, c’est tendre la main à celui qui est dans le trou, ce n’est pas sauter dedans pour l’aider à remonter. » 
« Le désespoir et la tristesse n’ont jamais aidé personne à combattre les épreuves. »
« Certaines broutilles sont malgré tout urgentes. »
« Si le goût sucré rassure les nouveau-nés, il doit aussi faire du bien aux malmenés, quel que soit leur âge... »
Marie BARRILLON

Chronique de Magali sur le même ouvrage : Les chroniques de Magali
Informations sur le livre :
Titre : Juste avant le bonheur
Auteur : Agnès Ledig
Éditions : Pocket
ISBN : 9782266250627
Prix : 6,80 €