#Roman "Camille, regarde devant toi !" à découvrir, ici !

lundi 5 novembre 2012

C'est comme ça...

J'entends souvent les gens dire qu'on a la vie qu'on choisi, cependant, je ne suis absolument pas en accord avec cette affirmation. Nous ne choisissons pas ce qui doit arriver. La vie ne nous fait pas toujours de cadeaux, néanmoins, lorsqu'elle en fait ils sont parfois inestimables.

Souvent, les aléas empoisonnent notre avancée quotidienne rendant les jours difficiles, les instants fragiles par des brusqueries indésirées, indésirables. Mais finalement, si tout allait trop bien, nous finirions par nous ennuyer.

Par contre, sa plus grande évidence à côté de laquelle nous passons trop fréquemment (je ne fais pas exception à cela), c'est qu'il faut dire aux êtres qui nous sont chers que nous les aimons avant qu'il ne soit trop tard. Nous y pensons, mais nous ne le faisons pas ou pas assez. C'est souvent notre plus grande faiblesse dans la vie.

Mes parents : Il nous a fallu longtemps avant de parvenir à nous comprendre. Mais, c'est bien là le lot de beaucoup de famille. Cependant, après avoir traversé quelques tempêtes, nous sommes arrivés à nous unir sous le même rayon de soleil. Il serait peut-être temps qu'on pense à se dire qu'on s'aime ! Qui commence ? Euh...

Mes enfants : Avec toutes ces années de recul, je comprends pourquoi, déjà toute petite, je voulais des enfants. Quoi qu'il advienne, quelles que soient les relations, ils sont là fierté d'une mère. On les aime au premier jour, on les aimera toujours. Leur premier souffle sera toujours celui qui nous animera et fera battre notre cœur. Ils sont mon oxygène. Qu'ils le veuillent ou non !

Celui qui partage ma vie : Il a fallu 40 ans avant que nos routes se croisent. Là est une des plus belles rencontres que la vie ait pu m'offrir.
Elle est belle la vie sous cet angle. Je ne changerai d'horizon pour rien au monde.

Mes frères : J'aurai aimé avoir une sœur, je n'ai eu que des frères. Qu'importe ! Avec l'un, jamais d'histoire, que de la tendresse. Un amour à lui tout seul. Les deux autres sont très différents, parfois rustres. Voudrais-je qu'ils soient autrement ? Je ne crois pas, non.
Ils ont tous trois leur caractère et je les aime comme ils sont. Faudrait juste qu'on pense à se rapprocher un peu et pas uniquement dans les pires occasions !

Mon amie d'enfance (CO) : A force de se répondre à nos mails tous les six mois, on va encore laisser passer vingt ans avant de se revoir. Pourtant, la technologie d'aujourd'hui devrait nous faciliter les choses. Coco, il faut vraiment qu'on remédie à ce problème !
Et oui, elle me manque. Peut-être est-elle cette sœur que je voulais tant enfant !

Mon meilleur ami (DF) : Il nous a fallu un tsunami existentiel pour nous lier à vie. Malgré cela, il est, lui aussi, une des plus belles choses qui me soit arrivée. Mais alors, quel ouragan pour en arriver là ! La vie aime bien se compliquer la tâche... non, nous compliquer la tâche à nous !

Ma meilleure amie (MN) : Bien qu'on ne se voit pas aussi souvent qu'on le voudrait, le fait de savoir qu'elle est là, pas loin de moi, me fait un bien immense.

Mon meilleur ami (CC) : On nous dit parfois binôme, certes. Ma plus belle rencontre virtuelle, devenue réelle, pour finalement se transformer en une amitié fraternelle (je ne devais pas avoir assez de frères) et que je n'échangerai pour rien au monde.
Une rencontre comme j'en souhaite à chacun, ce qui ferait tellement de bien à l'humanité. Comment ça, j'ai des idées utopiques !

Mes ex : Je me serai bien passée de ces expériences quelque peu empoisonnées, mais paradoxalement, si c'était à refaire, je recommencerai car ils m'ont donné les plus belles choses au monde : mes enfants. Donc, sans rancune et sans regret !

Et moi dans tout ça : Il faut que je cesse de m'excuser tout le temps, pire encore lorsque ce n'est pas justifié. Il faudrait que je pense aussi un peu plus à moi-même au lieu de ne penser qu'aux autres. On ne se ferait pas ! Je me dis comme une leçon à retenir : cesse de te sentir coupable des maux des autres. (Confirmation : on ne se ferait pas !)

A celui qui a chanté : «On n'oublie rien, on s'habitue, c'est tout».
Je répondrai : Heureusement, parfois. Et parfois, c'est bien dommage !