#Roman "Camille, regarde devant toi !" à découvrir, ici !

lundi 5 novembre 2012

C'est comme ça...

J'entends souvent les gens dire qu'on a la vie qu'on choisi, cependant, je ne suis absolument pas en accord avec cette affirmation. Nous ne choisissons pas ce qui doit arriver. La vie ne nous fait pas toujours de cadeaux, néanmoins, lorsqu'elle en fait ils sont parfois inestimables.

Souvent, les aléas empoisonnent notre avancée quotidienne rendant les jours difficiles, les instants fragiles par des brusqueries indésirées, indésirables. Mais finalement, si tout allait trop bien, nous finirions par nous ennuyer.

Par contre, sa plus grande évidence à côté de laquelle nous passons trop fréquemment (je ne fais pas exception à cela), c'est qu'il faut dire aux êtres qui nous sont chers que nous les aimons avant qu'il ne soit trop tard. Nous y pensons, mais nous ne le faisons pas ou pas assez. C'est souvent notre plus grande faiblesse dans la vie.

Mes parents : Il nous a fallu longtemps avant de parvenir à nous comprendre. Mais, c'est bien là le lot de beaucoup de famille. Cependant, après avoir traversé quelques tempêtes, nous sommes arrivés à nous unir sous le même rayon de soleil. Il serait peut-être temps qu'on pense à se dire qu'on s'aime ! Qui commence ? Euh...

Mes enfants : Avec toutes ces années de recul, je comprends pourquoi, déjà toute petite, je voulais des enfants. Quoi qu'il advienne, quelles que soient les relations, ils sont là fierté d'une mère. On les aime au premier jour, on les aimera toujours. Leur premier souffle sera toujours celui qui nous animera et fera battre notre cœur. Ils sont mon oxygène. Qu'ils le veuillent ou non !

Celui qui partage ma vie : Il a fallu 40 ans avant que nos routes se croisent. Là est une des plus belles rencontres que la vie ait pu m'offrir.
Elle est belle la vie sous cet angle. Je ne changerai d'horizon pour rien au monde.

Mes frères : J'aurai aimé avoir une sœur, je n'ai eu que des frères. Qu'importe ! Avec l'un, jamais d'histoire, que de la tendresse. Un amour à lui tout seul. Les deux autres sont très différents, parfois rustres. Voudrais-je qu'ils soient autrement ? Je ne crois pas, non.
Ils ont tous trois leur caractère et je les aime comme ils sont. Faudrait juste qu'on pense à se rapprocher un peu et pas uniquement dans les pires occasions !

Mon amie d'enfance (CO) : A force de se répondre à nos mails tous les six mois, on va encore laisser passer vingt ans avant de se revoir. Pourtant, la technologie d'aujourd'hui devrait nous faciliter les choses. Coco, il faut vraiment qu'on remédie à ce problème !
Et oui, elle me manque. Peut-être est-elle cette sœur que je voulais tant enfant !

Mon meilleur ami (DF) : Il nous a fallu un tsunami existentiel pour nous lier à vie. Malgré cela, il est, lui aussi, une des plus belles choses qui me soit arrivée. Mais alors, quel ouragan pour en arriver là ! La vie aime bien se compliquer la tâche... non, nous compliquer la tâche à nous !

Ma meilleure amie (MN) : Bien qu'on ne se voit pas aussi souvent qu'on le voudrait, le fait de savoir qu'elle est là, pas loin de moi, me fait un bien immense.

Mon meilleur ami (CC) : On nous dit parfois binôme, certes. Ma plus belle rencontre virtuelle, devenue réelle, pour finalement se transformer en une amitié fraternelle (je ne devais pas avoir assez de frères) et que je n'échangerai pour rien au monde.
Une rencontre comme j'en souhaite à chacun, ce qui ferait tellement de bien à l'humanité. Comment ça, j'ai des idées utopiques !

Mes ex : Je me serai bien passée de ces expériences quelque peu empoisonnées, mais paradoxalement, si c'était à refaire, je recommencerai car ils m'ont donné les plus belles choses au monde : mes enfants. Donc, sans rancune et sans regret !

Et moi dans tout ça : Il faut que je cesse de m'excuser tout le temps, pire encore lorsque ce n'est pas justifié. Il faudrait que je pense aussi un peu plus à moi-même au lieu de ne penser qu'aux autres. On ne se ferait pas ! Je me dis comme une leçon à retenir : cesse de te sentir coupable des maux des autres. (Confirmation : on ne se ferait pas !)

A celui qui a chanté : «On n'oublie rien, on s'habitue, c'est tout».
Je répondrai : Heureusement, parfois. Et parfois, c'est bien dommage !


lundi 15 octobre 2012

Mio est amoureuse

Mio est amoureuse de Fabienne LUX, Mon petit éditeur

« Jamais personne n’a osé contrarier "la reine Marina" car elle sait se faire respecter ! Les deux derniers gamins qui l’ont défiée se sont vus pousser dans les orties ! Ils en sont sortis difficilement en se grattant les fesses. Et depuis aucun autre ne s’est frotté à elle. »
Extrait du livre
 
Petite Mio
 
Ce petit ouvrage jeunesse que nous allons découvrir est doté d’une jolie couverture rose clair et rose bonbon qui ne peut qu’attirer l’œil  des petites filles.
 
Et pour leur plaire plus encore, deux petits cœurs semblent s’y promener. Les petites filles rêveuses apprécieront à n’en pas douter.
 
Mio, petite japonaise de 10 ans est une petite fille rêveuse mais également sentimentale telles que le sont souvent les fillettes.
Elle tombe amoureuse d’un garçon de son école, tout nouveau, un bel italien. Tout pourrait très bien aller s’il n’y avait pas, comme souvent dans de tels situation et surtout à l’école, une chipie de service.
 
Mio se fait belle et prend soin d’elle. Elle tient aussi un "cahier de secrets" dans lequel elle consigne ses joies, ses peines, ses interrogations, etc. Tout ce qui est sa vie, finalement. Ses amours aussi y ont leur place, peut-être même plus que le reste.
 
Cependant, il y a des jours qui ne ressemblent pas aux autres : "Aujourd’hui plus rien ne ressemble à hier". Et, comme les méchants sont toujours punis, "la chipie" en fera les frais.

Mio sera heureuse avec son petit amoureux que même les oiseaux en seront surpris, puis, satisfaits : "Dis-moi, Merlot, l’as-tu su ? Il paraît que Moi est amoureuse !"
 
 
 
Informations sur le livre :
 
Auteur : Fabienne LUX
Editions : Mon petit éditeur
ISBN : 9782748371932
Prix : 10€
 

vendredi 5 octobre 2012

CriminalLoft

Criminal Loft, Armelle CARBONEL, TheBookEditions

« Nous ne sommes pas de simples candidats ancrés dans la violence représentant la lie de l’humanité, nous sommes avant tous les cobayes d’une société décadente. Je n’en prends réellement conscience que lorsque mon regard s’attarde sur la posture animale d’Aileen, assise à même le sol, le buste légèrement penché en avant, les mains posées à plat comme un fauve prêt à bondir. Lorsqu’arrive mon tour d’être libéré, la porte se referme sur l’infini couloir éteint, qui exhale une odeur âcre et qui me rappelle celle d’une vieille maison à l’abandon où je séquestrais parfois mes victimes pour les torturer à loisir. » Extrait du livre

Le loft, la voix…

"Waverly hills. On le dit le lieu le plus hanté des Etats-Unis. Un sanatorium désaffecté de cinq étages […] converti en loft pour satisfaire les plus bas instincts de la race humaine". Dès les premières lignes de cet ouvrage, nous entrons dans le vif du sujet.

Six hommes et deux femmes, tous détenus pour meurtre, vont être isolés dans ce loft pour un jeu télé-réalité. Jeté en pâture face à des caméras 24 heures sur 24 pour satisfaire la voracité exhibitionniste des téléspectateurs : "Chaque semaine, vos votes désigneront l’un d’eux afin qu’il quitte le loft et retourne dans le couloir de la mort."

Un seul retrouvera la liberté, quel qu’en soit le prix ! Le loft, la voix : "C’est tout pour le moment…", ça vous rappelle bien quelque chose sauf que le contexte est bien plus différent et va bien plus loin que celui que nous connaissons : "Désormais, notre survie dépend de nos erreurs, mais également de celles commises par les autres candidats. Ce qui nous ramène à un état primitif où la loi de la jungle s’applique pour satisfaire les désirs malsains de milliers de spectateurs."

A force de jeux télé-réalité en tout genre, ces dernières années, il est évident que d’une part nous ne sommes pas au bout de nos surprises et d’autre part que les téléspectateurs en redemandent constamment. Mais également, que les limites de ces jeux frisent parfois l’impensable. Comme s’il fallait cela pour capter l’attention des gens en les prenant pour des voraces qui n’auraient rien d’autre à faire que de regarder ces débilités. Et comme de toute façon on nous en sert à toutes les sauces, force est de constater qu’ils n’ont pas le choix (pour certains) puisqu’il n’y a rien d’intéressant dans la boîte à image. Faut bien passer le temps !

D’un autre côté, il faut bien reconnaître que tout est fait pour attirer même les plus allergiques, ne serait-ce qu’une seule fois ! Bien évidemment, s’il n’y avait pas autant de candidats pour postuler, ces émissions n’auraient pas le succès qu’on leur connaît.

… et les candidats !

Puis, comme il faut de tout pour faire un monde, nous admettrons, sans juger personne bien sûr, qu’il faut bien trouver à satisfaire chacun. En cela, la télévision parvient toujours à ses fins pour obtenir l’audimat qu’elle escompte, quelle que soit la manière qu’elle utilise pour y arriver. On ne s’interrogera d’ailleurs plus sur la question ! En tout cas, grâce à ces émissions, Armelle CARBOBNEL a donné naissance à ce petit bijou qu’est CriminalLoft. Merci la télé-réalité !

CriminalLoft serait-elle l’émission d’un futur, plus ou moins proche (ou même lointain), rien n’est improbable du moment que les téléspectateurs restent accrochés à leur écran dans l’attente, pour ne pas dire l’espoir de sentir poindre les frissons que provoquent les sensations face à ce qu’ils estiment être du sensationnel.

Nous revenons à l’ouvrage où chacun des participants "involontaires" mais bien choisis achève de se présenter. John, le candidat narrateur, passe par diverses sensations, rarement positives cela dit, en écoutant les autres : "Moi, je suis un condamné à mort qui lutte pour survivre. Quel qu’en soit le prix. […] Je suis l’ami de personne, mais feindre le contraire peut m’être utile pour la suite."

Au fil de notre lecture, diverses suppositions nous viennent à l’esprit, balayées une à une par les faits qui suivent et que l’auteur place avec talent. Les questions bourdonnent donc avec légitimité. Quels sont les crimes perpétrés par les candidats criminels ? Et les gardiens sont-ils vraiment ce que l’on croit ou sont-ils eux aussi des criminels à l’insu des candidats ? Qu’a-t-il pu être imaginé au sein de la chaîne pour corser le jeu ? Quels sont les secrets que cachent les murs du "loft" ? Et j’en passe !

Vous l’aurez compris, pour avoir les réponses à toutes ces questions et bien d’autres encore, il vous faudra lire CriminalLoft. Cet ouvrage ne vous "tombera" pas des mains, car il saura vous capter d’un bout à l’autre. Comme je l’imaginais, il nous laisse un "goût de trop peu" pour l’histoire, regrettant presque que ce soit déjà fini malgré ses 408 pages, néanmoins nous ressentirons un plaisant "goût de reviens-y" pour l’auteur et sa plume. Mais également l’envie de toucher des yeux cette imagination qui anime Armelle CARBONEL.

Mon coup de cœur de cet automne sans aucune ambiguïté !



Informations sur le livre :

Titre : CriminalLoft
Editions : TheBookEditions
ISBN : 9782953416121
Prix : 21€

jeudi 20 septembre 2012

La grande île

La grande île de CHRISTIAN SIGNOL, Editions Le livre de poche

 

« En fait, j’avais compris très tôt que nous n’étions pas, que nous ne vivions pas comme tout le monde. Je l’avais deviné dès le premier jour où j’avais dû partir à l’école, conduit par ma mère qui, sur le chemin, m’avait paru aussi malheureuse que moi. Je devais avoir six ans, et je n’avais connu que le monde de Charles, d’Albine et de la rivière. Je ne savais rien, ou pas grand-chose, de ce qui existait ailleurs, mais je le redoutais d’instinct. En tout cas, cette montée vers le village, ce matin-là, demeure dans ma mémoire empreinte d’un refus violent et désespéré. » Extrait du livre

La liberté...
Comme à son habitude, Christian SIGNOL nous offre un voyage à travers la vie de ses personnages au siècle dernier au fil des pages. Une échappée tendre de l’enfance et de la fuite du temps qu’on ne regarde pas s’éloigner, tant les personnages semblent heureux. Vivant de liberté absolue : « ils s’aimaient comme on s’aimait avant dans ces confins où les rivières, la terre et le ciel dominaient les vivants, c’est-à-dire d’instinct. De ces amours éclairés par la beauté du monde et dont l’éclat ne ternit jamais. ».

Par la voix de Bastien, nous (re)découvrons ce que fut son existence et celle de sa famille dans une campagne reculée de Dordogne. De ces contrées dont, de nos jours, il ne reste presque rien, de tous ces espaces disparus que les hommes au fil des décennies n’ont pas su préserver.

À travers Bastien, nous percevons quel fut le bonheur de toute cette famille à l’écart de tout malheur. A l’écart même du monde en général, pratiquement en autarcie. Charles, le père, ayant toujours veillé au bien-être de tous : « La paix profonde du jour reposait sur la terre, abolissant le temps ».

Il tend à nous rappeler combien il est important et nécessaire de prendre soin des siens, parce que la vie n’est finalement que la vie et que comme le temps, elle passe… et même très vite : « C’était encore l’époque où la menace du malheur ne faisait qu’embellir le bonheur de nos vies ».

Rien n'est éternel... pas même le bonheur !

Mais, le bonheur est parfois fragile malgré tous les efforts qu’on met à le préserver et le destin vient mettre son grain de sel pour éparpiller les moments de ce bonheur tant chéris : « Il faut donc creuser le ferment de la mémoire, y incruster le meilleur de l’existence pour être sûr de ne pas l’abandonner derrière soi. ».

On notera le rapport inconditionnel que porte l’auteur à la famille, dans cet ouvrage comme dans les autres. Un peu comme un besoin, peut-être, et qui nous charme profondément. Ces critères demeurent la terre, la famille, l’amour de l’autre et des autres, la nostalgie du temps passé, avant que les générations suivantes abîment nos campagnes magnifiques.

Là encore, au fil des chapitres Christian SIGNOL, nous fait don de ces merveilleuses phrases dont il a le secret immuable et qui ne varie jamais d’un livre à l’autre. Une plume majestueuse et pleine de constance. Il n’a pas son pareil pour décrire les paysages et nous permet en fermant les yeux de nous y retrouver.

Chaque livre est une découverte certaine vers un plaisir assuré, un voyage inévitable. Chacune des descriptions de l’auteur est une explosion de senteurs, de saveurs, de couleurs… de bonheur, tant la nature y est décrite avec splendeur. La lecture y est si aisée qu’elle apporte un véritable moment de détente dans une fluidité remarquable et presque poétique.

Inutile de réfléchir quant au titre qu’a choisi cet auteur, car aucune déception n’en résultera. Lorsqu’on en a lu un, il est indéniable qu’on sera envahi par le désir de lire les autres. Difficile de sortir de « La grande île » sans peine. Impossible de ne pas l’achever, ce serait un sacrilège !

 
Quelques phrases relevées au cours de ma lecture :

- « Il a toujours été économe de ses gestes comme de ses joies, peut-être parce qu’il savait qu’elles nous sont mesurées. »

- « Il savait que le froid de l’hiver fige délicieusement les images du bonheur. »

- « C’est sans doute parce qu’ils étaient tellement différents qu’ils s’aimaient comme ils s’aimaient. »

- « Il est vrai que les enfants espèrent toujours le meilleur, au contraire des hommes auxquels la vie a enseigné à se méfier – du moins les enfants qui vivent dans la beauté du monde sans avoir jamais connu la brûlure du malheur. »

- « Il faudrait faire davantage attention au regard de son père tant qu’il est là, près de soi. Mais qui prend le temps de soupeser cette reconnaissance, ces remerciements muets de seulement exister ? Enfant, on ne sait rien de tout cela, et quand on l’a appris, il est bien trop tard, car le regard du père est tourné vers la mort et non plus la vie. »

- « J’ai toujours eu la conviction qu’à l’heure de disparaître tout ce qui est oublié est perdu, et tout ce qui est emporté, au contraire, est sauvé. »

- « Tout ceux qui n’oublient pas se retrouvent. »

- « La cruauté d’une absence peut venir à bout de notre énergie à vivre. »

- « Plus ce monde est devenu grand, et plus il est devenu difficile à défendre. »

- « Ce n’est pas la grandeur du monde qui importe, mais l’écho qu’il éveille en nous. »


Informations sur le livre :

Editions : Le livre de poche
ISBN 13 : 9782253117513
Prix Livre de poche : 5,90 €
Prix Editions Albin : 17,25 €


samedi 15 septembre 2012

Vertiges

Vertiges, Thierry LEDRU, Editions La fontaine de Siloé


"Une pierre décrochée siffla dans le silence cristallin. "C’est la mort qui passe", se dit-il. Et les mots jaillirent, toujours là pour le soutenir ! "Je vivrai pour un but précis et j’obligerai ma volonté à lutter sans cesse contre le Temps qui passe. Je serai plus heureux en ne parvenant pas au but que de ne pas en avoir eu. Car le Temps que j’aurai passé à lutter sera du Temps que j’aurai possédé." Il n’avait jamais écrit par plaisir. Les mots venaient en lui. Ils étaient le catalyseur nécessaire pour le ranimer quand il s’enfonçait dans la boue des vallée." Extrait du livre

Deux hommes…

Ils sont deux, Max et Jonathan, adeptes des montagnes. Tous deux subjugués par les beautés que seules leurs hauteurs dévoilent, les mystères qu’elles exposent. Pour eux "la montagne est une magicienne […] On la regarde et puis on oublie tout." Tout est dit en si peu de mots pour comprendre leur passion.

Max est le premier de cordée et pour lui "seul l’effort pouvait atténuer les brûlures qui le dévoraient". Jonathan savait cela, il le suivait en respectant son silence car il n’oubliait pas non plus que "Max ne parlait pas pour rien".

Cette montagne, Max n’ignorait pas son existence, il connaissait le coût que pouvait représenter l’amour qu’on peut lui porter, des guides "avaient redescendu les corps de Barthélémy et de son frère". Il avait appris les dangers, nombreux, qu’elle cache sous les beautés qu’elle nous montre.

C’est ainsi que les deux hommes entament leur ascension, Max en tête, c’est immuable entre eux : "Sans le quitter des yeux, Jonathan laissa filer la corde. Désormais ils seraient unis par ces deux brins colorés et sans cesse, grâce à eux, ils s’éloigneraient et se retrouveraient".

Leur évolution est bonne et elle se déroule bien mais avec la montagne rien n’est jamais acquis. Tout va bien, Max est en tête, Jonathan suit quand c’est à son tour de grimper.

Une montagne…

Une frayeur, puis deux, vont quelque peu éreinter Jonathan. Cependant, la montagne qui sait être une belle amie peut se révéler être notre pire ennemie lorsque l’on ne s’y attend pas. Elle va secouer les deux hommes au moment où "une vague de rochers s’abat sur eux".

Max est blessé, inconscient. Jonathan encaisse la peur, "il pense que ça ne s’arrêtera plus, qu’il est condamné à tout jamais, tant que son cœur n’implose pas sous les coups répétés de la peur".

Malgré les accidents constatés, Max "n’aimait pas qu’on traite la montagne de meurtrière. C’est l’homme qui décidait de s’y perdre et de chercher". Alors, lorsqu’elle étale ses beautés, l’homme répond à cet appel en souhaitant les découvrir de plus près, parfois trop près.

Même pour un alpiniste aguerri, rien n’empêche la montagne d’agir selon ses lois et lorsque le mauvais temps décide de s’associer à elle, la vie n’est plus qu’un mince fil auquel nous sommes suspendus. Et pour ces deux hommes là, "le plaisir s’imposait au-delà de la raison et de ses sempiternelles mises en garde. […] Ils vivaient en quête d’un absolu au-delà de l’oubli des hommes, qui est plus terrible que la mort".

Parce que c’est bien cela qu’allaient chercher ces hommes sur des sommets toujours plus hauts, l’oubli de la vie d’en bas, celle des autres parmi lesquelles ils ne se sentaient pas vivre.

Pour la vie…

La chute des rochers ne les a pas épargnés. Max reste inconscient, Jonathan décide de continuer l’ascension non sans questionnement, non pas seul non plus, mais avec Max sur son dos. A quel moment la folie nous gagne ? A quel moment, nous permet-elle d’accéder à de tels dépassements de soi ?

Jonathan n’abandonnera pas, il veut aller jusqu’au bout de ce pour quoi ils ont entamé cette ascension, et pour cela, tout en lui va se décupler, mais la raison… elle…

Pour Jonathan, à cet instant que nous n’imaginons pas traverser nous-mêmes, "il s’agissait de recentrer les forces de l’individu dans des luttes qui lui appartenaient. C’était une histoire simple. La simplicité qu’il n’avait jamais rencontrée dans le monde des hommes".

Au prix d’efforts surhumain, mais également "inhumain", Jonathan va parvenir au sommet pour ensuite entamer la descente sur un autre versant. Toute réalité semble l’avoir quitté, cependant, ce n’est plus cela qui compte à présent. Au plus profond de lui, "l’instinct de survie interdit au cerveau toute intrusion. Les pensées sont annihilées. Le geste parfait a établi son règne. […] On ne devient pas soi sans sacrifice".

Thierry LEDRU nous offre, là, un concert d’émotions en tout genre mais pas que… Il nous invite maintes fois à la réflexion par une succession de petites phrases de poids. Dans ce roman où parfois on a l’impression que la raison s’échappe, la nôtre prend corps inévitablement.

Voici donc un bel ouvrage qui vous fera frissonner, rêver, sourire parfois, réfléchir aussi.

A acquérir sans aucune hésitation !



Informations sur le livre :
Titre : Vertiges
Auteur : Thierry LEDRU
ISBN : 9782842062248
Prix : 15€
 

lundi 10 septembre 2012

Courts circuits


Courts circuits d’Arielle ALBY, Autoédition


L’auteur entame ce recueil par un hommage touchant pour un homme qu’elle ne connaissait que virtuellement mais avec lequel elle avait beaucoup échangé sur leurs passions respectives d’où était née une tendre amitié.

Cet homme André BOUCHAUD n’aura pas eu le temps de voir la naissance de "Courts circuits" : "Je lui avais envoyé la couverture et il avait sauté de joie. Malheureusement, il est parti avant de voir la livre", dit Arielle.

Poésie…

"Les mots dans le métro ne sont plus" est un poème inspiré des stations de métro que chacun reconnaîtra.

Par ce premier poème sympathique, nous aurons assurément envie de continuer la lecture comme un voyage entamé au fil des mots.

A travers "Circuits des villes", nous continuons dans les rues de Paris avec "La goualante" qui, rien que par son titre à notre chère Edith Piaf, que l’auteur n’omet pas de citer :

"Quand elle poussait une goualante,
La misère appelait aux gueulantes,
Dans Belleville et Pigalle, itou.
[…]
La goualante jadis
Enchantait nos rues
Où la grande Edith
S’y dévoilait à cru…"

Poésie encore…

Nous traversons les pages en passant par "Jeanne" ou "Limousine" pour nous échouer sur "Limoges" avant de remonter ailleurs, dans la chaleur et la beauté du sud :

"Les arbres se donnent la main
Font une ronde près du jardin,
Cerclant le doux son des cigales
S’échappant dans l’air, comme un récital…"

Quelques pages encore nous emmènent "Aux portes du Verdon" et les mots plaisamment nous offrent "Quiétude" :

"Un encas dans la pénombre
Quelques marches en sommeil
Près du lit, derrière les volets sombres
Flotte comme une attirance pour la sieste…"

Poésie toujours…

Puis, nous voilà transportés dans "Circuits des champs" pour un plaisir certain devant cette plume douce, de "La pierre" à la "Balade éphémère", nous envahissant au passage de "Soleil" :

"S’infiltrant sous mon chapeau
Dégourdissant mon cerveau
Chatouillant mes émotions..."

Je n’irai pas jusqu’à conter chaque page ou chaque peinture d’illustration afin de laisser aux lecteurs, que vous êtes, le plaisir de découvrir ce recueil qui ne peut que plaire à votre regard ne demandant qu’à être étonné, cependant, je vous laisserai ce dernier extrait parce que je ne peux m’en empêcher et pour titiller un peu plus votre curiosité de lecteurs passionnés :

"Entre bâillements
Et chuchotements,
Se dessine lentement
L’âme des amants.
 
Il la déposa délicatement
Sur un lit de sentiments,
Emu, timide et chantonnant,
De tout son être la respectant…"



Informations sur le livre :
Auteur : Arielle ALBY
Editions : Autoéditions
ISBN : 9782952899031
Prix : 18€

samedi 1 septembre 2012

Ressacs

Ressacs de Yann Dupont,  Editions Kirographaires

« Dire qu’ils sont le fruit du seul véritable amour de ma vie ! Malgré cela, je n’ai rien fait pour les revoir. […] Je ne voulais, ni ne pouvais faire irruption dans leur vie… J’ai le sentiment aujourd’hui qu’une partie de moi n’a jamais existé. […] Aujourd’hui, je suis vieux et malade. Les excès de ma vie. Un peu comme un lent suicide. […] Je sens les regrets me gagner. Les remords aussi. […] Je sais que je ne reverrai jamais mes enfants. »
Extrait du livre
 
Lorsque l’on est happé par une passion, le plus difficile est de trouver le juste dosage entre elle et tout le reste qui fonde notre vie. il arrive cependant qu’une passion prenne tant de place qu’on en oublie quelque peu, voire trop, ce qui est notre véritable quotidien, qu’on le fasse passer au second plan, involontairement ou par obsession. Car lorsqu’on est vraiment dévoré par la passion, chaque instant ailleurs est "presque" une perte de temps. On y pense et cette pensée est dévorante.

Alors, entre quotidien et passion, à défaut de trouver une juste mesure, certains prennent la décision d’abandonner le premier pour vivre le second pleinement.

C’est ce que va faire Louis. Mais, est-ce possible sans se retourner. Est-il possible de vivre sereinement sans culpabilité aucune ?

Il est de même évidence qu’on se croit parfois en sécurité dans la vie sous prétexte que l’on est marié, que l’on a une bonne situation professionnelle, que l’on est posé, néanmoins, nous en oublions parfois de regarder la personne qui partage notre vie ; notre moitié.

Les jours, les mois, les années passent en laissant libre tout l’espace pour que la platitude s’installe sans se faire remarquer. Puis, un jour, l’œil s’ouvre sur notre univers trop longtemps ignoré, montrant la vie hypocrite que nous menons.

Louis n’échappe donc pas à la règle et se voit projeté face à sa réalité lorsque sa femme se vide l’esprit et le cœur de toute sa peine emmagasinée : "Comme un coupable entend prononcer sa sentence, je sentis un poids énorme s’abattre sur mes épaules. […] La pauvreté de mon existence me sautait à la face".

Prenant en considération, dans un premier temps, les mots prononcés par sa femme, soudain un autre aspect se fait jour pour Louis ; sa condition personnelle. Il réalise que le bonheur ne peut se satisfaire de faire semblant et que vivre de convenances ou de situations d’arrangements peut encore moins se substituer, là aussi, au bonheur.

Puis, par un pur hasard, Jeanne, son premier amour, réapparaît dans sa vie. A ce moment, comme une évidence, tout bascule. C’est le début d’un changement radical pour Louis : fuite de la bourgeoisie encombrante, naissance de nouveaux et difficiles conflits, tout en étant enfin couronné par ce bonheur tant souhaité.

Mais, est-ce vraiment cela le bonheur ? Durant quelques temps peut-être ! Cependant, qu’est-ce quelques temps sur le fil de toute une vie ? Rien qu’une goutte d’eau dans l’océan !

Une fois encore, tout va s’écrouler pour l’entrejambe d’une secrétaire. Abandonnant, sans un regard, femme et enfants ; mais, le remords rattrape toujours le fautif à un moment ou à un autre ; pour certains parfois plus vite que pour d’autres. Louis sombre !

Tout au long de ces années, Louis aura fait les mauvais choix en cherchant ce qu’il croyait être son bonheur, alors que celui-là même il le possédait déjà sans savoir le regarder, le reconnaître.

Seulement, le plus grand des remords est celui qu’on ressent face à des actes qu’on n’a pas su réparer en temps opportuns : "Je connais l’issue de ma maladie… […] Le rire des enfants sur la plage. La pensée des miens me hante chaque jour davantage". Alors, arrivé au seuil de ce qui reste à vivre dans le vide, chercher réparation : "Si je n’ai pas eu le courage de leur dire au cours de ma vie, je ne veux pas partir sans qu’ils sachent. Ces quelques lignes comme une dernière volonté. Ce testament comme un acte de naissance".

Et lorsque les regrets prennent place, ils envahissent l’être de leur petite rengaine lancinante qui n’accorde que très rarement du répit : "Je m’éveillais terrorisé par le remords comme si le diable s’était penché sur mon lit".



Informations sur le livre :

Titres : Ressacs
Auteur : Yann DUPONT
Editions : Kirographaires
ISBN : 9782917680506
Prix : 17,95€
 

vendredi 10 août 2012

Ne cherche pas à savoir

Ne cherche pas à savoir de Erik WIETZEL, XO Editions en partenariat avec My Major Company

« Est-ce que dans la famille nous étions tous condamnés à une mort violente ? A se demander si je n’avais pas accepté de m’installer à Naples en toute connaissance de cause : mon inconscient m’aurait poussé à habiter dans l’une des villes les plus dangereuses d’Europe. Une ville alimentée par tous les trafics, contrôlée par le crime organisé, agitée par des guerres de clans. Cette hypothèse ne semblait pas si dingue, tout à coup. »
Extrait du livre

LE CHOC…

Au détour des rues de Naples ; Anne, un inconnu, le choc… C’est sur cette trame que débute ce thriller.

Anne, jeune journaliste française, son passé brutalisé et une énième dispute avec Mattéo sont les éléments déclencheurs du manque de concentration de la jeune femme conduisant son scooter. Le choc est brutal lorsqu’elle percute un passant. Se retrouvant elle aussi sur le flan au beau milieu de la rue. Elle parvient à se relever pour s’enquérir de l’état de l’homme qu’elle vient de percuter.

Tous deux transportés à l’hôpital, elle apprend que l’homme ne se souvient pas de son nom, ne sachant plus qui il est. Elle s’inquiète pour lui dans une réaction évidente et normale puisqu’elle est responsable de son état, se sentant ainsi rongée par la culpabilité et cette : "cette culpabilité traçait son chemin empoisonné. […] Je me faisais l’effet d’un hamster pédalant dans sa roue, encore et encore, en un formidable sur place."

QUI EST JOHN ?

Prise entre travail, mafia et son accidenté appelé John par le personnel de l’hôpital, Anne court un peu partout. Cela dit, elle décide "d’héberger" John le temps qu’il recouvre la mémoire dans la mesure où l’accident l’a rendu amnésique.

Mais voilà, John n’est pas celui qu’elle croit. Son passé, son enfance… la rattrape, la happe. La traversée s’annonce brutale, dangereuse, et surtout inattendue. Elle se retrouve au cœur d'une véritable machination, confrontée à la mafia, la corruption et les "anciennes" histoires de famille où petits voleurs et grands truands sont au rendez-vous.

Un thriller bien sympathique qui ne laisse pas de répit aux lecteurs. L’auteur qui signe son premier thriller avec "Ne cherche pas à savoir" nous emmène dans un périple bien dosé et pour le moins soutenu et captivant.

Dans "Ne cherche pas à savoir" c’est justement le contraire qui se produit inévitablement.

Quelques phrases relevées au fil des pages et qui pourraient amener les lecteurs à quelques instants de méditations :

- "Vous frissonnez chaque fois que vous imaginez les horreurs qui se cachent sous la surface brune, toutes ces créatures dont votre père vous explique les dangers avec des mots qui ont l’air de bouger tout seuls quand ils ont quitté sa bouche."
- "Ses doigts se crispent en petits spasmes comme des signaux secrets que vous ne comprenez pas."
- "L’air est si épais qu’on pourrait en faire des boules amères et croquer dedans."
- "La culpabilité traçait son chemin empoisonné."
Je ne faisais que me heurter au souvenir de nos bonnes années, comme un oiseau prisonnier d’une pièce et qui buttait sans cesse contre la fenêtre en voyant le bleu du ciel au-delà."
- "J’ai laissé le silence exprimer mon désarroi."
- "Qui accepterait de rester indéfiniment dans cet état où l’incertitude donne la mesure de chacune de vos pensées ?" 

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : Ne cherche pas à savoir
Auteur : Erik WIETZEL
Editions : XO Editions en partenariat avec My Major Company
ISBN : 9782845634619
Prix : 19,90€


jeudi 9 août 2012

Dans la peau d'un autre

"Mes valeurs s’étaient couchées devant le principe de réalité."
"Une robe de nuages habillait la lune."
"J’étais un brin paranoïaque, mais le diable est dans les détails, non ?"
"Les mouettes planaient au-dessus des vagues dans le seul but, semblait-il, de profiter du spectacle de l’éternité."
Extraits du livre

A L’HEURE DES CHOIX…

Maxence Lance est étudiant chercheur, laboratoire des sciences cognitives : Neurobiologie. De sa rencontre avec une jeune étudiante, Andréa, Max va s’exercer à l’hypnose à la demande de la jeune fille. L’expérience va leur réussir et les motiver à continuer.

Grâce à l’hypnose, Andréa parvient à enregistrer sans aucune difficulté plusieurs chapitres ardus d’un livre pour ses cours.
Entre les deux jeunes gens la passion va naître rapidement mais n’aura pour seul aboutissement qu’une seule nuit. Et pour cause, étant tous deux à un stade crucial de leurs études et à l’approche d’examens importants, ils décident d’un commun accord de ne pas construire cette relation plus avant et en tout cas pas de manière durable.

Le choix que nous devons faire souvent ne sont pas toujours faciles, néanmoins ce qui fait (ou devrait faire) pencher la balance c’est bien la raison.
Dans le cas présent, les deux jeunes gens ne manquant pas ni d’ambition, ni de lucidité vont pencher pour la raison malgré les désirs qui les animent respectivement.

Max s’adonnera à l’hypnose dans un cabaret afin de subvenir à ses besoins tout en continuant ses études. Certes, il ne voit pas cela comme un idéal : "D’une certaine manière, je considérais que je me prostituais, que je pervertissais des connaissances acquises au nom de la science. Mais mes valeurs s’étaient couchées devant le principe de réalité." Comme beaucoup d’étudiant Max n’avait donc pas d’autre choix.

Vu sous cet angle effectivement, l’amour n’avait pas de place, les journées n’étant pas extensibles, tout ne pouvait pas y être calé.

"Les applaudissements du jury qui […] décernait la mention très bien avec félicitations" ne pouvaient que conforter l’idée de Max qu’il avait fait le bon choix quelques temps avant, même si le souvenir d’Andréa l’envahissait.

Cependant un soir, à la fin d’un spectacle d’hypnose comme qu’il était dans sa loge, Max sentant qu’on lui tape sur l’épaule se retourne. L’impensable se produit alors : "Je n’ai vu que du noir […] Quand j’ai rouvert les yeux, le monde avait changé."
Lorsqu’il se réveille, il n’est plus lui, mais "dans la peau d’un autre". Déstabilisé dans un premier temps, il enquête pour savoir qui "il" est devenu.

DE MULTIPLES DECOUVERTES…

Il découvre qu’il est Philippe Mathieu. Ce Philippe Mathieu avait cependant une chose en commun avec lui ; il était également chercheur : "Il avait établi l’existence de neurones miroirs dans les régions du cerveau impliquées dans le phénomène hypnotique."

Par chance, dans son inconnu, il y retrouvait au moins un élément pour le moins important et commun avec lui-même. Mais, les interrogations prenaient beaucoup de place et Max avait besoin de réponses. Comment pouvait-il être possible de se retrouver dans la peau d’un autre sans rien connaître de sa vie et surtout en ayant conservé les souvenirs propres à soi-même ?

Plutôt ambiguë comme situation, sauf que dans le cas de Max, si passionné de recherches, se retrouver sur ce "terrain" ne pouvait que l’inciter à se pencher sur les recherches de Philippe, plus que tout autre chose. Seulement, il devait agir avec finesse puisque, bien que dans le corps d’un autre, il avait tout de même conservé sa personnalité propre ainsi que son comportement qui devaient être bien différents que ceux du corps investit : "C’était moi et pourtant ce n’était pas moi. Soudain, je n’ai plus su qui j’étais…"

Max menait de front les investigations tant sur la vie professionnelle que privée de Philippe, tout en restant prudent. Sa surprise fut grande lorsqu’il se retrouva face à Andréa qui était devenue la petite amie de Philippe.

Mais, où allait le mener toute cette histoire ? Xavier MULLER nous emporte savamment sans que la lassitude s’installe. L’auteur nous offre une imagination associée à la science dont c’est son métier, rappelons-le. Ce qui fait que le récit reste crédible de bout en bout, tout en étant extrêmement passionnant.

Tout nous tient dans ce roman, que ce soit les personnages, le suspense ou le style même de la narration, la verve de l’auteur ou encore la multitude de détails indispensables pour un bon thriller.
Impossible de nier que c’est un bon roman !

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : Dans la peau d’un autre
Auteur : Xavier MULLER
Editions : XO Editions
ISBN 13 : 9782845634848
Prix : 19,90€