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jeudi 17 mars 2011

Entretien avec Francis Baux

Entretien avec Francis Baux
(“Relief et Humeurs”, Edition Comédia)

1001 Livres : Après "Le rendez-vous de Nazca", un roman, tu nous fais découvrir le poète qui est en toi avec "Relief et Humeurs". Tout d’abord, pourquoi le titre : "Relief" est au singulier tandis que "Humeurs" est au pluriel, pourquoi ce choix ?

Francis Baux : « Relief » est l’anagramme d’un prénom que je ne veux pas mettre en exergue avec ces poèmes. D’ailleurs, Aimer est l’anagramme de Marie …le singulier s’impose donc !
« Humeurs » au pluriel signifie que les sentiments bougent, que rien n’est immobile et j’aime cette idée de fluidité de la vie.

1001 Livres : Quel est le plus difficile à écrire : le roman ou la poésie, à ton sens ?

Francis Baux : La poésie est un cri, un chant au mieux et donc exige une rigueur ponctuelle, comme un coup de génie, une inspiration, c’est une image qui se doit d’être belle ou rebelle.
Le roman raconte, il s’aventure sur les sentiers escarpés de la vie et donc peut varier en intensité créative. Seul le point final devient important.

1001 Livres : Au vu du roman et du recueil de poésie, nous remarquons que l’amour tient une place importante dans ta vie ou en tout cas dans tes pensées. Peux-tu nous expliquer ?

Francis Baux : Depuis toujours l’amour se décline sans que le sujet soit épuisé …c’est donc que la vie exige de se poser sans cesse cette question : vivre ou exister ?
Pour vivre il faut aimer, c’est le sens de la vie…à la fin sera résolue l’autre grande question, celle de Dieu !

1001 Livres : quelle part prend l’écriture dans ton quotidien ?

Francis Baux : Depuis 2007 je suis libre de me consacrer à cette passion …J’ai un peu étudié, j’ai pas mal travaillé et je suis maintenant dans une sorte de restitution pour dire « gracias a la vida »  qui m’a tant donné. Seule la muse me contraint dans mes horaires et pour donner un cadre  afin d’écrire. Quelques autres impératifs plus pragmatiques s’imposent à moi mais ce recyclage me plaît beaucoup !

1001 Livres : Comme nous sommes curieux de savoir ce que nous réservent les auteurs, quels sont tes projets littéraires à venir ? Un autre roman, peut-être ?

Francis Baux : Plusieurs projets en même temps, je suis un être dispersé.
Un témoignage (sous forme de roman ?) concernant mes quarante années de vie professionnelle pour tenter de décrire qui sont les jeunes pris en charge par notre justice depuis mai 68 : il est en cours et s’avère comme une difficile et longue introspection.
Un autre recueil de poèmes « Artiste » et « Bleu » dont j’espère avoir le plaisir d’expliciter les noms plus tard : sortie ce printemps ?
Un roman « épistolaire » qui me tient beaucoup à cœur et qui s’écrit  à l’encre de la vie des « deux » personnages qui correspondent…à suivre !

1001 Livres : Les monde de l’édition est en souffrance. Que penses-tu de cette phrase ?

Francis Baux : le monde est en souffrance : celui de l’édition n’est pas sur une autre planète même si quelques-uns le prétendent. Le livre est sur le marché devenu un « produit » et se trouve soumis aux règles du libéralisme économique : il doit donc être rentable !
Ce n’est pas  véritablement nouveau mais aggravé par la crise et le clientélisme qu’elle génère.

Fort heureusement on ne peut croire que Baudelaire et « les Fleurs du mal » puissent se voir  interdit de publication par un tribunal, ni «  la Religieuse » de Diderot  comme ce fût le cas mais comment pourraient émerger des œuvres comme Bonjour tristesse ou le Diable au corps dans la masse « informe » des choix …de couvertures ! Ou un recueil comme ceux de Char ou  Eluard alors que les débats d’idées ne se font qu’en Sorbonne…
L’image de l’auteur s’impose en filigrane et la couverture vend le paraître autant que le contenu : les éditeurs doivent trouver « des textes à publier », pas des têtes d’affiche à vendre !

1001 Livres : Ta vie sans l’écriture, penses-tu que ce soit possible pour toi ?

Francis Baux : Elle le fut et le serait mais comme une journée sans soleil.
Je citerais volontiers Pessoa  pour illustrer plus encore  ma réponse « La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas. »

1001 Livres : Une citation que tu affectionne particulièrement, ce serait laquelle ? Pourquoi celle-là ?

Francis Baux : J’ai une grande tendresse pour « Je est un autre » de Rimbaud.
 En effet je crois que la distance auteur-lecteur doit être favorisée par une sorte de déculpabilisation et démystification de l’écrit. Chaque lecteur peut interpréter ainsi les mots suivant son code émotionnel et réécrire pour lui seul le texte initial. « Je » c’est tout le monde, c’est celui qui entre dans l’histoire, le poème  avec son histoire au motif de celle  que lui est proposée.
Ce qui est écrit n’est pas vrai, c’est une proposition …

1001 Livres : Un mot, une citation qui pourrait qualifier l’homme littéraire que tu es, ce serait lequel (laquelle) ?

Francis Baux : « Aujourd’hui maman est morte. » (Première phrase de l’Etranger de Camus bien sûr )

1001 Livres : Les enfants, adolescents et même nombre d’adultes lisent de moins en moins. Que penses-tu de cet état de fait ?

Francis Baux : Je ne suis pas certain de cette affirmation …Ils lisent peut-être autrement et/où autre chose que les générations d’avant l’image.

1001 Livres : Francis Baux est un homme sensible. Qu’est-ce qui te révolte le plus ?

Francis Baux : Observant l’histoire de la littérature qui raconte la vie : je suis révolté par l’immobilisme de la condition humaine du fait des politiques ! (Pas de la science)
Je suis révolté que « les Misérables » de Victor Hugo soit encore d’actualité, que  « J’accuse » de Zola n’ait pas pris une ride  et que les  Les Rougon-Macquart ne soient pas totalement dépassés…

Propos recueillis par Marie BARRILLON

Relief et humeurs

"Fille de l’amour vert de jeunesse
Avec pour tendre sourire éclatant
Beaucoup de souvenirs qui naissent.
Il faut bien que vivent les choses d’antan !
Et maintenant, femme accomplie, ma fille
Nous sommes liés par ces liens d’amour,
Nul doute que les jours filent, s’éparpillent
Et pourtant demeurent, nos rêves, ce jour !"
Extrait du livre

RELIEF…

Il y a quelque temps, nous avions fait la connaissance de Francis Baux à travers son roman "Le rendez-vous de Nazca" (voir ma chronique : Le rendez-vous de Nazca).
Un roman sympathique qui nous emmène en voyage pour y faire des découvertes et qui nous parle d’amour comme nous ne le connaissons pas forcément. L’amour a tant de facette que nous ne savons jamais laquelle va se trouver sur notre chemin…pour nous faire tourner la tête. Un beau roman pour une belle plume.

Nous retrouvons, ici, l’auteur dans un univers bien différent puisque nous découvrons le poète caché. Seul l’amour est encore et toujours présent. Dans ce recueil plein d’émotions, "Relief et Humeurs" nous offre une myriade de sensations aussi diverses que variées.

Comme souvent en poésie, nous traversons les sentiments que l’amour propose ou impose, cherche ou provoque, offre ou altère. L’amour certains ou aléatoire, allons savoir celui que le destin nous réserve car nul n’ignore que "d’un amour aussi vrai d’un côté que de l’autre du précipice" existe. Nous ne savons jamais à l’avance de quel côté de cette évidence nous nous trouverons. Savons-nous au moins qui nous serons entre "Ange ou Démon" en matière d’amour ?

Ainsi, nous parcourons les mots de l’auteur, mais n’est-ce vraiment que des mots, d’ailleurs ?

"Toujours ces mots, qui emportés dans le vent
S’envolent dans les montagnes si hautes,
De la vie tout autour, qui donne et qui prend,
Ne cherchez pas à qui revient la faute !"

Toujours est-il, qu’ils soient mots ou sentiments, le rythme est là pour de vives émotions :

"Mon stylo, sans cesse écrivait des mots pour toi
J’avance à pied et mon écriture est ronde
[…]
Je marche plus vite, comme si je te voyais là-bas :
Notre amour musarde, me traînant le cœur en enfer."

HUMEURS…

Aimer est-ce rester jeune ? Peut-être, d’une certaine manière ! Ou peut-être pas car, les vieux ont un cœur plein de sentiments distillant de l’amour à en déborder sans complexe, comme je le dis fréquemment. Mais en tout état de cause, ce sentiment envahissant n’a pas d’âge et offre à la vie douceur et émoi, tendresse et bonheur car "L’amour, n’est pas c’est évident – Uniquement douleur des épines…"  Et l’amour douleur n’est pas vraiment amour à mon sens. Ça y ressemble dans les émotions, mais rien de plus. Le véritable Amour, celui qui détient le grand A, n’est pas souffrance.

D’une manière ou d’une autre ce recueil nous ramène à ce sentiment tant convoité que chacun connaît sous une forme personnelle. Et si l’amour n’existait pas, serions-nous les mêmes ? Ne nous manquerait-il pas quelque chose pour parfaire notre bonheur ou plus précisément l’aider à prendre naissance ou encore nous permettre l’espoir d’un bonheur possible que nous n’aurions pas sans lui.

Il ne s’agit pas là d’affirmation, mais simplement de supposition. Peut-on être heureux sans amour ? Il est possible que non car "lorsque le cœur est rassuré, triomphe l’espoir !" Et qu’est-ce qui rend le cœur apaisé sinon l’amour qui offre l’espoir que tout est permis.

Laissez-vous donc emporter dans les pages de ce recueil pour passer un très bon moment de lecture au "bras" de l’amour !

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : Relief et Humeurs
Auteur : Francis Baux
Editions : Comédia Editions
ISBN 13 : 9782953803808
Prix : 12,00€

lundi 14 mars 2011

Entretien avec Antho Ny

Entretien avec Anthony

(Les temps perdus, La Plume Editions)



1001 Livres : "Les temps perdus", ton recueil de poésies, est-ce ton premier livre ?

Antho Ny : Non, il ne s'agit pas d'un coup d'essai. C'est mon quatrième ouvrage.

1001 Livres : Qu’est-ce qui t’a le plus inspiré lorsque tu as écrit "Les temps perdus"

Antho Ny: C'est le résultat de longs moments de réflexions, d'observations et d'expériences. C'est peut-être banal, mais j'ai assez peur de vieillir et le temps qui s'écoule entre nos doigts est pour moi "paradoxalement"  fédérateur d'inspiration.

1001 Livres : De part ton soutien à l’association Laurette Fugain, à laquelle les droits d’auteur de ton recueil seront reversés, nous ne pouvons qu’admirer ton geste. Cela dit, pourquoi cette association plutôt qu’une autre ?

Antho Ny : 80% des droits d'auteur de cet ouvrage sont en effet reversés à l'association Laurette Fugain que je soutiens. 20% servent à couvrir quelques frais comme les envois dédicacés dont je m'occupe personnellement.
D'abord, j'ai beaucoup de sympathie et d'amitié pour Stéphanie Fugain... Ensuite, il me semble que le combat n'occupe pas assez d'espace. Pourtant, l'enjeu est grand.
Pour ma part, si je peux essayer de sensibiliser les gens sur le don de plaquettes, de moelle osseuse et donner un peu pour la recherche médicale tout en soutenant les malades, alors j'en suis heureux.
Et puis, écrire, c'est aussi donner. C'est un don de soi. L'un va bien avec l'autre !

1001 Livres : Suite à ce recueil, as-tu d’autres projets littéraires ?

Antho Ny : Je prends beaucoup de temps pour réfléchir à un ouvrage, ensuite l'écrire va plutôt vite. Je n'ai pas de projet précis à ce jour. En plus, beaucoup de choses m'agacent en ce moment et si j'écrivais aujourd'hui, je pense que j'aurais une écriture trop acide.

1001 Livres : quelle place l’écriture tient-elle dans ton quotidien ?

Antho Ny : J'aime observer les gens, regarder la vie... D'ailleurs, je peux passer beaucoup de temps devant un soleil posé sur la mer... Je peux ensuite écrire longuement sur ce petit moment de vie mais la plupart du temps, je préfère ne pas écrire plutôt que d'écrire pour "rien".

1001 Livres : Pour parler d’autre chose… Souvent les auteurs sont de grands lecteurs, qu’en penses-tu ?

Antho Ny : Franchement ? Pas moi, surtout quand j'écris ! Un livre est souvent le suivant d'un autre. Pour qu'il me retienne, c'est comme un regard, il faut qu'il soit captivant dès le début sinon je lâche...

1001 Livres : Quelles sont donc, tes lectures préférées ? Te guident-elles ?

Antho Ny : Je parlerais plutôt d'auteurs "Aragon, Baudelaire, Deniau, Guitry...". Ces auteurs qui m'ont fait voyager, mûrir, m'ont forcément orienté.

1001 Livres : A la lecture de tes mots, nous découvrons un homme à la sensibilité exacerbée. Quel serait ton rêve le plus utopique ?

Antho Ny : Je rêve de "Liberté», de "bien-être" pour tous et "d'hommes" sains dans des corps sains ... !

1001 Livres : Quelle est la citation qui t’inspire le plus ?

Antho Ny : C'est simple mais pas si facile à appliquer au quotidien : CARPE DIEM

1001 Livres : Et celle qui te représenterait le mieux, à ton sens ?

Antho Ny : La même tout en restant soi-même !

1001 Livres : Quel image t’inspire le monde actuel ?

Antho Ny : Le monde ! Je crois qu'il tourne à l'envers, non ?


Propos recueillis par Marie BARRILLON

Les temps perdus

"Fragile Nature, c’est dans l’indifférence que tu te plies
Petit à petit face au mépris de cet Homme inconscient
Je grelotte avec toi comme une fleur au souffle du vent
Fatigué de te voir souffrir sans répit."
Extrait du recueil

LES TEMPS PERDUS…

Pas loin d’une cinquantaine de poèmes sont réunis dans ce recueil préfacé par Stéphanie Fugain, présidente de l’association Laurette Fugain.
Stéphanie Fugain, de quelques mots posés là, nous fait part de ses émotions : "On ne prend plus le temps de lire ce qui pourrait enrichir nos âmes. Elle est pourtant là pour nous apprendre à ouvrir nos "yeux intérieurs", à décupler nos sens, à développer notre imaginaire, à prendre le temps de rêver…"

Lorsque Antho a élaboré ce recueil, il l’a fait pour les lecteurs certes, mais avant tout "en soutien à l’association Laurette Fugain". Association, rappelons-le, si tant est que ce soit nécessaire, "ayant pour objectif la sensibilisation au don de plaquettes et de moelle dans la lutte contre la leucémie." (http://www.laurettefugain.org/)

Les mots d’Antho ne sont pas sans voix, loin de là. Ils portent des messages, des émotions, du plaisir… N’est-ce pas ce que nous attendons, ou tout au moins espérons, de la poésie.

"Sur ma vie
J’ai croisé un ange
Il s’est assis à mes côtés
Une aile autour de moi s’est enroulée
Que personne ne le dérange !
S’il partait, je prendrais froid !"

Ces émotions, chacun les ressentira à sa manière, le but étant que le plaisir de parcourir ce recueil soit !
De "la peur" à la "perte d’équilibre", "ne reste que l’envie de voir la lumière", tout en sachant que "La vie est une larme esseulée, Qui s’en va mourir, épuisée, Sur le sol de la destinée…"

LA VIE ET SES RAISONS…

Il n’est jamais facile de vivre avec le temps dont l’"horloge ne se fatigue jamais" et dont les aiguilles "se foutent des cœurs écorchés !"
Mais, le cœur a ses raisons d’aimer, ainsi que celles de lutter, toujours, face aux crevasses rencontrées et aux montagnes à déplacer que la vie nous impose à chaque enjambée.

Gardons le rêve dans notre réalité, parfois si malmenée. Le rêve qui permet de digérer, de voyager, de se soulever, encore et encore. Si nous n’avions plus de rêves, quelles seraient nos pensées ? Tristes, trop souvent et nous serions comme :

"Quand le poète quitte son nuage et cesse de rêver
Que ses pieds à nouveau touchent terre
Son cœur se fend et son âme se perd
Un poète au silence est un Homme condamné !"

A savoir : Les droits d’auteur seront reversés à l’association Laurette Fugain.

Parce que la vie (certaines vies) ne tient qu’à un fil et que le don de soi permet de soutenir, fortifier et consolider ces fils. Parce qu’on ne sait jamais ce que demain réserve et que chacun pourrait être amené à avoir besoin de ces dons. N’attendons pas que le destin nous confronte à des évidences sur lesquelles nous nous serions détournés.
Donner la vie n’est pas seulement l’acte de la porter en soi et de décider de sa naissance. Donner la vie ce peut être aussi donner de soi pour permettre à une vie existante qui s’essouffle de perdurer car tous, autant que nous sommes, avons droit à la vie.

Pour se procurer le recueil de poésies "Les temps perdus" de Antho :

LA PLUME EDITIONS
235 ALLEE ANTOINE MILLAN
BAT C
01600 TREVOUX
http://plume-editions.over-blog.com/

Un prix léger pour faire ou se faire plaisir tout en ayant à l’esprit de faire une bonne action. Préface de Stéphanie Fugain. Postface de Renaud Hantson et Romane Serda.

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : Les temps perdus
Auteur : Antho
Editions : La Plume Editions
ISBN 13 : 19513534
Prix : 6,80€

mardi 1 mars 2011

La publicité...


LA PUBLICITE : UN POISON CERTAIN
Nous sommes dans une société de consommation, voire de surconsommation. Là, ce n’est pas un scoop ! Mais de cette société de (sur)consommation, nous nous dirigeons vers une société d’hyperconsommation ! Du moins, on nous y pousse. Et là, ça devient dangereux. La publicité nous inonde à longueur de journée, où que se pose notre regard. Les limites sont continuellement repoussées alors que nous parlons de crise pour certains, pendant que d’autres la subissent de plein fouet. Et lorsqu’on voit les millions engagés dans la publicité à tout va, ça fait bien mal au cœur.
Lors des émissions télévisées, quelles qu’elles soient, nous y avons droit à présent toutes les vingt minutes environ et ce n’est pas une ou deux publicités qu’on nous impose. Je me suis amusée à compter à plusieurs reprises. Ca peut aller jusqu’à une quinzaine de publicités à la suite, voire plus (record constaté 19, lors de l’émission master chef, un soir de grande écoute). Sans parler de l’approche de fêtes de Noël, pour ne citer que celle-ci, qui est, elle aussi, de plus en plus commerciale.
Sur certains magazines, une grande majorité reconnaissons-le, on en trouve quasi une page sur deux. Ce qui fait que la moitié de nos magazines préférés est réservée à des réclames en tous genres. Si encore cela faisait baisser le prix de plus en plus élevés de ces dits magazines encore... Mais, non, pas du tout ! Après cela, on nous targue de ne pas être écolo, de faire du gâchis, de ne pas être responsable, etc., mais tout ce papier qu’on nous impose pour pas grand-chose, c’est écolo, ça ? Ce n’est pas du gâchis, ça ? Sans parler de nos boîtes aux lettres débordantes. Faudrait peut-être arrêter de tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, non ? Reconnaissons que les couleuvres qu’on cherche à nous faire avaler ont du mal à passer dans notre gosier !
Nous faisons peut-être partie du peuple, mais ce n’est pas pour autant que nous sommes de sombres idiots en vacances sur une planète qui fatigue. Alors, la réclame, c’est ainsi qu’on la nommait d’antan, on en a vraiment ras la caboche ! Et ce mot "réclame" (Arthur conserve ce terme dans ses émissions), finalement n’était pas un vain mot : Achetez ceci ! Essayez cela ! Mon huile machin est meilleure que celle de truc ! Bah, voyons ! Vous y croyez, vous, à toutes ces sornettes ?
PUBLICITES, RECLAMES, DU PAREIL AU MEME...
De nos jours, nous la nommons publicité c’est moins racoleur dans l’expression, hein ! Cependant, le terme "réclame" est bien plus approprié, faisons un retour aux sources, celui du temps de notre enfance ! On nous assomme à coup de slogan bien pensé pour nous inciter toujours plus à une consommation excessive.
Nos rues sont jalonnées d’immenses panneaux publicitaires, le métro, les gares, n’en parlons pas. Les supermarchés se sont mis au diapason, y a pas de raison ! A la radio c’est le même scénario mais en auditif, sur le net les pop up nous surprennent, nos pages préférées sont inondées. Dernière trouvaille de ce "petit" monde publicitaire : les panneaux dans le métro. Ces fameux panneaux, limuneux tant qu’à faire, muni de capteurs, d’un système Bluetooth, voire de caméras, qui détaillent ce que vous regardez, combien de temps, si vous êtes un homme ou une femme, votre âge et j’en passe. Bref la publicité à hautes doses est un poison certain.
Comment demander aux enfants d’aujourd’hui de se modérer, d’apprendre à ne pas gaspiller, de se contenter de ce qu’ils ont, de comprendre qu’on n’a pas tous les moyens de dépenser à outrance, alors que tout est fait, en matière de réclame, pour en faire des envieux éternellement insatisfaits. Ils veulent tout et ne connaissent plus de limites. Tout doit aller vite car tout change à grande vitesse. Pour exemple, une console de jeux serait obsolète après six mois, m’enfin ! Réveillons-nous !
Qui incriminer dans tout cela ? Certainement pas nos chérubins, petits ou grands, qui évoluent dans une société de toujours plus, et encore plus. Il est loin d’être évident de leur faire comprendre tous ces abus surtout lorsque l’on sait qu’ils n’ont pas la même conscience ou la même notion des choses que nous autres, adultes. Ils fonctionnent au visuel et cela attise l’envie. Tous les fabricants, les publicitaires l’ont très bien compris. Le peuple est une manne à exploiter. Tant pis pour nous si nous devons ensuite mener un combat quasi quotidien avec nos enfants, et batailler ferme pour en faire des adultes responsables.
Marie BARRILLON
03/2011
(Pour 1001 livres magazine)