#Roman "Camille, regarde devant toi !" à découvrir, ici !

jeudi 15 décembre 2011

Salon du livre de Somain (59)

Salon du livre de Somain (59)

Si tous les auteurs présents au salon du livre de Somain (59) les 3 et 4 décembre derniers étaient heureux d’avoir participé, les visiteurs, quant à eux, n’ont pas manqué ce rendez-vous.

Ils étaient certes plus nombreux le samedi que le dimanche, cependant, dans l’ensemble le défit de cette seconde édition aura été, une fois de plus, une réussite.

Devant le succès qu’avait rencontré la première édition en 2010, la décision avait été prise de reconduire ce salon en 2011 tel que l’avait annoncée "La voix du Nord" dans sa parution du 7 décembre 2010 : "Une véritable réussite pour Laurence De GREEF et la communication culturelle…"

Fanny, notre sympathique chroniqueuse, s’y était rendue pour une visite le samedi. Elle a passé une excellente journée à la rencontre de nombreux auteurs, et en est repartie enchantée.

Quant à moi, j’y étais présente en tant qu’auteur certes, mais également en tant que représentante de la revue 100% Auteurs. J’y ai rencontré des auteurs charmants. Les sourires étaient de rigueur sur tous les visages.

Quant à Laurence DE GREEF, en vadrouille de table en table, il faut bien reconnaître qu’elle a eu le don de mettre tout son petit monde à l’aise, tout comme Marie-Hélène LANDRAGIN (Responsable du service culturel municipal de Somain).

L’accueil tant des auteurs que des visiteurs a été une véritable réussite.

Pour les auteurs désirant participer au prochain salon du livre de Somain, n'hésitez pas à vous inscrire dès à présent, auprès de l'adorable Marie-Hélène LANDRAGIN : fetesetculture@ville-somain.fr

De plus, pour gagner du temps, joignez à votre e-mail :

- Votre adresse postale complète
- Votre biographie
- Votre bibliographie
- Votre photo

Un bulletin d'inscription vous sera envoyé par retour de mail. Vous le complétez et le renvoyez avant le 30 juin 2012.
Plus aucune inscription ne sera prise en compte après cette date.
  
Marie BARRILLON


Les Mange-Rêve : Le miroir du rat

« C’est dans l’hypnose d’un chaos indescriptible que nos yeux suivaient les engins gouvernementaux au sol […] Il ne faut jamais céder devant l’arrogance des clébards aux dents acérées. Même les chiens de guerre finissent par reculer devant un ennemi bien organisé… […] Laïd dit qu’en temps de guerre, il faut sans cesse s’inventer des systèmes d’attaque et de défense pour niquer l’envahisseur.»
Extrait du livre

LES MANGE-REVE, LA SAGA…

Jean-Luc LE POGAM, si tant est qu’il faille encore le présenter, n’est autre que l’auteur de notre saga fétiche "Les Mange-Rêve". Ici, nous abordons le tome 5, intitulé "Le miroir du rat".

Juste pour nous rafraichir la mémoire, nous avions quitté nos amis Iwan, Mélanie, Thibault et les autres alors que le froid, la neige, les Mange-Rêve, les milices, les longs-Manteaux et autres BMR étaient autant de dangers qui parsemaient leur avancée. (Voir les chroniques des précédents tomes : Les mange-rêve Tome 1 : Le grand dérèglement, Les mange-rêve Tome 2 : La route du Nord, Les Mange-Rêve-Tombmor1 et Les Mange-Rêve : Tombmor 2.

Au cours de leurs mésaventures, Iwan, Thibault et Mélanie se retrouvent seuls. Ils arrivent à rejoindre Taÿfa et sa bande. Ils parviennent à s’intégrer, tout en participant aux diverses tâches qui permettent de préserver Taÿfa et tous ses habitants.

Tout y est surveillé en permanence, de jour comme de nuit pour éviter que les BMR (Brigade des Mange-Rêve) n’entrent d’une manière ou d’une autre, "les équipes changent toutes les six heures. Il n’existe qu’une entrée et une sortie au Dôme. Elles sont diamétralement opposées l’une à l’autre par mesure de sécurité".

Avec Vlad, Hagöel et d’autres, ils sortent combattre les BMR, parvenant ainsi à récupérer armes et engins leur permettant de gonfler leur défense. Dans leurs pérégrinations, ils se retrouvent au mur électromagnétique qui sépare l’Europe du reste du monde, les rendant pour un moment invisibles face à leurs ennemis. Une belle chance qui s’offre à eux, alors qu’ils sont poursuivis par les milices. Reste à trouver comment leur échapper.

UN COURAGE A TOUTES EPREUVES…

Cependant, nos amis ont plus d’un tour dans leur sac, ils nous l’ont largement prouvé. De plus, ils en ont traversé et subi de bien pire. Néanmoins, ils ne peuvent pas rester ainsi entre deux "mondes", et cela ne règlerait pas non plus son compte à Bogdich, ce dictateur à la tête de l’Europe prisonnière de ses griffes. Cela ne libèrerait pas non plus les prisonniers détenus à Tombmor dont, rappelons-le, font parties les parents d’Iwan.

Jean-Luc LE POGAM nous emporte encore et encore dans les pas de ces adolescents hors du commun dont le courage nous surprend toujours.

Revenons-en à nos amis, de véritables résistants qui n’ont pas froid aux yeux, bravant le délire meurtrier de ce président, et dont leur peur même ne fait que décupler leurs forces, leurs raisonnements, leur permettant ainsi d’accéder à des résultats positifs et à la réussite de leurs diverses actions, combats et batailles.

Eradiquer le mal pour faire revenir la paix et la liberté est leur seul maître mot !

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : Les Mange-Rêve : Le miroir du rat
Auteur : Jean-Luc Le Pogam
Editions : Palémon
ISBN 13 : 9782916248219
Prix : 10,00 €

mardi 15 novembre 2011

Non à l’augmentation de la TVA sur les livres

Pétition pour dire Non à l’augmentation de la TVA sur les livres


Sur Facebook et ailleurs, il circule une pétition (voire plusieurs) pour dire haut et fort le mécontentement des auteurs, lecteurs, éditeurs, libraires… bref, tous les acteurs du livres en particulier et de la culture en général.
Nous avons estimé que cette pétition devait être dans nos pages de ce numéro, c’est pourquoi nous la publions.

Texte de la pétition :

Le gouvernement français vient de passer la TVA du livre de 5,5 % à 7 % au même titre que celui des vendeurs de pizzas ou de hamburgers.

MAIS, NON ! LE LIVRE N'EST PAS UN HAMBURGER !!!!!!!!!!!!!!

Le livre n’est pas un objet comme les autres. C’est l’objet le plus intime qui soit, celui qui nous accompagne partout, tout le temps, sous tous les climats, durant notre vie, jusqu’aux endroits les plus interdits.
Un objet si proche de nous, si lié à nous, que les pulsions ou répulsions (ce qui représente sensiblement la même chose) que nous tissons avec lui nous sont si passionnels, si entiers et si puissants, qu’elles en parviennent à nous surpasser.

Depuis notre enfance, le livre nous ouvre les portes d’un imaginaire qui nous tire par le haut d’un réel bien bas qu’il nous est plus en plus difficile à supporter. C’est lui qui nous prépare à nos premiers émois amoureux et qui nous exerce aux expériences les plus heureuses et les plus tragiques qui jalonneront bientôt nos existences.

Le livre, c’est la gomme abstractive de toutes les inégalités. C’est l’identique voyage offert aux riches ou aux pauvres, invalides ou non, jeunes ou âgés, depuis un fauteuil roulant ou de salon, un lit conjugal encore tiède ou d’hôpital glacé, depuis le banc d’un square ou d’un refuge, ou d’une cellule.

Le livre, c’est de l’émotion en mots, du rêve en pages, de la vie en chapitres. Le livre, c’est une seconde vie qui vous tient à la peau et à l’âme, telle une seconde peau, qui vous est si douce que vous vous sentez épris d’une irrépressible envie de la faire partager à celles et ceux que vous aimez ou qui vous sont proches. Un livre, c’est du lien social noble, de l’humanité pure ; c’est de l’amitié et de l’amour.

Recommander un livre, c’est comme partager un plat. C’est une odeur, un toucher et d’imperceptibles impressions profondes qui nous font grandir ensemble vers une même voie d’humanité. C’est de l’intimité pure, de la considération absolue et du respect aux autres. Un livre, c’est des sons et des images qui surgissent de toute part pour nous mettre en émois.

A l’instar d’un boucher, d’un charcutier ou d’un boulanger, le libraire est un petit artisan qui connaît bien toutes ces sensations. Il sait combien son métier est de connaître les produits qu’il conseille, après les avoir préalablement sélectionnés, goûtés et testés. Il sait aussi combien ce qu’il propose se doit de contribuer au bonheur et à l’éveil des sens individuels, et in fine, à la société toute entière.
Dans électeur, après tout, n’y a-t-il point « lecteur » ?

Mais le libraire sait aussi combien, plus important encore que le livre, est l’échange amical avec un lecteur, un bon repas partagé entre amis ou le sublime d’une nuit d’amour. Car, après tout, les livres ne sont que des tremplins, des portes grandes ouvertes sur le monde, sur l’humanité et sur la vie.

Voici pourquoi, amateurs de livres et de littérature, il nous faudra toujours combattre et demeurer vigilants pour que subsistent toujours, et toujours plus, en nous et dans chaque foyer, ces ouvertures sur nos imaginaires et sur l’Autre…

A ce titre, le livre doit être considéré comme un objet de première nécessité... nécessité vitale, humaine et démocratique !!!

VOTONS NON !!!!

Pour signez la pétition, merci de vous rendre sur le lien qui suit :

(A la parution de ce n° de la revue 100% Auteurs, cette pétition enregistrait déjà plus de 15 000 signataires)

Si je devais réécrire ma vie

"Nicolas, as-tu pu mesurer dans ton coma combien tes parents t’aiment ? Mais pourquoi ne sait-on pas se le dire quand tout va bien ?"
"L’enfant, c’est l’unique, même en cas de famille nombreuse, chacun est l’unique, chair de ma chair, pour qui sans hésiter je donnerai tout ce que j’ai de vie pour sauver un peu de la sienne, car sa vie est ma vie avant ma vie !"
Ils sont devenus comme forts de douceur. Un long combat les attend après cette première bataille si éprouvante dans laquelle ils ont cru que leur cœur allait mourir."
"J’ai envie de dire au monde entier, à tous ceux qui m’écouteront de réaliser que chaque jour est un cadeau…"
"La mort est irréversible : elle est inévitable. La vie est quelque chose de formidable, quelque chose de si précieux, elle n’a pas de prix. La vie est inestimable…"
Extraits du livre

LES SCOUTS…

De repas de noël en vacances d’été, du décès d’une grand-mère à la fin d’un premier amour, nous entamons ici une chemin de vie que l’on pourrait qualifier de normal. Sauf que Nicolas est scout. Une discipline qui se perd ou qui s’est perdue plus précisément au fil des décennies.
Et alors que nous pensons que le scoutisme n’a rien de dangereux, nous découvrons dans cette histoire que, autant nous ne sommes à l’abri de rien, autant les scouts ne le sont pas non plus.

Leurs voyages sont basés sur la marche, la prière, la réflexion "sur la vie et ses multiples choix pas toujours faciles à faire".
Le groupe de scout est arrivé à "Chastellux-sur-cure, village qui tire son nom d’un lieu-dit nommé "Castrum Lucium",[…]"

Après un repas copieux, les membres du groupe doivent partir rejoindre l’église du village. Ils n’étaient pas vraiment en avance pour assister à une conférence qui était prévue et donnée à vingt-et-une heures .
Toutes lampes éteintes, Cyrille et Nicolas, ouvrant la marche du groupe, n’ont pas vu le "trou béant qu’aucun signal n’indiquait aux visiteurs ou randonneurs".
Une chute de quatre mètres emporte les deux jeunes hommes. Cyrille ne s’en sort pas trop mal, avec plus de peur que de mal. Quant à Nicolas, c’est loin d’être le même résultat : "Ici, s’arrêtent les souvenirs de ma vie d’avant…"

A travers les témoignages des proches de Nicolas, nous découvrons ce jeune homme qui, par le hasard de cet accident, verra sa vie chamboulée, transformée. Et comme le lui dit le père André : "A mon avis, c’est de cela qu’il faut te souvenir : non pas d’un fait brut, mais du sens qu’il aura occasionné dans ta vie de jeune homme[…] Maturité acquise non pas tranquillement de par le cours des choses mais avec une sorte de gravité et de sérieux ; découverte renouvelée de l’affection de ta famille et de celle de tes amis[…] découverte de la prière, celle qu’on fait et celle qu’on reçoit…"

Parce que les aléas tragiques de la vie laissent toujours des traces, et parfois même modifie une personnalité. Tout dépend donc de la perception que l’on en a.

L’APRES ACCIDENT…


Après l’accident, et au sortir du coma, rien n’est évident. Comme pour beaucoup, Nicolas est confronté à l’amnésie d’une part mais aussi à tout ce qu’il faut réapprendre à faire, tout ce que l’accident à annihilé : parler, marcher, se doucher… : "Je sortais du coma. J’étais redevenu comme un enfant…"

Tout est à réapprendre pour lui, des gestes les plus simples à d’autres plus complexes. C’est un combat où chaque acte réussi est une petite victoire sur sa condition. Mais au cumul de toutes ces petites victoires, c’en devient une grande. La vie n’est-elle d’ailleurs pas faite que de combats ?

Cependant, ce qui est intéressant également à retenir de ce témoignage, outre le fait que : "la personne dans le coma soit père de famille, célibataire ou homme d’église, qu’il vive heureux ou malheureux, s’il se réveille, il n’est désormais plus le même. Sa vie a irrémédiablement changé…" L’auteur nous précise également : " Si je devais réécrire ma vie, je ne changerai rien…"

Une bien triste expérience mais d’où nous pouvons en tirer des leçons mais dans le même temps que c’est dans de telles situations que nous explorons ou découvrons les véritables profondeurs de l’être humain. 

En annexe de ce témoignage, nous pourrons lire "le compte-rendu d’hospitalisation de l’hôpital de Dijon".
Ce petit livre nous raconte le parcours difficile de "l’après accident" de Nicolas, alors âgé de dix-sept ans ; le coma, le temps, toujours trop long, que prend la guérison…

Marie BARRILLON 

Informations sur le livre :

Titre : Si je devais réécrire ma vie
Auteur : Nicolas LAURENÇIN
Editeur : ThebookEditions
ISBN 13 : 9782746619548
Prix : 15,00 €

(Pas de lien Amazon)

samedi 15 octobre 2011

Marie Betty et le livre des contes

"Dans la furie des éléments, elle crut reconnaître les voix de son frère et de croqueflocon, les aboiements de son saint-bernard. Elle grimpa rapidement en altitude. Il faisait de plus en plus froid. Elle sentit ses joues la piquer, puis ses cils se durcir pour se congeler. N’avait-il pas été un peu fou de partir comme ça sans réfléchir ! D’accepter la proposition d’une parfaite inconnue de passer par un conduit de cheminée à l’aide d’une fusée ? Marie-Betty passa alors une couche de nuage plus dense encore que les précédentes…"
Extrait du livre

D’AVENTURES EN AVENTURES…

Après "Les aventures de Johny Jane", puis "Marie-Betty", nous retrouvons Cyril DEYDIER comme un copain qu’on ne lâche pas tant il nous fait rêver. Ici, il nous offre une autre petite merveille avec "Marie-Betty et le livre des contes".
Nous ne serons pas, une fois de plus, étonnés de la plume légère et féerique de l’auteur.

Dans cette nouvelle histoire, nous sommes enchantés de retrouver notre amie "aux yeux chocolat", son petit frère Manuel, mais également tous ses amis : Théodore le saint-bernard, croqueflocon le bonhomme de neige, Natâlia la poupée russe…

Un an après avoir brillamment retrouvé son petit frère qui avait été enlevé, voilà qu’on vient chercher la jeune fille pour se rendre à Fin Fond, d’où tous les êtres masculins disparaissent.
Le prince Hoir, qui était devenu son ami suite aux mésaventures précédentes, avait lui aussi disparu.

La communauté de Fin Fond était unanimement d’accord : seule Marie-Betty pouvait résoudre cette énigme et retrouver tous les hommes, petits ou grands. Et pour ce faire, il lui fallait se rendre à Nuage-Ville avec ses amis afin d’entamer les recherches avec un minimum de renseignements que seule "Madame Sorcière", qui en fait était un homme, pouvait lui transmettre. Mais alors, pourquoi "Madame Sorcière" si c’est un homme ?

Dès le début de leur périple, Marie-Betty, Manuel et leurs amis font la connaissance de deux jumeaux Sire-Culaire et Sire-Constense, seuls garçons n’ayant pas encore été enlevés. Ces deux garçons allaient pouvoir les aider à retrouver les hommes du village.

Lorsque les jumeaux se retrouvèrent envoûtés à leur tour par un chant en plein nuit, ils se dirigèrent immédiatement à travers la forêt, d’où venait la musique ensorceleuse. Marie-Betty et ses amis les suivirent afin de découvrir qui se cachait derrière ce chant et où se trouvaient tous les autres garçons.

L’ATTAQUE…

A un certain moment, ils furent attaqués par des pâtisseries sur pieds ; les pâtisseries buissonnières magiques : des croissants et autres choux à la crème. Jusqu’à la minute où les pâtisseries s’aperçurent de leur erreur en attaquant des êtres innocents. Marie-Betty se retrouvait une fois de plus avec une multitude d’amis pour l’aider dans ses recherches. Mais, durant cette attaque, les jumeaux avaient disparu, probablement attirés là où se trouvaient tous les autres garçons de Fin fond.

Tout à ses recherches, Marie-Betty sera amenée à rencontrer des personnages dont elle n’avait pas forcément gardé un bon souvenir, comme par exemple la princesse Nelly, tyrannique et méchante qui s’empressera de se venger. Mais, c’est sans compter sur la ténacité de la jeune fille pour braver les dangers afin de se sortir, ainsi que ses amis et son petit frère, de cet imbroglio dans lequel ils se sont retrouvés.

Cependant, leurs aventures sont loin d’être terminées et Marie-Betty mettra tout en œuvre pour en venir à bout accompagnée de son petit frère qui ne la quitte pas et de leurs amis qui ne cessent d’augmenter au fil des situations, toutes aussi rocambolesques les unes que les autres.

Une fois de plus Cyril Deydier nous emporte et nous fait un immense plaisir avec une histoire aventureuse et féérique qui ne peut que faire voyager les enfants dans l’imaginaire que l’auteur leur a concocté.  

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : Marie Betty et le livre des contes
Auteur : Cyril Deydier
Editions : Jérôme Do. Bentzinger
Collection : Roman illustré
ISBN 13 : 9782849602317
Prix : 15,50 euros


jeudi 15 septembre 2011

Le rocher

"Il était une fois, un rocher qui habitait sur la plus haute montagne du pays, dont il était le sommet. Immense et magnifique, il trônait sans partage sur les monts et les vallées… Quand le temps le permettait, il pouvait voir très, très loin jusqu’à la ligne d’horizon… Tout semblait aller pour le mieux, la paix et l’harmonie régnait sur le pays.
Pourtant… Pourtant, le rocher était insatisfait ! Rien ni personne ne pouvait le déranger, l’ébranler, et c’était bien là son problème. Il ne pouvait voyager."
Quatrième de couverture

LE ROCHER…

Quel genre de vie peut bien avoir un rocher ?
A cette question, qui n’est certes pas existentielle, Thierry Benquey nous y répond dans ce petit livre illustré qui ne manquera pas de ravir les enfants, mais également les parents qui se prêterons à la lecture pour les plus petits : "Je m’en vais vous conter une histoire dont seuls le vent et la pierre ont traversé la mémoire. Il était une fois un rocher qui habitait sur la plus haute montagne du pays…"

Le rocher s’ennuie du haut de sa montagne. Toujours la même vue à perte d’horizon. Toujours les mêmes couleurs. Toujours les mêmes senteurs. Mais, fort heureusement, il a son grand ami l’aigle qui accepte de se rendre où le lui demande le rocher, par amitié : "Il était le meilleur ami de Roc et parfaitement conscient de son incapacité à voyager".

Alors, l’aigle tente de lui faire plaisir et à chacun de ses retours, lui raconte tout ce qu’il a vu. Parfois, les commentaires de l’aigle sont si plaisants qu’ils portent au rêve, d’autres fois c’est moins féerique, moins joyeux, moins beau mais ils permettent au rocher de voyager par l’esprit.

L’AMITIE : UN PARTAGE !

L’aigle lui raconte la terre, la vie, les couleurs, l’eau, les oiseaux, les arbres, les animaux… Tout ce que la terre porte de merveilleux ! Tout ce qu’il voit, il le partage avec Roc et le rêve emmène ce dernier en voyage virtuel, même si "il manque à ce tableau, les odeurs merveilleuses et fortes qui sont comme un langage" supplémentaire.

Le rocher imagine bien "les couleurs des fleurs qui se disputent la beauté avec la couleur des oiseaux et des insectes" que lui décrit si bien son ami l’aigle.

Puis, l’aigle se lasse de voyager autant. La fatigue le submerge aussi. Il souhaite un peu de repos. Le rocher devient d’une telle tristesse qu’il ne parvient plus à cesser de pleurer "c’est un bruit atroce ! A vous briser le cœur et les oreilles […] Des larmes grosses comme des verres d’eau jaillissaient de la base du rocher, si nombreuses qu’il se forma un petit ruisseau à son pied". La plénitude des lieux n’existait plus tant le rocher était triste et pleurait tout ce qu’il pouvait.

Il fallait trouver une solution au problème de Roc. Mais, comment lui permettre de voyager ? Grande question où la réponse serait bien difficile à trouver sans s’arrêter sur "Le rocher".
Alors, dans cet album illustré, vous découvrirez et ferez découvrir à vos chérubins cette réponse en abordant cette très belle histoire pleine de tendresse et de sensibilité, de joie et de rêves… en traversant monts et vallées, en explorant le nature.

Avec "Le rocher" offrez du rêve à vos enfants ou petits-enfants et laissez-vous emporter avec eux dans ce joli voyage. Et peut-être qu’après vous ne verrez plus la mer (le sable) de la même manière !

Le rocher, c’est aussi une belle leçon d’humanité à dévorer sans modération !
De belles illustrations réalisées par Sandra SAVAJANO

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : Le rocher
Auteur : Thierry Benquey
Editions : Qui lit vit
ISBN : 9782919760022
Prix : 12,00€

mercredi 29 juin 2011

Le silence de Marie

"Je cherche simplement à boire la sève de la vie et goûter ainsi à toutes ses formes de plaisirs infinis. Sans doute épicurienne, je ne me lasse pas de la beauté du monde qui nous entoure, même si, de plus en plus souvent, on cherche à nous en montrer la noirceur. Je ressens tes silences. Le bouillonnement qui est en toi et qui ne demande qu’à être exprimé, partagé, parce que tu es remplie d’amour ; cet amour que je ressens jusqu’au plus profond de moi. Cela me donne presque envie de pleurer. Non pas de tristesse, mais de joie pure."
Extrait du livre

UN JOUR, TOUT QUITTER…

Elle débarque en Bretagne. Elle, c’est Nina. Tout quitter pour échouer là. Tout abandonner pour espérer (ré)apprendre à vivre simplement. Une chambre chez l’habitant comme on dit. Une chambre sans confort et au règlement drastique. Pas de bruit, pas d’animaux, pas d’ami pour dormir… Presque le purgatoire : "La propriétaire est glaciale, teint gris et sèche comme un hareng saur. On dirait qu’elle a passé sa vie dans une chambre froide !" Tout est dit !

Fuir c’est ce que Nina fait. Fuir parce que le passé est beaucoup trop présent. Fuir aussi parce que la rupture récente est trop fraîche, prend trop de place et est si difficile à supporter : "Je ne veux plus me perdre dans les bras d’une femme […] Il me faut désormais apprendre à être moi sans les autres."

Mais, ne plus se perdre dans des bras quels qu’ils soient, est-ce vraiment possible ? Et même en le souhaitant vraiment, cela paraît illusoire, inconcevable car l’amour arrive souvent, pour ne pas dire toujours, lorsqu’on ne s’y attend pas. N’est-ce pas son rôle d’ailleurs que de provoquer la surprise ? Dans le cas contraire, serait-il tout aussi envahissant, prenant, sidérant, étonnant, puissant, passionnant… ?

Confinée dans sa détresse et cette rupture pesante, la jeune femme se demande ce qu’est la liberté. La réponse qui lui vient n’est autre que : "La liberté est une cage ouverte que l’on porte en soi." Finalement, elle décide de s’inscrire sur un site de rencontres. Pourquoi pas ! Nombreux sont ceux qui le font tout en se gardant bien de le divulguer. Ne faut-il pas vivre avec son temps ? De nos jours, les sites de rencontres font foison sur le Net !

Suite à cette annonce, la jeune femme "rencontre" Marie, virtuellement. De mots en mots, de messages en mails, les échanges entre les deux femmes vont se multiplier. Beaucoup de douceur transparaîtra dans chaque message, d’un côté comme de l’autre. "Echanges mailistiques" de tendresse commune.

LES DEMONS NE SONT JAMAIS LOIN…

Mais, les démons ne cessent jamais de nous rappeler à l’ordre, et plus encore lorsqu’il s’agit d’amour. Les anciennes amours ressurgissent, les émotions perdurent, quelques sentiments anciennement ressentis ne s’effacent jamais complètement. Nina ne fait pas exception à la règle immuable de l’amour : "Comment je peux lui dire qu’elle seule existe alors que ce n’est pas vrai ? […] Pourquoi ce premier amour me poursuit encore ? Parce qu’il fut ma révélation…"

Puis, parce que les aléas de la vie sont toujours omniprésents, Marie disparaît. Les mails s’espacent pour ne plus arriver, finalement. Pourtant, Nina a tant de chose à partager avec Marie. Du moins, c’est ce qu’elle croit, ce qu’elle souhaite aussi, et les mots ne lui manquent pas pour le lui avouer, même si "les mots sont souvent trop petits pour ce l’on veut mettre dedans". Finalement, Nina ne trouvera que "Le silence de Marie" au bout du compte.

Et malgré la force de ses sentiments pour cette femme, elle devra continuer sa vie parce que comme elle le dit si bien : "Je veux que mon dernier souffle ressemble à un premier baiser".

L’amour n’est pas toujours un bien mais ce qui est certain, c’est qu’il est indispensable à la vie. L’un ne peut aller sans l’autre. Tout comme l’un ne peut faire sans l’autre. Et même si on est "accroché aux parois glissantes de la vie, comme une mousse sur un rocher", il nous faut surmonter parfois le fait que bien que nous soyons "un petit grain de sable échoué sur une plage abandonnée", il nous faut vouloir à tout prix être ce "petit grain de sable qui veut devenir grand, énorme comme un rocher". Nos jours sans amour, il nous faut les transformer pour qu’ils soient Amour.


Quelques petites phrases relevées ça et là en cours de lecture et qui méritent leur place ici :

- "Nous sommes seuls au monde, et c’est dans les instants de souffrance que nous en prenons conscience."
- "Prenez garde ! Aujourd’hui vous êtes tout, demain, vous ne serez peut-être plus rien."
- "Toucher les belles choses de la vie qui se penchent vers nous sans pour autant vouloir qu’elles nous appartiennent. C’est cela l’essence de la vie, de l’amour."
- "Je ne te connais point et je rêve dans tes rêves comme un miroir qui ne réfléchit que dans le bonheur."
- "Ton regard caché par une larme caresse les choses de la lumière."
- "Aimer, c’est donner à l’autre ce que nous ne possédons pas."
- "Il est des images inoubliables, des visages bouleversants
et des souvenirs qui balancent entre rires et silences.
Il est des présents qu’on chérit doucement.
Et des futurs qu’on rêve tendrement
Simplement…"

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : Le silence de Marie
Auteur : Nina Vivien
Editions : Edilivre
ISBN : 9782812145049
Prix : 14,50€

lundi 27 juin 2011

Mon doudou si doux

"Il est si doux, mon doudou. Depuis tout petit, il m'accompagne partout. Nous sommes inséparables. Jamais je ne pourrai l'abandonner. » Ah, que serait l'enfance sans les doudous ? Un album tendre et malicieux qui ravira petits et grands !"
Quatrième de couverture

LE DOUDOU, PAS SIMPLEMENT UN OBJET…

"Mon doudou si doux" nous attire dans un premier temps par ces couleurs douces, ce qui ne manquera pas de plaire aux enfants.
Pour ceux qui connaissent les précédents ouvrages de l’auteur, ils admettront sans conteste que l’on reconnaît bien la patte de l’illustrateur Alain MATHIOT au travers des illustrations qui parsèment les pages.

Nous avons donc un tandem de choc, un duo incontestablement complémentaire, et comme on dit : "On ne change pas une équipe qui gagne !" 

"Mon doudou si doux", c’est l’histoire de la perte du doudou de l’enfant. Le petit garçon raconte la peur d’être séparé du sien, qui le suit depuis toujours. Il ne ressemble plus à rien, il n’a plus d’allure mais… c’est SON doudou.

Il explique que, parfois, il a même peur que sa mère le lui prenne pour le remplacer par un autre. Alors, il va jusqu’à cacher son doudou. Il est si vieux ce doudou, abimé, et il lui manque "un oeil, un bras et une grande partie de son pelage. Il a de la mousse qui dépasse un peu partout."

Mais voilà, c’est son "doudou si doux". Nous autres, adultes, ne voyons que le côté laid de ces petites choses qui, avec le temps, n’ont plus que le nom de doudou. Mais, nos chérubins y voient toutes leurs années passées ensemble, leurs souvenirs partagés, leurs secrets racontés… Et comme le dit le petit garçon, lors d’une chute, d’une blessure : "Il est là, mon doudou, pour me rappeler que ce n’est pas grave." Alors, s’en séparer serait perdre tous ces moments partagés avec l’objet devenu hirsute.

PREMIERE DOULEUR SENTIMENTALE DE L’ENFANT…

Pourtant, c’est ce qui va arriver. Le garçonnet oubliera son ami sur une aire de repos d’une autoroute. Le chagrin est immense et nous en ressentirons l’émotion au cours de notre lecture. Sans les voir, nous percevrons les larmes de l’enfant. Le papa va s’empresser de trouver un  remplaçant à cet ami disparu bien sûr parce qu’effectivement notre premier réflexe est de remplacer l’objet par un autre le plus similaire possible, voire sa copie conforme. Mais sous notre meilleure intention, nous oublions une chose essentielle pour l’enfant que finalement nous admettrons ensuite avec logique : tous les souvenirs passés ne seront pas là pour l’enfant avec ce nouvel "ami".

Dans un premier temps, le petit garçon rejettera le nouveau doudou, quand bien même il ressemble au précédent, l’ayant jeté à terre, il aura finalement de la compassion : "Je le regarde et je vois ses yeux tout triste […] Alors, je le prends quand même. Je lui dis : Allez, viens, mon doudou."

Finalement, l’acceptation du nouvel ami se fera bon gré, mal gré, parce que l’enfant fera preuve de cœur en voyant de la vie, de la tristesse là où nous, adultes, nous n’en voyons pas. Soyons donc indulgent avec les doudous de nos enfants ! Ils sont, pour eux, un membre de la famille à part entière.

Et si par hasard, notre petite tête blonde, brune ou rousse perd son doudou tant adoré, vous aurez trouvé une clé, ici, pour le consoler. Et même lui faire accepter un nouvel ami sans avoir à batailler mais en lui contant "Mon doudou si doux" !

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : Mon doudou si doux
Auteur : Emmanuel Parmentier
Illustrations : Alain Mathiot
Editions : Grrr…Art
Collection : Enfant-Phare
ISBN : 9782913574885
Prix : 10,00 euro€


mercredi 15 juin 2011

Information : Salon du livre de Somain

Information : Salon du livre


La ville de Somain (59), organise pour la seconde année son salon du livre.

L’an passé ce salon avait rencontré un vif succès. Voici, ci-après l’appel lancé pour l’occasion :

La ville de Somain (Nord) prépare sa 2ème édition. Avis aux auteurs qui aimeraient participer à ces deux grandes journées littéraires !

Cette année donc, nouvelle formule sur deux jours, avec pour thème principal :

"LE FANTASTIQUE" (Fantasy, la féerie, l'étrange, le surnaturel, l'ésotérisme, le fabuleux, l'incroyable, l'extraordinaire, les chimères, les contes et légendes, la mythologie etc.)

Le samedi étant réservé à la BD et à la JEUNESSE, le dimanche sera donc réservé à la JEUNESSE et aux ROMANCIERS (de tous genres).

Ce Salon aura lieu les samedi 3 et dimanche 4 décembre 2011 de 10h à 18h, au « Centre Culturel Albert Camus » (centre ville près du théâtre Gérard Philipe) –parking gratuit-
La gare de Somain est à quelques minutes à pieds du centre ville, dont les lignes principales desservent Valenciennes-Douai et Lille.

Les stands auteurs sont gratuits et le repas de midi sera offert les jours de présence au salon. Une nuitée à l’hostellerie sera également offerte aux auteurs participant aux 2 jours dont le déplacement jusqu’à Somain excède 200 km.

Précision toutefois : La commune (+ de 12000 habitants) n’est pas en mesure de participer aux frais de déplacement.

Si vous désirez participer, vous voudrez bien remplir le formulaire que vous me demanderez par mail : degreef.laurence@neuf.fr  Afin que nous ayons toutes vos coordonnées.

Et joindre : votre biographie, votre bibliographie (en nous précisant les nouveautés) et votre photo.

Pour les éditeurs : En qualité de "Maison d'Editions", vous pouvez inscrire jusque 5 auteurs, dans la limite des places disponibles.

N’hésitez pas donc pour ceux que cela intéressent à contacter Laurence DE GREEF

Marie BARRILLON

vendredi 3 juin 2011

Entretien avec Brigitte Jacques.L

Entretien avec Brigitte Jacques.L
(“Dis, est-ce que ça repousse les ailes ?”, Edition Fidélité)

100% Auteurs : D’où te vient cette passion pour l’écriture ? Comment a-elle commencé ?

Brigitte Jacques.L : Ce n’est pas une passion, c’est une envie constante, depuis très jeune une sorte de « présence » calme qui me tient compagnie depuis toujours, l’envie de prendre des notes, d’écrire des lettres, de témoigner d’histoires qui m’arrivent de rédiger des petits carnets-souvenirs que je laisse en partant quand j’ai séjourné ailleurs ou habité chez des amis à l’étranger. J’aime écrire, j’aime les mots, mais ce n’est pas une passion de tous les jours !

100% Auteurs: Comment t’es venue l’idée d’écrire "Dis, est-ce que ça repousse les ailes ?" ?

Brigitte Jacques.L : Ce n’était pas une idée claire, déterminée,  ni un projet précis, j’ai juste eu envie de « traduire » petit à petit, sous forme de conte et en métaphores ce que tout un chacun rencontre sur son chemin, j’écoutais autour de moi et en moi. Je ne pensais pas du tout publier. J’écrivais dans ma bulle, j’y étais bien et  je me disais « en plus » que ce serait une sorte de "message" à mes enfants. J’avais envie de dire l’espérance « malgré tous les malgré ». L’oiseau libre et la petite fille, d’abord triste puis apaisée, ne m’ont pas quittée pendant longtemps ! J’ai baladé mon carnet deux ans. L’oiseau venait de quitter la petite fille. J’ai alors fait une photocopie de mon carnet, c’était en 1986.

C’est en 2003 que ma fille a illustré ce texte ("Quand je serai grande, je dessinerai ton livre", m’avait elle dit un jour). Elle me l’a donné comme cadeau d’anniversaire un jour, à Paris, au jardin des Tuileries. J’ai adoré son petit personnage, son univers. L’illustration de ce texte me semblait tellement difficile….

Alors, Mon mari l’a d’abord édité à compte d’auteur, 1000 exemplaires qui sont partis très vite. Puis de 1000…, le bouche à oreille, les coups de cœur de libraires ou de quelques journalistes pour ce petit livre atypique a pris un chemin très surprenant, un envol tout en restant plutôt discret et hors milieu littéraire. Actuellement, plus de 20.000 exemplaires ont pris leur envol. Il est traduit en anglais et sera peut être publié en anglais d’ici à la fin de l’année. C’est une aventure assez extraordinaire, mais ce qui me touche, c’est l’aventure humaine magnifique qui se tisse à travers tous les courriers de témoignages reçus, et des rencontres vraiment très émouvantes et très étonnantes parfois.

 Ce petit livre, au parcours si atypique, dépose un peu ou beaucoup d’espérance sur les ailes fatiguées, prennent des hommes et des femmes par la main et cela me touche infiniment… 

100% Auteurs: Ton ouvrage est d’une très belle présentation, à tous les niveaux, était-ce ton choix de départ ?

Brigitte Jacques L : Non, cela s’est fait par hasard, en partant chez l’imprimeur tout au début, j’ai attrapé un mini carnet que m’avait fait Aurélia, ma fille, l’illustratrice ;  je n’ai pas du tout réfléchi et j’ai dit qu’on fasse comme le petit carnet !!  (Je n’imaginais pas, à ce moment là, ce qui allait arriver à ce livre).

100% Auteurs: Brigitte Jacques.L, la femme plus que l’auteur, est-elle rêveuse ?

Brigitte Jacques.L : Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles, c’est compatible.

100% Auteurs: Quel est le genre de lecture qui a ta préférence, celle que tu affectionnes particulièrement ?

Brigitte Jacques.L : Question d’âge : très jeune, j’adorai le Grand Meaulnes. Le journal d’Anne Frank, m’a fort impressionnée, puis j’ai eu une passe pour tous les Troyat, et les livres de passions  comme les hauts de Hurlevent ! Les poètes, Rilke évidemment...
Je lis beaucoup, un peu de tout, mais jamais de policier. J’aime aussi les livres qui ouvrent l’esprit, un peu (mais pas trop !) de psychologie, et ce qui touche aux cultures orientales, les livres de voyages et qui font voyager !

100% Auteurs: Un livre en particulier, un livre fétiche par exemple ?

Brigitte Jacques.L : "Lettres à un jeune poète" (Rilke)

100% Auteurs: Tous les auteurs ne se ressemblent pas. En ce qui te concerne, l’écriture est-elle quotidienne ?

Brigitte Jacques.L : Elle ne l’est plus. Je manque de temps pour lire au quotidien, si même j’adore me plonger dans un livre, alors je ne le lâche plus ! Mais je suis passionnée par la photographie et y consacre pas mal de temps, si même il y a encore un peu d’écriture !

100% Auteurs: Y a-t-il des petites choses qui te sont nécessaires, voire indispensables, lorsque tu écris ?

Brigitte Jacques.L : le calme, (pas si évident avec une maison toujours ouverte...) et  l’envie !
Je ne suis pas écrivain, j’aime écrire, c’est tout, le reste relève de hasards.

100% Auteurs: Au-delà de cela, écris-tu à l’instinct comme certains ou au contraire adoptes-tu une certaine organisation, un plan de travail comme d’autres ?

Brigitte Jacques.L : Zéro organisation, quand j’écris, c’est imprévu, et souvent seulement des notes ou des lettres. (Rien que la correspondance qu’a entraînée la publication du livre, répondre à toutes les lettres, et il y en a des classeurs entiers, cela me prend du temps… surtout que parfois, ces correspondances continuent et aboutissent parfois à des rencontres étonnantes...

100% Auteurs: As-tu des moments particulièrement propices à l’écriture ?

Brigitte Jacques.L : L’envie d’écrire m’arrive plus souvent le soir.

100% Auteurs: Pour la suite, y a-t-il d’autres projets littéraires ?

Brigitte Jacques.L : Je ne sais pas. Je me sens très éloignée du milieu littéraire, des problèmes concrets que représentent une édition,  je n’aime pas beaucoup ce monde là, je sais seulement que j’ai envie de rassembler toutes mes notes concernant ce que j’appelle "des porteurs de lumières qui ne savent pas qu’ils le sont …" J’en ai rencontré beaucoup… des rencontres incroyables, inattendues, très émouvantes, insolites, des gens connus, mais surtout des anonymes.

Il m’est arrivé de très belles histoires avec de très belles personnes un peu partout... le hasard ou autre chose m’a trop souvent fait signe. Parfois, j’en raconte quelques-unes et je (re)mesure l’incroyable de tout ça aux réactions de ceux qui écoutent, je me dis, comme quand j’écrivais ce conte, que  les mots se mettront en place quand ils auront l’espace pour s’imposer à moi... Je me dis aussi que j’écrirai d’abord  pour mes enfants, et  mes petits-enfants, ils en feront ce qu’ils voudront !!! On verra.

Merci Marie de ton intérêt à ce livre.
Et surtout merci pour ceux et celles qui grâce à toi se sentiront peut être libérés d’une cage ou simplement parce que tu leur auras parlé d’un livre.

Propos recueillis par Marie BARRILLON

Dis, est-ce que ça repousse les ailes ?

Dis, est-ce que ça repousse les ailes ?, Brigitte Jacques L, BC Jacques édition


"Il dit encore :
- Les orages si violents soient-ils
Ne peuvent détruire
Ni le soleil, ni les étoiles.
L’important est de déployer cette certitude dans ses ailes
Alors
Au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’orage
Le soleil redevient plus clair
La terre se réveille
Et le soleil appelle le regard…"
Extrait du livre.

DIALOGUE…

Nous ouvrons ce livre tel un conte sous forme de dialogue entre une petite fille, prénommée Mélodie, et un oiseau blanc.
Entre eux s’anime une conversation toute de douceur et de réflexions. Mais pas n’importe quelle conversation. "Leur dialogue s’envole sur les ailes de la poésie", nous dit Yves Duteil, dans la préface. Et d’ajouter, "On se met à cultiver l’espérance".

La petite Mélodie se pose des questions cruciales auquel l’oiseau répond. Il parle avec beaucoup de sagesse. Ce dialogue est de ceux qui ouvrent les yeux, qui donnent des réponses. A ces réponses viennent d’autres questions auquel l’oiseau répondra avec tendresse et patience.

Des sujets, tel l’enfermement de soi comme dans une cage intérieur et invisible sont abordés. Quelles sont ces cages ? L’oiseau répond : "Je peux leur donner des noms si tu veux. Par exemple la cage de l’orgueil, la cage de la jalousie, la cage du pouvoir, la cage de l’argent, la cage de la vengeance et tellement d’autres encore. […] Il y a même des cages qui ont la forme de la souffrance…"

TANT DE QUESTIONS…

Pourquoi se retrouve-t-on enfermé dans une cage ? Comment en prendre conscience ? Comment s’en libérer ? L’oiseau blanc, avec des mots, ouvre l’esprit de Mélodie laissant ainsi sa conscience prendre le pas : "Je comprenais lentement ce qu’il disait, il me laissait le temps pour cela, le temps aux mots de prendre vie."

Puis, il y a le "miroir d’eau", le miroir intérieur, la souffrance masquant le soleil car "dans chaque souffrance il y a un bout de chemin qui va vers le printemps." Cependant, il faut (ré)apprivoiser la lumière mais pour cela il faut "prendre le temps de redécouvrir les paysages aux alentours de soi et ouvrir son âme à leur langage". N’oublions pas qu’il y a toujours un point lumineux pour nous guider, en ou hors de nous-mêmes car "si la nuit les étoilent relaient le soleil c’est pour ne pas laisser s’éteindre l’espérance".
A retenir ou à méditer, c’est selon !

C’est très souvent par le dialogue que nous trouvons des réponses à nos questionnements. En écoutant la sagesse de certains, nous pourrions ouvrir nos cœurs, notre esprit à des possibilités que nous n’imaginons pas.

Un très joli conte qui se lit en douceur mais qui s’observe aussi, doté d’illustrations apportant une douceur supplémentaire qui s’associe parfaitement au texte. On notera une excellente présentation sur papier glacé. Une belle couverture cartonnée donnant au livre un effet de style ancien.
Se laisser tenter par un si joli livre ne serait-ce pas également se laisser charmer ?

Initialement destiné à la jeunesse au vu de l’édition, mais les adultes y trouveront vraiment du plaisir. Préfacé par Yves Duteil. Illustration d’Aurélia Jacques

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Auteur : Brigitte Jacques L 
Editions : BC Jacques Edition 
ISBN : 9782960126914